GENS DU VOYAGE
Plusieurs élus de Seine-Saint-Denis, dont Patrick Braouezec, député DVG et président de Plaine Commune (communauté d'agglomération de Seine-Saint-Denis), ont lancé un appel le 8 avril à Saint-Denis face à la situation "alarmante" des Roms en Ile-de-France.
Installés dans des bidonvilles de plusieurs villes de Seine-Saint-Denis comme Aubervilliers, La Courneuve ou Stains, les Roms vivent dans des conditions d’hygiène « inhumaines », « indignes du pays des droits de l’Homme », selon M. Braouezec et sept maires de Seine-Saint-Denis, en majorité de gauche, qui ont demandé à l’Etat et aux collectivités territoriales de « prendre leurs responsabilités ».
Sur les 8.000 à 10.000 Roms installés en France, la moitié réside en Ile-de-France, dont 1.500 à 3000 dans le seul département de Seine-Saint-Denis.
Les élus ont demandé que les Roms puissent avoir un accès facilité au marché du travail et puissent être davantage accueillis dans d’autres départements que la Seine-Saint-Denis, l’un des plus défavorisés de France.
« C’est toujours les mêmes à qui on demande des efforts, les populations les plus naturellement solidaires, c’est-à-dire les plus modestes », a déploré Carinne Juste, maire PCF de Villetaneuse.
Les Roms subissent une « triple discrimination, dans leur pays d’origine, en France et dans l’Union européenne », a souligné Jacques Salvator, maire PS d’Aubervilliers. Il a suggéré d’élargir l’expérience des « villages d’insertion », présents notamment à Aubervilliers, sur tout le territoire.
D’autres pistes sont également suggérées par les élus, comme l’établissement d’aires d’accueil spécifiques comme pour les gens du voyage, ou des actions à l’échelle européenne dans les pays d’origine des Roms, la Roumanie et la Bulgarie.
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Neto
10/04/2010, 09h51Nous ne pouvons que soutenir le cri d'alarme de M. Braouezec, qui reste un des rares à dénoncer énergiquement l'accueil inhumain que l'Etat français accorde aux Rom.
Réflechir à des structures d'accueil, certes, mais conjointement avec les intéressées, c'est-à-dire, avec les Rom qui sont le mieux placés pour parler de leur besoins.
La voix des Rroms
09/04/2010, 23h54Suggérer l'élargissement des "villages d'insertion" à tout le territoire, après avoir constaté soi-même la réalité de ce type de projets, ne semble pas responsable. Les "villageois de l'insertion" n'ont pas le droit de travailler. Ils sont surveillés 24h/24 par des vigiles et des dispositifs de sécurité qui ingurgitent 75% du budget de ces villages (contre 35,9% du budget seulement dans les prisons). Pour en savoir plus: http://villagedinsertion.blogspot.com
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