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Adrien Zeller, mort d’un régionaliste

Publié le 24/08/2009 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, France

Le président (UMP) de la région Alsace est décédé le 22 août. Ce fédéraliste convaincu hésitait rarement à prendre son camp à rebrousse-poil.

Il avait bien sa carte de l’UMP. Mais rien ne le répugnait plus que l’esprit de parti. Adrien Zeller, patron du conseil régional d’Alsace, décédé à 69 ans ce 22 août, ne brandissait, en définitive, qu’une bannière : celle de l’Europe des régions.

L’ex-haut-fonctionnaire (1967-1973) à la Commission de Bruxelles croyait dur comme fer aux vertus du fédéralisme. Son allure était un peu lunaire, sa mise désuète, son regard souvent perdu dans le vague. Mais dès qu’il s’agissait de sa chère Alsace, l’ancien ingénieur agronome, épris de constructions intellectuelles, savait se faire guerrier.
Le député-maire (UDF) de Saverne en avait tellement rêvé de cette présidence de région… Parlementaire depuis 1973, il ne l’avait décroché qu’en 1996, au prix d’une primaire virile avec Hubert Haenel (RPR). Son passage au secrétariat d’État chargé de la Sécurité sociale lors de la première cohabitation (1986-1988) lui avait laissé un souvenir mitigé. Avec son ministre de tutelle, le gaulliste Philippe Séguin, imprégné par l’autorité de l’Etat, les différences ne manquaient pas.

Rescapé de 2004
Seule, ces 13 dernières années, l’Alsace lui importait. Au point d’abandonner ses fonctions de député (en 1998) et de maire (2001). Ce travailleur acharné avait fini par maudire le cumul des mandats.
Son «dada» ? L’expérimentation sous toutes ses facettes. A Saverne, il avait lancé, dès le milieu des années 1980, une préfiguration du revenu minimum d’insertion (in fine consacré en 1988). En 2002-2003, il était parvenu à obtenir du gouvernement la gestion directe par l’Alsace de la plupart des fonds structurels européens.

L’électorat local, encore pétri de démocratie-chrétienne, plébiscitait cet homme au contact pas toujours facile. Au contraire de tant de ses collègues, ce fils d’élu pouvait afficher une grosse notoriété.
Un atout, à coup sûr, lors du scrutin de 2004. Au plus fort de la vague rose, il devenait le seul président de droite dans une région «classique». En «une» du Monde, les croquis de Plantu comparaient l’Alsace à un petit village gaulois cerné par les colonnes romaines. Le tout dans un nuage de saucisses et de choucroute. Adrien Zeller bouillait. Il finissait par écrire au caricaturiste. «Au cher Plantu, pour l’aider à renouveler son imagination au sujet de l’Alsace», ainsi débutait sa missive à laquelle il a joignait des photos de la façade du parlement européen ou de l’immeuble d’Arte à Strasbourg.

Anti-canton
Le coprésident de l’Institut de la décentralisation continuait de siéger à l’Association des régions de France. Mieux, il n’hésitait pas à rédiger une tribune avec son collègue (PS) de Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne.
«La plénitude des pouvoirs liés au développement économique régional, à l’innovation, à l’emploi-formation, aux synergies avec l’université, à la présence de centres financiers compte plus que la taille du territoire ou la démographie», scandaient-ils dans Le Figaro du 28 novembre dernier.

Avec ses amis du gouvernement, Adrien Zeller se montrait rarement docile. L’acte II de la décentralisation (2002-2004) l’avait dépité. La fusion des mandats départementaux et régionaux, préconisée par le pouvoir actuel, ne trouvait pas plus grâce à ses yeux. Il dénonçait le danger d’une «cantonalisation» de sa chère collectivité.
Après avoir oscillé, il repoussait la fusion du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de l’Alsace. Parmi les dirigeants socialistes de l’ARF, on citait volontiers ses propos. Il esquissait un petit sourire. Adrien Zeller était tout, sauf dupe.

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