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Post-attentats

« Les administrations doivent s’ouvrir sur l’extérieur pour se remettre en question »

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : Actu prévention sécurité, France, Toute l'actu RH

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CBondois1 © INET

Élève administratrice territoriale à l’INET, Camille Bondois a co-organisé le séminaire post-attentats qui s’est déroulé début juillet au Sénat. Dans une interview à la Gazette, elle rappelle la nécessité pour les fonctionnaires de se remettre régulièrement en question en dialoguant davantage avec les universitaires et la société civile.

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Cet article est paru dans
Le Club Prévention Sécurité

 

Vous avez co-organisé le 6 juillet au Sénat un colloque post-attentats interrogeant le rôle des collectivités. Pourquoi ?

Notre promotion souhaitait organiser un séminaire pour clôturer notre cursus, sans pour autant se laisser enfermer dans des débats technico-administratifs. Toute l’année, l’INET nous a appris à être audacieux et innovant face à la complexité de la société et de l’action publique. Dès lors, nous ne pouvions pas ne pas réagir aux attentats de janvier 2015.

Une administration ne peut plus travailler seule dans son coin. L’action publique se forme par un croisement de regards, entre les élus et les techniciens, mais aussi la société civile et les universitaires. Il faut accepter de dialoguer avec des acteurs pluriels, qui nous forcent à nous remettre en question.

Au cours de leur formation, les futurs DG sont-ils suffisamment sensibilisés aux enjeux de prévention de la délinquance et de sécurité locale ?

La formation de l’INET est très technique, axée principalement sur l’apprentissage des règles de « bonne gestion » et la maîtrise des ressources (financières, humaines, informatiques et logistiques). Mais des modules sur différentes politiques publiques sont également organisés en parallèle, sans compter tous les débats entre élèves disposant déjà pour la plupart d’une bonne culture de l’action publique, qui amènent donc une vraie effervescence intellectuelle.

Un groupe de travail dédié à la « prévention de la délinquance et la sécurité publique » a, par exemple été créé par un élève administrateur en 2013. Il organise d’ailleurs avec le Club prévention sécurité de la Gazette un séminaire à la rentrée sur ces problématiques stratégiques et transverses à l’action publique, à Strasbourg. Le groupe « égalité des chances » nous permet également de nous questionner sur les évolutions de la politique de la ville. Toutes ces initiatives nous forcent à nous interroger constamment sur le sens de l’action publique que l’on produit.

Que peuvent faire les DG de collectivités, notamment en matière de politique de la ville, pour résorber les « fractures » mis en lumière par ces tragiques évènements ?

Même s’il est davantage sur une posture administrative, un cadre en collectivité met en œuvre un projet politique, en l’occurrence celui des élus. Ce qui lui confère une certaine influence auprès d’eux, sans compter qu’il se tient constamment informé, lit un tas de rapports et se pose quotidiennement des questions pour les aider à définir une vision à moyen long-terme du territoire.

En interne, il lui appartient aussi d’encourager ses services à remettre en cause leurs actions, à évaluer s’ils ont remplis leurs objectifs vis-à-vis des usagers du service public, etc. Cette démarche est nécessaire pour s’assurer que l’action publique, l’administration ne créé pas elle-même une forme d’exclusion, de violence vis-à-vis de certains usagers précaires.

Appartient-il aux territoriaux de parler publiquement de la laïcité, de la citoyenneté ou encore de la radicalisation religieuse ?

Comme l’a reconnu François Deluga, notre initiative avait de quoi surprendre en vertu du devoir de neutralité qui s’impose aux agents publics territoriaux. Sauf que notre séminaire ne visait pas à proclamer que la laïcité devait être appliquée de façon souple ou stricte, que la politique de la ville était une bouée de secours ou bien se trouvait en échec, etc. Il n’était pas politique mais renvoyait bel et bien à l’action publique dans son ensemble.

Les postes de direction en collectivité se traduisent par beaucoup de dialogue avec les élus, une mission d’évaluation de l’action publique et une réelle capacité d’agir sur nos modes de faire. Par définition, nous sommes constamment amenés à réfléchir sur le sens des politiques publiques que nous mettons en place. Lors de ce séminaire, nous étions complètement dans notre rôle : nous n’avons fait qu’amener différents acteurs à débattre pour enrichir les connaissances des élus comme des administrateurs.

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