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Développement économique

Fusion des régions : comment harmoniser les aides aux entreprises ?

Publié le • Par • dans : A la une, Régions

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Rubik © Flickr CC by nd Yorch Morgovo

Les régions qui vont fusionner au 1er janvier 2016 devront parler d’une seule voix aux entreprises. C'est pourquoi Limousin, Poitou-Charentes et Aquitaine entament la préfiguration de leur future politique économique dans le cadre de la « Grande région du Sud-Ouest ». Avec un premier galop d'essai en direction du secteur des entreprises du patrimoine vivant (EPV).

 

En vue de leur fusion, Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes étudient comment faire converger leurs politiques d’aide aux entreprises. Un chantier d’envergure, vu la taille de la future « Grande région du Sud-Ouest » et la diversité des activités concernées.

Filières stratégiques

La première démarche a été d’identifier, au printemps 2015, les secteurs qui vont constituer les axes de développement de la future grande région « puissance 3». Exercice subtil qui consiste à conjuguer les secteurs stratégiques incontournables (numérique, éco-activités etc.) et les points forts spécifiques des différents territoires (par exemple, la filière bois en Aquitaine, la transformation de produits agricoles dans le Limousin, les énergies renouvelables en Poitou-Charentes). Les trois régions sont tombées d’accord sur une liste de dix filières  :

  • Industries agroalimentaires ;
  • Bois et industries papetières ;
  • Aéronautique, spatial, défense et sous-traitance mécanique ;
  • Matériaux avancés (dont composite et céramique) ;
  • Chimie verte et éco-procédés ;
  • Filières vertes et écotechnologies ;
  • Cuir, luxe, textile, métiers d’art ;
  • Photonique (dont optique, laser, imagerie) ;
  • Numérique (dont image et jeux vidéo, objets connectés, usage innovant des données, santé et commerce connectés etc.) ;
  • Santé et bien-être.

S’y ajoute une thématique transversale, la silver economy.

Travaux pratiques sur le patrimoine vivant

Deuxième étape : la définition des actions de la future grande région selon les filières. Les trois régions sont passées aux travaux pratiques avec un premier secteur : celui des entreprises du patrimoine vivant (EPV). Les EPV, porteuses de savoir-faire artisanaux de luxe et d’activités industrielles d’excellence enracinés dans le patrimoine local constituent des vecteurs d’exportation. Ce secteur n’a pas été choisi au hasard : « Il s’agit d’ un secteur consensuel, où se croisent des problématiques macroéconomiques », fait valoir Philippe Nguyen président de l’Association nationale des entreprises du patrimoine vivant (ANEPV). De plus, sur un total de 1276 EPV, 115 sont implantées dans la future Grande région du Sud-Ouest (50 en Aquitaine, 44 en Limousin, 21 en Poitou-Charentes). Enfin,  « l’excellence et le luxe constituent une des filières que les trois régions ont choisies comme axe de développement, complète Gérard Vandenbroucke, président (PS) de la région Limousin. Elle a, en tant que telle, ses problématiques de transmission des savoir-faire, qui ne sont pas toujours assurées par les voies traditionnelles de la formation. Pour créer de la richesse, ces entreprises doivent vendre à l’étranger. »

Krytofr CC

Krytofr CC

4 axes de travail

Lors d’une réunion le 30 juin 2015 à la Maison du Limousin à Paris, les trois régions se sont livrées à un brainstorming avec des dirigeants d’EPV de différents domaines (maroquinerie, cristallerie, textile, etc.), des représentants des chambres consulaires, des services de l’Etat (directions régionales des affaires culturelles, pour la dimension patrimoniale). Il en est ressorti 4 axes de travail, très attendus des entrepreneurs :

  1. modernisation et innovation : soutien à l’investissement technique, mise en relation des entreprises et des créateurs ;
  2. formation et transmission des savoirs : dispositifs dédiés à ce secteur, passerelles entre écoles supérieures d’art et entreprises ;
  3. croissance des entreprises et expansion à l’international : aide à la percée sur les marchés du luxe à l’étranger, recherche d’une masse critique à l’échelle de la grande région pour l’ouverture de bureaux dans les pays à prospecter ;
  4. attractivité des territoires : synergie entre les entreprises et le comité régional du tourisme, élaboration de parcours du patrimoine territorialisés, opérations portes ouvertes.

Les trois régions sont tombées d’accord pour développer des plateformes interrégionales préexistantes, comme les Portes du cuir. Ce type de dispositif favorisant les rapprochements entre entreprises, lycées professionnels et pôles de compétence. Par ailleurs, les trois régions ont constaté le besoin de travailler dans la durée (pérennisation des futurs dispositifs), de renforcer les partenariats avec l’Ecole nationale supérieure d’art (ENSA) de Limoges, de favoriser l’implantation d’artistes pour travailler à la création de nouveaux produits avec les EPV, d’attirer une clientèle touristique à fort pouvoir d’achat dans la Grande région du Sud-Ouest. La Grande région du Sud-Ouest doit maintenant reproduire la démarche sur les différentes filières qu’elle a retenues et passer en revue les dispositifs d’aide opérationnels.

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