Ouvrages hydrauliques

Continuité écologique : pourquoi ça bloque encore ?

Par
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France Hydro Électricité

Parmi les 66 candidatures présentées le 3 juin aux Trophées de l’eau 2015 de l’agence de l’eau Loire-Bretagne, plusieurs concernaient l’effacement d’ouvrages hydrauliques pour restaurer la continuité écologique des cours d’eau. Ces effacements se font souvent dans un contexte de négociations difficiles. Les lois Grenelle prévoyaient que 2 000 ouvrages seraient aménagés ou supprimés d’ici 2015. Où en est-on aujourd’hui ? Quels enseignements peut-on en tirer pour les maîtres d’ouvrages ?

Barrages, petits seuils, écluses… Au fil du temps, de multiples ouvrages ont été mis en place sur les rivières. La grande majorité sont devenus inutiles aujourd’hui. Au dernier recensement national (mai 2014), on dénombre 76 807 obstacles à l’écoulement, cartographiés dans le référentiel des obstacles à l’écoulement (ROE) géré par l’Onema. Les ouvrages classés prioritaires au titre du Grenelle ont été intégrés dans la nouvelle classification prévue par la DCE en liste 2. Cette liste rend obligatoire la suppression ou l’aménagement des barrages existants dans les cinq ans suivant ce classement(1). Il est effectif depuis le 1er janvier 2014.

2014 : une montée en puissance

Ainsi, pour le bassin Loire-Bretagne, qui a recensé à ce jour(2) 23 000 obstacles, 6 500 sont à effacer prioritairement. Ce sont des ouvrages classés en liste 2 dont la hauteur de chute est supérieure à 50 cm. Le contrat d’objectifs prévoit de traiter 2 400 seuils sur 2013-2018. A ce jour, l’agence en traite 150 par an. Un rythme qui progresse chaque année, mais qui reste en deçà des objectifs. A ce rythme, il faudrait 16 ans pour atteindre l’objectif de 2 400 ! Ce constat est identique pour les autres agences de l’eau. Même si 2014 a été pour beaucoup l’année du vrai démarrage, avec un doublement des ouvrages traités(3) et une réelle montée en puissance.

Une méconnaissance des enjeux

Ces effacements sont réalisés soit par déconstruction totale ou partielle – solution la plus efficace pour restaurer la continuité écologique - , soit par aménagement (rampes, passes ...

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Commentaires

3  |  réagir

11/06/2015 07h40 - a poisson

bonjour
les propos polémiques d »anguille » révèle le discours relayé par les associations pro-moulins ou pro-hydroélectricité les plus obtuses. Malheureusement, cela n’élève pas le débat.
Les capacités d’accueil d’un milieu sont déterminées par un ensemble: qualité chimique et aussi physique en accueillant pour la fraie du poisson. Les opposer ne sert à rien. De plus les effets des effacements sont déjà visibles et mesurés sur le terrain, il suffit de demander à l’ONEMA.
Au final, il faut se dire que l’on ne fait pas ça pour les poissons mais pour l’homme.
Si demain le changement climatique continu à la vitesse actuelle, les espèces vont devoir migrer pour survivre. En effaçant les barrages, on cherche à redonner cette possibilité aux espèces pour éviter de se retrouver avec des rivières désertées par la vie aquatique.
il faut replacer le débat dans une perspective d’adaptation au changement climatique avec derrière pour objectif la survie d’un ecosystème auquel l’homme est adapté. Si l’écosystème s’effondre, cela veut dire qu’il y aura des déséquilibres avec des invasives, dégradation de la qualité des eaux…dont l’homme sera la victime à terme. Il aura des beaux moulins mais ne pourra peut-être plus apprécier d »avoir une eau croupissante avec des algues en décomposition et des poissons morts…
on n’agit pas pour les générations futures mais pour l’actuelle. En 2050, les quarantenaires seront encore vivants et seront les plus fragiles…
les grandes crises écologiques ne sont pas visibles par tout d’un coup une mortalité accrue d’une espèce, c’est plus sournois: les conditions de reproduction ou de nourriture limitent de plus en plus la reproduction et c’est l’absence de renouvellement des populations qui finit par faire disparaitre l’espèce… et là on s’en rend compte trop tard.
Oui il faut lutter contre une agriculture intensive en pesticides et engrais qui épuisent les sols et les écosystèmes (la disparition des insectes, on s’en plaint pas, puis après on s’étonne, qu’il n’y a plus d’oiseaux et que les ravageurs qui étaient la proie de ces oiseaux pullulent…) mais en parallèle des actions de décloisonnement. Personnellement je mange bio et je fais attention à ne pas gaspiller, j’espère que M. »anguille » fera de même.

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11/06/2015 03h18 - tcotti

Bonjour
La continuité écologique d’une rivière est un critère du bon état écologique. Ce n’est pas un moyen d’améliorer la qualité chimique et biologique des eaux. Voir à ce sujet l’arrêté du 25 janvier 2010 relatif aux méthodes et critères d’évaluation de l’état écologique, de l’état chimique et du potentiel écologique des eaux de surface.
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021865356
La rédaction.

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10/06/2015 06h22 - anguille

Nombreux en France sont les élus indignés par le sort réservé à nos rivières et à notre patrimoine ainsi que par le déni de démocratie dans la mise en œuvre de cette politique de l’eau aberrante. Choqués aussi par ce gaspillage honteux d’argent public. Des études montrent que l’arasement des barrages n’a aucun effet significatif sur l’amélioration de la qualité chimique et biologique des eaux de surface, seul critère imposé par l’Europe. (DCE 2000) La situation ne s’améliore pas mais comment en serait-il autrement puisqu’au niveau national, la consommation des pesticides dans l’agriculture, (premier facteur de pollution), est en hausse et que les actions couteuses menées par les syndicats de rivières ne sont pas évaluées (sans doute pour ne pas révéler leur inefficacité). De même que ne sont pas anticipés, par des études d’impacts préalables, les risques provoqués par ces actions irréversible. Il faut exiger un moratoire de la loi Léma. La continuité soi-disant écologique est l’affaire des fédération de pêche qui agissent comme des lobbies, mais les simples pêcheurs n’ont rien à faire des saumons et autres poissons migrateurs qui n’ont jamais habité dans leurs rivières, ils souhaitent qu’il y ait suffisamment d’eau dans leurs rivières, ce que l’arasement des seuils va compromettre, ils veulent de l’eau propre, de l’eau qu’on ne salit pas avec des produits et désherbants chimiques, cancérigènes mais toujours en vente.

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