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Réforme territoriale

« Grand Paris : non à la métropole punition ! » – Jacques JP Martin

Publié le • Par • dans : Régions

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jacques-jp-martin-une © Ville de Nogent sur Marne

A la veille de son intervention, le 8 juillet, au congrès des DGS d’Ile-de-France, le vice-président de Paris Métropole critique le chapitre « Grand Paris » du projet de loi NOTRe. Pour Jacques JP Martin (LR), la ministre de la Décentralisation n’a pas tenu compte du point de vue des élus.

 

Le premier magistrat de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) a été l’un des premiers édiles de banlieue à saisir, en 2001, la main tendue par Bertrand Delanoë. Depuis, Jacques JP Martin a présidé en 2011, le syndicat mixte Paris Métropole. Après la victoire de la droite aux municipales de 2014, l’édile UMP (devenu depuis Les Républicains) a succédé à la communiste Catherine Peyge à la tête du puissant Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l’électricité et les réseaux de communication (SIPERREC).

Egalement vice-président de Paris Métropole, Jacques JP Martin est à la fois un militant du fait métropolitain et un contempteur de la métropole du Grand Paris (MGP). Entretien, à la veille, de son intervention, le 8 juillet, au congrès des directeurs généraux des services d’Ile-de-France.

Comment jugez-vous le chapitre « Grand Paris » du projet de loi « NOTRe », juste avant la commission mixte paritaire sur le texte qui se déroulera le 9 juillet au sénat ?

Le Gouvernement, le Parlement, les élus… : personne ne sort grandi de cette affaire. Nous avons manqué l’occasion de mettre sur les rails une métropole digne de son nom. C’est-à-dire une métropole progressive, capable dans la durée de créer des richesses et de réduire les inégalités.

Êtes-vous partisan du report du transfert de la compétence « Logement » à la MGP du 1er janvier 2016 au 1er janvier 2017 ?

Le Gouvernement balaie, d’un revers de main, le sujet brûlant du moment. Tout cela parce que monsieur Bartolone s’est aperçu, après les municipales, que la métropole n’était pas aussi intéressante que prévu… Monsieur Bartolone ne jure maintenant plus que par la région, où il est candidat. Pourtant, en 2013, il avait, avec ses comparses, imposé une métropole centralisée…

La ministre de la Décentralisation est restée fidèle à ses vues…

Marylise Lebranchu s’est entêtée. Alors que le Premier ministre avait entamé un dialogue sur le fondement de la résolution du conseil des élus de la mission de préfiguration de la métropole du Grand Paris, elle n’en a pas tenu compte. Et elle continue de défendre une vision de la construction de logements très datée…

Qu’entendez-vous par là ?

Le but, ce n’est pas de recréer les aventures des années 60… On ne fait plus du logement. On bâtit la ville de demain. Sur cette conception du logement, il y a un consensus parmi les élus de Paris Métropole.

Le président de Paris Métropole, Patrick Devedjian (LR), ne souhaite pourtant pas que le logement fasse partie des compétences de la métropole du Grand Paris…

Ce n’est pas ce que pense la majorité de Paris Métropole. Son rôle est de coordonner les travaux. Ce n’est pas un président potentat !

N’êtes-vous pas, malgré tout, satisfait que les pouvoirs des établissements publics territoriaux se rapprochent du cadre des communautés d’agglomération ?

Je ne partage pas cette analyse. Même si des reversements sont prévus, notre communauté d’agglomération de Nogent / Le Perreux perdra le montant actuel de sa dotation globale de fonctionnement et de ses recettes de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. A plusieurs reprises, le vice-président de notre intercommunalité, Gilles Carrez a demandé des simulations. Même lui, qui préside la commission des finances de l’Assemblée nationale, n’a rien obtenu de Bercy ! Les élus sont inquiets. Ils ne veulent pas que soit portée sur les fonts baptismaux une métropole punition.

Petite consolation : vous avez obtenu le maintien des réseaux de gaz, de chaleur et d’électricité dans le giron des grands syndicats intercommunaux…

Avec des élus de gauche comme de droite, nous avons mené un lobbying intense. Grâce à cela, les communes continueront à jouer tout leur rôle, notamment en faveur des énergies renouvelables. Ce n’est, hélas, pas le cas dans tous les domaines.

Que voulez-vous dire ?

La métropole du Grand Paris ne marque pas un nouvel acte de décentralisation. Bien au contraire. L’Etat garde la main sur tout, du logement aux aéroports, en passant par la Société du Grand Paris. Je le regrette profondément.

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