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Les PPP mis hors jeu par la droite en Indre-et-Loire

Publié le • Par • dans : Actualité Club finances, Régions

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Classe de primaire © Phovoir

Trop cher, trop risqué, voire électoraliste : le programme de rénovation des collèges du département vient d'être revu à la baisse par la nouvelle majorité, qui a décidé d'annuler le PPP annoncé par les socialistes il a six mois.

 

En Indre-et-Loire, les partenariats publics privés (PPP) n’ont plus la cote. La nouvelle majorité de droite ne veut pas en entendre parler, et le chef de l’exécutif Jean-Yves Couteau (Les Républicains) a même décidé de remettre en cause le choix de son prédécesseur socialiste, qui avait fait voter en décembre 2014 un programme de rénovation en PPP pour 7 des 54 collèges du département.

La procédure, qui constituait une première en Indre-et-Loire, sera purement et simplement annulée, au profit d’un nouveau projet moins ambitieux et moins coûteux. « Nous ne voulons pas de ce mode de fonctionnement qui hypothèque l’avenir », résume le vice-président chargé des collèges Judicaël Osmond. « C’est un chèque en blanc, on ne sait pas où on va et cela nous coûterait une fortune. »

A en croire l’ancien président du conseil général, Frédéric Thomas, la formule du PPP, à laquelle les départements, de droite comme de gauche, ont eu largement recours pour rénover les collèges, était pourtant la solution idéale pour répondre à la vétusté des établissements du département.
Ce plan d’un montant de 48 millions d’euros TTC prévoyait la reconstruction complète du collège d’Azay-le-Rideau ainsi que la rénovation de six autres établissements. A l’époque, cette décision avait été justifiée par l’urgence des travaux, face à la hausse annoncée des effectifs. « Si nous avions dû mener ces travaux nous-mêmes, il nous aurait fallu dix à douze ans pour en venir à bout », avait déclaré l’ancien président. Quant au coût, il avait été jugé avantageux, avec un gain de 6 millions d’euros par rapport à une procédure classique.

Régime minceur

Le nouvel exécutif, qui cherche par tous les moyens à rogner sur les dépenses pour répondre à la baisse des dotations, parle aujourd’hui d’une décision purement « électoraliste ». Pour Judicaël Osmond, « le département n’avait pas le moyens de ce programme et les délais annoncés n’auraient jamais été tenus ». Selon lui, l’ancienne majorité a « menti », pour tenter de séduire les électeurs à trois mois du scrutin départemental. « D’ailleurs, aucun marché n’avait encore été passé », ajoute l’élu, qui reproche aux socialistes d’avoir sous-investi dans les collèges durant les premières années de leur mandature.

Conséquence, le département a décidé de tout remettre à plat. Pour Azay-le-Rideau, les bâtiments ne seront pas reconstruits mais réhabilités et agrandis, soit 10 millions d’euros d’économie par rapport au projet initial chiffré à plus de 18 millions d’euros, et un an de décalage pour l’ouverture. Quant aux autres établissements concernés par le PPP, leur situation sera réexaminée au cas par cas, et les priorités « redéfinies ».

Mais ces établissements ne sont pas les seuls à se voir imposer un régime minceur. L’exécutif a aussi décidé de suspendre les travaux du collège de Neuillé-Pont-Pierre, dont la reconstruction venait de débuter sous maîtrise d’ouvrage publique. Là aussi, le projet sera revu à la baisse, avec une économie de 7 millions d’euros. Signe de l’importance du dossier pour la nouvelle majorité, l’assemblée départementale se réunira en session extraordinaire le 10 juillet, pour valider l’abandon du PPP et entériner le nouveau programme de travaux.

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