En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X
Déposez votre CV Fournisseurs du secteur public

Logo Gazette.fr

9

Commentaires

Réagir

Décentralisation

Maires : la rentrée sera chaude !

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : France

9

Commentaires

Réagir

Baroin AMF entretien © P.Marais

Face à la baisse des dotations, l’AMF en appelle aux citoyens. Pour la première fois de son histoire, l’Association des maires de France lance une pétition en ligne. Le prélude à une journée de mobilisation le 19 septembre. En attendant, le ton monte avec le Gouvernement.

 

Le torchon brûle entre le Gouvernement et les maires. A la veille de la journée de mobilisation du 19 septembre 2015 contre la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités, l’AMF a lancé une pétition en ligne sur le site change.org. Une première dans l’histoire de l’institution.
Mise en ligne aux alentours de 14 heures ce 23 août 2015, elle avait, trois heures plus tard, déjà recueilli plus de 600 signatures. L’Association des maires de France en appelle, par-là, aux citoyens. Son mot d’ordre : « Faisons cause commune » contre la baisse des dotations. Une réduction de l’ordre, au total, de 30 %.

 

Lire aussi : Journée d’action de l’AMF : le décryptage du politologue Patrick Le Lidec

 

Après avoir recueilli plus de 17 000 délibérations de conseils municipaux, l’AMF passe à la vitesse supérieure et cingle, dans sa pétition

Souhaite-t-on renoncer aux investissements publics ? Notre réponse est claire : c’est non ! Car concrètement, qu’est-ce que cela changerait pour vous dans une journée ordinaire ? Plus d’eau pour votre douche. Plus d’équipements pour faire du sport. Plus d’écoles, de crèches et de cantines pour vos enfants. Plus de transports en commun pour aller travailler. Plus de collecte et de tri d’ordures pour une ville propre et saine.

Un texte que les citoyens pourront aussi parapher sur des cahiers disponibles en mairie.

André Laignel dans le viseur

Dans son communiqué annonçant cette initiative, l’association en profite pour dénoncer la mise à mal de l’institution communale « trop souvent marginalisée et fragilisée au fil des textes règlementaires et législatifs ». Le 9 septembre, le bureau pluraliste de l’AMF, son président François Baroin (LR) et son premier vice-président délégué André Laignel (PS) en tête, en diront plus sur la journée de mobilisation du 19 septembre.

En attendant, le Gouvernement affûte sa contre-attaque. « La DGF représente seulement un gros quart des ressources des collectivités. Le reste provient notamment de la fiscalité dont le Parlement a revalorisé les bases de 0,9 % l’an dernier, soit bien plus que l’inflation, ce qui donne donc des marges de manœuvre supplémentaires aux collectivités », rappelait le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert dans un entretien accordé à La Gazette le 12 juin 2015.

Selon des indiscrétions du Canard Enchaîné, le Premier ministre préfère, lui, cibler le premier vice-président délégué de l’AMF. « Laignel est encore plus excité que les élus UMP, rapportait l’hebdomadaire dans son édition du 29 juillet. C’est anormal de voir un socialiste se prêter à une action contre le Gouvernement. »

Haut de page

Cet article est en relation avec

9

Commentaires

Réagir
Publicité
Publicité

Télécharger
l'appli!

En savoir plus

Formations d’experts

9 Commentaires

Ajouter un commentaire
  1. 1. REVENIAUD 17/09/2015, 17h58

    Je soutiens cette action de l'AMF avec conviction.
    Maire d'une commune rurale dans une région peu peuplée, je puis témoigner de la NECESSITE de l'action de PROXIMITE en liaison directe avec nos Concitoyens.
    Expliquer aux Français que c'est le BLOC COMMUNAL qui est à l'origine de la charge financière qui pèse sur les CONTRIBUABLES, est un MENSONGE et /ou une ERREUR de RAISONNEMENT.
    Toute commune doit strictement équilibrer DEPENSES et RECETTES. Elle ne peut engager des INVESTISSEMENTS que si elle dégage un solde positif de la Section FONCTIONNEMENT... et que si le BUDGET le prévoit. De plus, elle ne peut recourir à des emprunts que pour des Investissements.
    Il faudrait que chacune des strates du MILLE FEUIILE administratif français... et que l'ETAT, en fassent autant !!!
    Vouloir supprimer les communes constitue une TROMPERIE.
    Ce qui coûte cher à la France, n'est pas le nombre de communes mais le NOMBRE DE FEUILLES du MILLEFEUILLE !!!
    Pierre REVENIAUD
    Maire de MONTIGNY SUR CANNE (58340).

  2. 2. Henri Tanson 27/08/2015, 14h17

    Rationaliser, optimiser, c'est ce qu'ont toujours fait les collectivités qui n'ont jamais eu des budgets illimités. Arrêtons de tirer dessus, comme on a tiré sur ces pauvres Grecs...
    Regardons le problème en face: notre politique économique n'est plus que l'adaptation des règles européennes. La preuve, les nouvelles lois, réformes, nous arrivent sans aucunes négociations, comme tombées du ciel !
    Les lois européennes n'ont pas été écrites dans notre intérêt exclusif... La France est un pays qui considère bon d'avoir un service public développé: c'est un choix politique qui, dans une économie contrôlée, est tout à fait gérable. Malheureusement, notre économie est désormais (depuis Maastricht et surtout Lisbonne) soumis à une concurrence internationale incontrôlée et déloyale: l'Etat en perd ses revenus, la France perd ses entreprises et gagne des chômeurs... Rien ne pourra s'y opposer: les services publics sont condamnés: manque de budget et impossibilité de résister à la concurrence du privé.
    Arrêtons de nous en émouvoir: c'est prévu, c'est calculé, c'est écrit et signé.
    Si nous ne sommes pas d'accord, nous pouvons retrouver notre "souveraineté" (...) en sortant des traités, puisque c'est prévu et donc, autorisé !

  3. 3. M 27/08/2015, 12h57

    Tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut diminuer les dépenses publiques, mais nos gouvernants devraient commencer par se remettre en cause eux-mêmes avec cette gabegie de fonctionnaires administratifs dans les ministères et les divers services de l'Etat, fonctionnaires qui n'ont aucune idée de ce qu'est la vie dans les petites communes ou dans les entreprises qui s'efforcent de survivre et de créer des richesses et de l'emploi en France, mais que cela n'empêchent pas de pondre rapport sur rapport et de perdre leur temps en réunions qui ne servent strictement à rien...Les petites communes sont pour la plupart un bel exemple de gestion au plus juste de l'argent public et au plus prêt des besoins des habitants de leur commune. Une solution pour diminuer leur coût de gestion serait de faire davantage confiance aux maires et aux conseils municipaux des petites communes, souvent pléthoriques en nombre par rapport à leur population mais gratuits pour la collectivité, qui sont parfaitement capables de "surveiller" les budgets sans passer systématiquement par les préfectures, trésoreries et autres services administratifs, avec des procédures totalement délirantes qui rendent le coût des fonctionnaires chargés de ce contrôle bien supérieur aux quelques dérives qui peuvent arriver... D'ailleurs les grosses villes qui veulent détourner l'argent public y arrivent quand même malgré les sur-contrôles de l'administration...Et puis il faudrait cesser, au nom de l'égalitarisme délirant, d'imposer aux petites communes les mêmes normes qu'aux grosses collectivités.
    Pour moi, dès que les collectivités sont importantes, elles deviennent politisées et tout est bon pour acheter les électeurs avec des promesses irresponsables et des dépenses publiques qui ne profitent qu'à partie des électeurs ciblée politiquement. Ou est le sens de l'intérêt général des Français chez nos grands élus ? Et ils se permettent de nous donner des leçons de morale en matière de bonne gestion des deniers des contribuables !

  4. 4. Jojo75 27/08/2015, 10h02

    Arrêtons la démagogie et la défense de son fauteuil. Les impôts locaux doivent baisser aussi. Il faut avoir le courage de mutualiste les services, d'arrêter certaines activités coûteuses et peu efficaces ou augmenter la productivité des services. Dans le même temps cela veut dire solidarité entre communes pauvres et communes riches. Il faut arrêter les investissements En matière d'urbanisation qui se transforme en dépenses de fonctionnement insupportables au cours du temps (voirie, eau, assainissement, ...).

  5. 5. Henri Tanson 27/08/2015, 09h22

    Ce matin, Gattaz proposait pour 2020, la baisse du budget public de 50%...
    Que sera le service public dans ces conditions ?
    Évidemment, ce n'est pas le président du MEDEF qui dirige la France et détermine sa destinée... Quoique....
    Le problème, c'est que la politique économique appliquée en France est déterminée par Bruxelles qui met en pratique les traités européens à travers ses directives et les grandes orientations (GOPE) adressées à chaque État de l'Union.
    Les services publics sont condamnés à être réduits à la portion congrue. C'est prévu, c'est signé. Alors, pourquoi s'étonner ? Et les Maires qui s'indignent (...) ne connaîtraient pas le traité de Lisbonne ?
    Ces Maires doivent comprendre que, s'ils veulent défendre les services publics et leur Commune n'ont qu'un choix: dénoncer les traités, dénoncer la politique française qui n'est en rien déterminée dans l'intérêt des Français...!
    La dénonciation à travers la simple sortie de l'UE et donc, de ses traités par l'application de l'article 50 du TUE.

  6. 6. Territoires durables 27/08/2015, 08h18

    Redonner de l'activité économique aux territoires pour développer l'économie circulaire implique d'avoir des bassins de vie dynamiques. Il faut développer de façon significative le télétravail dans ce pays. Toutes les villes bien desservies par le train doivent, avec les pouvoirs publics et les partenaires sociaux se mettent au travail. Désengorger les métropoles, redonner un cadre de vie à des milliers de salariés et des logements abordables est possible. Cette question de niveau nationale doit être prise au sérieux.

  7. 7. geo35 26/08/2015, 22h44

    je suis maire, de tendance socialiste. j'ai repris ma carte cette année avec beaucoup d'amertume. je soutiens l'action de l'AMF afin de permettre aux communes de vivre et de créer librement. la volonté de ce gouvernement est elle de détruire ce qui est la base de la démocratie?

  8. 8. murakami 26/08/2015, 16h27

    M François baroin est dans son rôle d'opposant mais manquer à ce point de discernement est inquiétant pour un politique.Il faut réduire la dépense publique et il faut bien évidemment faire des économies mais de là à agiter le spectre de la coupure d'eau, plus de crêches...il ne faut quand même pas exagérer.J'habite un village de 2000 habitants qui posséde une médiathèque et honnêtement je n'y vais jamais bien que je lise régulièrement.A proximité, une piscine pour 13000 habitants qui accuse régulièrement un déficit avec un prix d'entréeé prohibitif de 8e l'entrée si vous n'habitez pas la commune.
    Je pense qu'en période de disette budjétaire, il faut faire quelques sacrifices, nous n'avons plus les moyens de notre politique, le déficit augmente, nous allons vers une dette égale à 100% du PIB et si les marchés financiers nous lachent, nous nous retrouverons comme les grecs à mendier auprès de l'Europe.

  9. 9. Combi1975 26/08/2015, 15h47

    Bonjour,
    Tout le monde aujourd'hui se doit maitriser son budget et de faire des choix. C'est peut etre le moment de mettre en commun les equipements sportifs et culturels (regroupement de communes) et avoir une vision plus large du territoire,. Pour ce qui est de l'eau, au prix ou elle nous est facturée je n'ai pas de soucis, ils sont pas pret de couper la poule aux oeux d'or.

  1. Ajouter un commentaire

      Votre e-mail ne sera pas visible

    Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - 17, rue d'Uzès 75018 Paris cedex 02 ou en cliquant ici.