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3 – Connaître les organisations représentatives des gens du voyage : de A comme ANGCV à V comme La Voix des Rroms

Publié le 30/04/2010 • Par Olivier Berthelin • dans : Dossiers d'actualité

Les gens du voyage ont créé depuis de nombreuses années des associations qui les représentent dans leurs relations avec les pouvoirs publics. Panorama de ces interlocuteurs privilégiés des collectivités locales.

ANGVC

Fondée en 1997, l’ANGVC est l’une des trois associations d’envergure nationale animée par des Voyageurs. Articulée sur un réseau d’associations départementales, elle concentre ses efforts sur les questions d’habitat, de scolarisation et d’accès aux droits sociaux.

Elle publie régulièrement un guide pratique des gens du voyage, rédigé à l’intention des usagers, donnant sur chaque point les références juridiques nécessaires. Elle milite activement pour la suppression des titres de circulation (loi de 1969), le statut de logement pour la caravane et la prise en compte des terrains acquis par des habitants de résidences mobiles par les documents d’urbanisme.
Elle dénonce régulièrement le fonctionnement des aires d’accueil, jugées souvent mal conçues par les usagers. Ceux-ci critiquent aussi certains règlements intérieurs, jugés discriminants et des tarifs mal harmonisés sur l’ensemble du territoire.

Bien que l’association soit très attachée à son indépendance et à sa liberté de parole, elle collabore, sur le terrain, avec des membres de l’UFAT, fédération laïque et de la FNASAT qui regroupe les associations spécialisées, ainsi qu’avec des associations d’habitants de caravanes non tsiganes.
Déroutante pour les agents des collectivités les références religieuses et ethniques de ces mouvements passent au second plan lorsqu’il s’agit de problèmes liés à l’habitat, au stationnement ou aux discriminations. [Retour en haut]

ASNIT/Action grand passage

Œuvre sociale du mouvement Vie et lumière, l’ASNIT coordonne 80% des groupes de grands passage.

L’association sociale nationale internationale tsigane (ASNIT), fondée en 1975, est la plus ancienne et la plus importante association animée par des Tsiganes. Forte de 15 travailleurs sociaux diplômés, répartis dans quatre antennes sur l’ensemble du territoire, elle suit 3 000 familles dans le cadre de l’accompagnement social et de la domiciliation.
Œuvre sociale du mouvement évangélique Vie et Lumière, elle fonctionne de la même manière que les grandes associations sociales issues des institutions religieuses comme la CIMADE, la fondation Armée du Salut ou le Secours Catholique.

De la même manière que ses « petites sœurs », l’ANGVC catholique ou l’UFAT laïque, elle prend en charge toute personne s’adressant à elle, sans condition d’opinions ou d’appartenance religieuse. Considérant que l’itinérance et le stationnement correspondent, de fait, à la problématique du logement et font partie du champ de l’action sociale, l’ASNIT coordonnait, jusqu’en 2009, une centaine de groupes de grands passages.

Néanmoins, à la demande de l’IGAS (inspection général des affaires sociales), l’association tsigane vient de scinder ses activités en créant une nouvelle structure spécifiquement dédiée à l’organisation des grands passages. [Retour en haut]

FNASAT/romeurope

Avec ses 80 associations spécialisées réparties sur l’ensemble du territoire, la FNASAT, issue en 2004 de la fusion de l’UNISAT et de la revue « Etudes tsiganes » qui publie depuis 40 ans des travaux de niveau universitaire sur les cultures tsiganes, représente le plus important centre de ressources et d’expertise sur les gens du voyage.

La plupart de ces associations plongent leurs racines dans les mouvements caritatifs qui servaient traditionnellement d’intermédiaires entre les familles tsiganes et les autorités.
Très impliquées dans l’accompagnement social, la médiation, l’enseignement et la formation professionnelle, ces associations jouent localement des rôles importants. De plus en plus, elles intègrent des voyageurs dans leurs instances dirigeantes, même si, contrairement aux organisations tsiganes, les cadres restent des travailleurs sociaux non issus du monde du voyage.
Néanmoins, sur le terrain, des liens de plus en forts se tissent avec l’ANGVC, l’UFAT et des représentants de Vie et Lumière dans des collectifs locaux.

Elle s’implique aussi de manière très active dans le collectif Romeurope aux côtés de médecin du monde (MDM) et des organisations de défense des droits de l’homme. En 2010 l’ensemble de ces structures participent à la campagne « une mémoire française, les Tsiganes de 1939 à 1946 ». [Retour en haut]

UFAT

Officialisée en 2008, l’union française des associations tsiganes fédère, sur une base laïque, des associations représentant toutes les ethnies.

Forte de 30 associations fédérant toutes les ethnies (Sintis, Manouches, Yèniches, Gitans, Rroms) et tous les modes de vie, des commerçants itinérants aux communautés enracinées depuis des siècles dans une même commune, l’Union française des associations tsiganes (UFAT) bouscule, depuis fin 2008, le paysage associatif.
Issue du collectif national des associations tsiganes, elle occupe une position originale entre les associations spécialisées, animées par des professionnels non voyageurs, et les organisations religieuses qui ne peuvent représenter l’ensemble des usagers.
Calquée sur le modèle des organisations non tsigane, elle compte obtenir une crédibilité qui est toujours contestée par les collectivités aux organisations tsiganes plus anciennes. [Retour en haut]

Vie et Lumière

Fondé dans les années 1950 le mouvement évangélique Vie et Lumière membre de la fédération protestante de France est la plus ancienne et la plus importante des organisations tsiganes.

Avec 120 000 adhérents individuels ayant une influence plus ou moins importante sur leurs proches, le mouvement protestant Vie et Lumière joue un rôle clef parmi les Tsiganes Français et sur la scène internationale, où elle compte une vingtaine de mouvements issus de son action représentants 800 000 personnes.

Née dans les milieux manouches bretons en 1950 autour du pasteur pentecôtiste Clément Le Cossec, Vie et Lumière représente un phénomène social unique en Europe. Au-delà des explications religieuses, son développement exponentiel peut se comprendre dans le traumatisme de la guerre mondiale, où les Tsiganes ont, avec les Juifs, été les principales cibles des camps de concentration. Ceux-ci n’ayant été que le prolongement de camp d’internements créés avant la guerre et présentés comme étant des moyens pour assimiler les populations considérées comme marginales, l’apparition d’un mouvement valorisant des aspects de la culture tsigane constituait une réaction.

Vie et Lumière a aussi bénéficié des bouleversements technologiques qui voyaient la disparition des roulottes hippomobiles et des métiers traditionnels au profit d’activités plus rentables et de la caravane facilitant l’itinérance. Formant ses propres cadres, les pasteurs, le mouvement pouvait se passer des associations caritatives, intermédiaires traditionnels des familles tsiganes avec les autorités.

Ces associations, ASNIT et SOS gens du voyage, jouent un rôle non négligeable dans les instances consultatives. Bien adaptés aux activités religieuses, les déplacements en grands groupes organisés par le mouvement facilitent aussi le stationnement.
Ce n’est qu’avec le durcissement de la répression des stationnements sauvage au début des années 2000 que le phénomène des grands passages organisés s’est développé hors des milieux évangéliques, avec l’apparition d’organisation laïque comme la Vie du Voyage.
Très active dans le domaine de l’action sociale, Vie et Lumière s’inscrit dans une démarche très pragmatique sur le plan politique. Membre de la Fédération protestante de France depuis 1974, elle s’efforce d’être l’interlocuteur privilégié des gouvernements successifs. [Retour en haut]

La Voix des Rroms

Animée par des Rroms migrants intégrés de longue date en France, l’association la Voix des Rroms tient une place à part dans le paysage associatif.

Qui sont ces Rroms qui ne vivent pas dans de vieilles caravanes installées dans des bidonvilles à l’entrée des villes ? Enseignants, artisans, ouvriers, employés municipaux, les membres de la Voix des Rroms peinent à être reconnus comme étant des Rroms.
Véritables électrons libres, ils dénoncent les stéréotypes qui assimilent Rroms et misère. Pour eux, les difficultés vécues par les familles en situation de grande précarité n’ont rien à voir avec leur appartenance à la minorité Rrom. Ils demandent que les pouvoirs publics agissent en faveur de tous les SDF, sans développer de dispositifs spécialement dédiés aux Rroms.

Ainsi, ils dénoncent les opérations de maîtrises d’œuvres urbaines et sociales spécifiques et les spectaculaires villages d’insertions sécurisés expérimentés dans le département de Seine-Saint-Denis.
Pour eux, ces actions ciblant un public spécifique aggravent les discriminations subies par les personnes concernées, sans apporter de solutions durables. « Qu’ils soient sélectionnés ou exclus de ces dispositifs, les intéressés ne peuvent s’exprimer librement, car ils se trouvent dans les deux cas en situation de dépendance vis-à-vis de ceux qui ont le pouvoir de décider de leurs conditions de vie », remarque Saimir Mile, président de l’association. « Mais, nous n’intervenons pas uniquement sur la question des villages d’insertion », précise-t-il.

La Voix des Rroms joue un rôle dans les manifestations culturelles de la journée internationale des Rroms (8 avril). Animant plusieurs sites internet et des émissions sur des radios locales, elle mène aussi des actions en justice contre des médias accusés d’appeler à la haine raciale. Elle participe aussi aux activités de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). [Retour en haut]

Les centres de ressources

Les associations intermédiaires

Considérant que les organisations tsiganes nationales ne sont pas représentatives localement, les communes et les EPCI s’appuient sur des associations intermédiaires.

De tailles très variables, animées par des professionnels ou des bénévoles connus des services des collectivités, les associations intermédiaires servent de relais avec les voyageurs. Les collectivités ont recours à ces médiateurs lorsque le dialogue direct avec les familles est difficile.
Ces associations à vocation d’animation culturelle ou d’accompagnement social spécialisé se trouvent souvent dans des situations délicates. Elles ont pour mission de faciliter les contacts entre les administrations et les voyageurs, mais perdent leur raison d’être lorsqu’elles parviennent à leur but.

N’ayant aucun pouvoir, notamment dans le domaine du stationnement, elles ont une influence limitée sur les usagers qui, faute de trouver des réponses à leurs problèmes concrets par ces intermédiaires, inventent leurs propres solutions.
Néanmoins, les voyageurs utilisent leurs services au gré des plus ou moins bonnes relations personnelles entretenues avec les responsables de ces structures.
Souvent dénoncées par les organisations nationales comme maintenant les usagers dans une situation de dépendance, elles restent néanmoins, au quotidien, les seuls moyens permettant aux familles les plus démunies de résoudre les problèmes administratifs.

Le réseau IDEAL Gens du voyage

Organisme d’échanges d’expériences entre collectivités et professionnels, le réseau Idéal gens du voyage est l’un des deux principaux centres de ressources.

Avec 1 100 utilisateurs (conseils généraux, intercommunalités, services de l’Etat et associations), le réseau idéal gens du voyage regroupe la plupart des collectivités engagées dans une politique d’accueil des voyageurs. Organisateur de formations et de colloques, il s’appuie à la fois sur les services de l’Etat et sur les entreprises prestataires de services (bureaux d’études et gestionnaires d’équipements).

Néanmoins, il reste en contact avec les principales associations tsiganes et, par exemple, collabore tous les ans avec l’ASNIT/Action grand passage à l’organisation de la journée de préparation des grands passages lors du grand rassemblement de Gien.
Le réseau réalise régulièrement des enquêtes sur le fonctionnement des aires d’accueil (tarifs, règlements intérieur), qui offrent de précieux enseignements sur la manière dont les collectivités élaborent ces dispositifs. Il organise aussi des rencontres techniques destinées aux agents des collectivités.

Cet article fait partie du Dossier

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Commentaires

3 – Connaître les organisations représentatives des gens du voyage : de A comme ANGCV à V comme La Voix des Rroms

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Magalie

13/10/2010 08h58

Pour en savoir plus sur le Réseau Gens du Voyage d’IDEAL Connaissances : www.reseau-gdv.net

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