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Club Finances

Edito

Faut-il investir plus ou investir mieux ?

Publié le • Par • dans : Billets finances

Fotolia_64261602_XS © Alain Wacquier / Fotolia

L'investissement public dans notre pays reste supérieur à celui de nos voisins européens, bien que sa qualité soit loin d'être optimale.

 

Chiffres-clés

96 milliards d'euros : c'est le montant des investissements publics en France en 2014, soit 4,5 % du PIB, selon la Cour des comptes.

Pour digérer la baisse des dotations et le cycle électoral, les collectivités n’ont eu d’autre choix que de freiner les dépenses d’investissement l’an dernier. Alors que les élus locaux et le secteur du BTP dénoncent un péril immédiat pour le service public, l’activité et l’emploi, la Cour des comptes salue l’un des principaux vecteurs de réduction des déficits publics. Au-delà de cette divergence d’appréciation, il est bon de garder en tête que, en 2014, l’investissement public français est resté supérieur à celui de la plupart des pays européens : 4,5 % de notre PIB contre 3,3 %, en moyenne, dans la zone euro(1). Cela s’explique notamment parce que, depuis 2008, nous avons moins réduit nos investissements que la plupart de nos voisins.

Evaluer davantage

Faut-il donc vraiment relancer l’investissement public local ? Pas sûr, d’autant « qu’il n’existe pas de signes manifestes d’un sous-investissement public en France », assure la Cour des comptes. Peut-être doit-on plutôt investir mieux ? Certainement. Dans une enquête menée l’été dernier auprès de 400 intercommunalités de plus de 10 000 habitants, la moitié des répondants indiquaient ne mesurer ni les économies permises par un nouvel équipement, ni son impact économique ! Cette négligence coupable donne des arguments à la Cour des comptes qui, sans avancer de chiffres, déplore « la qualité souvent contestable de la décision d’investir et de la conduite des projets d’investissements ».

Pourtant, des études d’impact socio-économique plus approfondies et, surtout, plus entendues, permettraient de mieux calibrer certains équipements, petits ou grands, coupant ainsi l’herbe sous le pied des nombreux détracteurs de l’action publique locale. L’idée n’est pas de ne plus investir, ni d’investir à bas coût, mais plutôt de s’assurer que la dépense publique soit systématiquement rigoureuse, efficace et optimale. Un principe qui aurait dû prévaloir bien avant que l’argent public ne vienne à manquer.

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