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Fonction publique

Réforme des retraites : les syndicats de la territoriale s’expriment

Publié le 21/04/2010 • Par Raphaël Richard • dans : A la une, A la une emploi, France

Silhouettes sombres
Getty
Les ministres du Travail et de la Fonction publique, Eric Woerth et Georges Tron, rencontrent à partir du 22 avril les syndicats de la fonction publique pour leur présenter, comme à leurs homologues du privé une semaine plus tôt, la méthode et le calendrier de la réforme des retraites. Les représentants des fonctionnaires ont déjà arrêté leur position à ce sujet.

La FA-FPT n’acceptera pas de recul sur le calcul de la pension à taux plein sur 75% du traitement indiciaire des six derniers mois de travail. Ce ne sont pas des droits acquis que l’on défend symboliquement, mais des règles qui ont de véritables explications, précise son président, Antoine Breining. Le niveau de 75%, par rapport aux 50% du privé se justifie en effet par le fait que, dans ce dernier secteur, les primes sont mieux prises en compte et l’existence de complémentaires obligatoires. La CGT services publics, quant à elle, ne transigera pas sur l’âge légal de départ à 60 ans, annonce la secrétaire fédérale, Sandrine Mourey.

Nous défendons un taux de remplacement à 70% primes comprises, avec un déplafonnement de la prise en compte de ces primes. Nous pensons qu’il faut absolument garder l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, tout en laissant la possibilité de travailler plus tard, notamment pour les cadres qui n’ont pas le nombre de trimestres nécessaires pour avoir une retraite à taux plein, affirme Charles Bonnissol, président de l’Union fédérale des cadres des fonctions publiques-CGC.

Le seul élément qui serait donc ouvert à la discussion serait la durée de cotisation, alors même que la réforme de 2003 a porté à 162 trimestres, depuis cette année, le temps de travail nécessaire à un fonctionnaire pour toucher une pension à taux plein.
L’autre aspect sur lequel les syndicats accepteraient la négociation est le niveau de cotisation, inférieur dans le public. Le gouvernement s’y refuse totalement, rapporte Sandrine Mourey qui plaide pour de nouvelles sources de financement.

Primes et pénibilité

En contrepartie de ces évolutions, l’ensemble des syndicats revendique, tout d’abord, la prise en compte de la pénibilité du travail. Un dossier qui avance au ralenti depuis son ouverture en 2003. Pour la fonction publique plus particulièrement, les représentants des agents demandent une prise en compte plus importante des primes dans le calcul de la retraite. Et si l’on veut les mêmes dispositions dans le public et dans le privé, il faut tout mettre sur la table, y compris la bonification pour les enfants qui est inférieure dans la fonction publique, ajoute Didier Rosez, président de FO services publics et santé.

Jean-Claude Lenay de l’interco-CFDT ouvre, lui aussi, le débat en abordant la question des femmes qui ont de grandes difficultés à avoir des carrières complètes, ou le problème des polypensionnés du public et du privé qui cumulent les désavantages des deux dispositifs.

Les syndicats ne se font toutefois pas d’illusions sur les marges de manœuvre. Ce n’est pas en organisant des réunions entre le 15 avril et le 15 mai que l’on va trouver une solution, juge Didier Rosez. Le gouvernement sait déjà ce qu’il veut faire, enchérit Charles Bonnissol. Reste donc à attendre que les ministres présentent leur projet, en Conseil des ministres en juillet, pour découvrir les choix retenus…

La retraite des fonctionnaires en chiffres

La fonction publique, qui emploie 5,2 millions d’agents, comptait 3,173 millions de pensionnés (pensions directes ou pensions de réversion), selon les derniers chiffres officiels publiés qui concernent l’année 2008.

Combien de pensionnés ?
La fonction publique d’Etat (2,5 millions d’agents) comprenait plus d’1,5 million de pensionnés de droit direct et 383.260 pensionnés militaires, ainsi que 67.595 pensionnés parmi les ouvriers d’Etat.

La fonction publique territoriale (1,7 million d’agents) comptabilisait 399.930 pensionnés directs et la fonction publique hospitalière (1 million d’agents) 397.912.

Sur cette seule année, il y a eu 160.000 nouveaux retraités dans la fonction publique : 81.456 fonctionnaires civils (y compris La Poste, France Télécom), 12.420 militaires et 1.544 ouvriers d’Etat ont été admis à la retraite dans la fonction publique d’Etat. Ils étaient 32.718 agents dans la fonction publique territoriale et 29.874 agents dans la fonction publique hospitalière.

Age moyen de départ

  • 58 ans et huit mois pour les agents civils de l’Etat (43 ans et huit mois pour les militaires)
  • 58 ans et huit mois pour la fonction publique territoriale
  • 56 ans et deux mois pour la fonction publique hospitalière

Les départs avant l’âge de 60 ans (agents de catégorie active ou bénéficiant des différents dispositifs de départ anticipé) représente 35% des départs de titulaires dans la fonction publique d’Etat, 40,3% dans la fonction publique territoriale et 72,4% dans la fonction publique hospitalière.

Montant moyen brut des pensions (sans tenir compte des pensions de réversion)

  • 1.191 euros dans la fonction publique territoriale
  • 1.265 euros dans l’hospitalière
  • 1.952 euros pour les pensions civiles de la fonction publique d’Etat.

Poids dans le budget
Entre 1990 et 2008, la part du budget général que l’Etat affecte chaque année aux pensions des fonctionnaires d’Etat est passée de 9,3% des dépenses du budget général à 14,6%. Elle représente 34 milliards d’euros en 2010, selon le gouvernement.

Le montant des pensions des fonctionnaires représente 21% des 239 milliards de dépenses d’assurance vieillesse, soit près de 49 milliards d’euros.

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Commentaires

Réforme des retraites : les syndicats de la territoriale s’expriment

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momo50

22/04/2010 08h33

pourquoi certain agents de l’état ne paient pas de sécurité sociale. Ils travaillent parfois que 3 ans et ils touchent une grosse retraite. Les syndicats devraient faire déjà une réforme du coté du gouvernement avant celle des ouvriers

mouette

22/04/2010 08h34

le gouvernement doit prendre en compte le poblème des polypensionnés : j’ai fait 13 ans dans le privé et on me valide 10 ans à cause des salaires je perd déjà 3 ans. J’ai perdu aussi la bonification des 3 enfants dans le public depuis la dernière réforme car j’ai eu mes enfants lorsque je travaillais dans le privé du coup, cela baissera ma pension CNRACL. Toute ces choses doivent être prise en compte, de plus pas de complémentaire.

Un fonctionnaire

22/04/2010 08h57

Bonjour,
Je trouve que le système de retraite doit-être traité une fois pour toute!
Personnellement à 31 ans, je ne compte pas dessus (même en tant que fonctionnaire). Si l’état veut faire quelque chose de juste et de bien alors il ne doit pas faire une loi pour tous. En effet, j’ai commencé à travailler à 16 ans « si » je suis en retraite à 65 ans j’aurais 49 ans de cotisation… Ma femme Bac+5 à commencé à travailler à 24 ans et à 66 ans elle aura 42 ans de cotisation. Il y à déjà là une différence flagrante de différence dans la durée. De plus je gagne plus qu’elle, donc je cotise plus!
Moi j’aimerais bien que l’état travaille sur les chiffres du chômage sur ceux des RMI/RMA/… sur les prisonniers et surtout ceux qui aimeraient travailler et cotiser pour les retraites !
Si le changement doit-être fait ! Prenez un temps de réflexion, pour bien faire les choses et n’oubliez pas que le baby boom entraine le papy boom qui une fois « passé » il y aura plus d’actif que de retraité…

ALIMAS

22/04/2010 09h06

COMMENTAIRE (09A032A01). POURQUOI UNE PENSION DE RÉVERSION DANS LE PUBLIC, VERSÉE SANS CONDITIONS DE RESSOURCES AU CONJOINT SURVIVANT ? Alors que dans le privé, il y a des conditions de ressources ! Ce n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres. Tant que l’on ne connaîtra pas toutes les données comparatives AVANT, MAINTENANT, APRÈS sur la table des négociations pour les équilibres à trouver entre les retraites du privé et celles du public, les conditions nécessaires à la confiance réciproque ne seront pas réunies à savoir : Le RESPECT, LA DIGNITÉ ET L’HUMILITÉ. Aujourd’hui, les fonctionnaires n’ont pas à se poser de question pour savoir qui finance et financera leur retraite ; Ils sont assurés, rassurés et garantis que c’est et ce sera par les impôts. C’est le paradoxe ! L’État est à la fois collecteur, répartiteur et payeur des retraites de ses propres employés. De ce qui précède, pourquoi voulez-vous que l’État augmente le financement des retraites de ses propres employés par des cotisations et prélèvements adéquates prélevés sur leurs salaires ? C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles, la dette cumulée des retraites des fonctionnaires n’apparaît pas dans la dette abyssale de l’État.

FIFI59

22/04/2010 09h25

Bonjour,
Je suis fonctionnaire territorial, catégorie B. J’ai commencé ma carrière à 17,5 ans. Ce qui fait que même à 60 ans, j’aurai plus d’années de service qu’il ne faut, sans pour autant que cela me donne un bonus en partant. Je devrais être logiquement en retraite en 2024 (à 60 ans). Personnellement, je ne me vois pas continuer au-delà, car ma carrière est déjà bien longue et le sera d’autant plus à l’aube de la retraite (42,5 ans) !
Aussi, avant de penser à reculer l’âge de départ, il ne serait pas inutile de prendre en compte les carrières longues (je ne dois pas être la seule), d’autant que les mesures favorisant les départs anticipés n’existent plus…
De plus, ne peut-on favoriser l’embauche des jeunes qui eux, malheureusement, n’auront pas d’autres choix que de travailler ad vitam eternam si l’on continue sur la même philosophie qui est de faire travailler encore et toujours les seniors ? Les jeunes au travail, ce serait forcément des cotisations qui rentreraient, et les encore jeunes que nous sommes (pour ma part, j’ai 46 ans), seraient de bons formateurs et transmettraient leur acquis professionnels à ces jeunes qui n’attendent que ça, d’avoir un emploi pour enfin pouvoir se stabiliser dans la vie et faire des projets à long terme !
Cordialement,

Draxredd

22/04/2010 04h13

Le déséquilibre projeté de la CNRACL ne fait pas mention jusqu’ici des ponctions sur la CNRACL au titre de la compensation et de la sur-compensation qui vont renflouer les caisses de retraites privées déficitaires (agriculteurs en tête) avec l’argent public.
Ce ne sont pas les supposés avantages des retraites du public qui creusent les déficits, mais les ponctions au titre de la solidarité pour les salariés du privé. Je n’ai absolument rien contre, mais j’aimerai que ça soit dit…

gigi

26/04/2010 10h58

je voudrai réagir sur le fait qu’on ne parle que de la fonction publique et de ses avantages. Dans le privé les personnes travaillant dans la notariale partent à 55 ans(pourquoi cet avantage, horaire de bureau, ne travail pas le week-end) ; pareil pour les agents de Air France et avec des retraites bien plus conséquentes que les notres. Le privé lui aussi a des avantages et là ça ne dérrange personne!

KIKI

26/04/2010 06h10

Infirmier de secteur psychiatrique depuis 32 ans que vaudrai-je face a des patients énervés voir dangeureux a 60 ans
Mr WOERTH ne semble pas connaitre ce probléme ?

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