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Société numérique

Emplois publics : des algorithmes à la place des fonctionnaires ?

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une emploi, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

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Symbole des nouvelles technologies © © 2011 Andrew Ostrovsky

Le traitement massif de données, le big data, promet une révolution de l’action publique, pilotée par algorithmes. Mais la promesse soulève de nombreuses questions, dont celle des emplois publics.

 

C’est le défi n°3 relevé par Elisabeth Grosdhomme Lulin dans sa note publiée par l’Institut de l’entreprise le 7 mai : comme dans tous les autres secteurs de la société, la numérisation des activités, l’automatisation, aura des conséquences sur l’emploi public.

Lire : Big data et action publique algorithmique sont-ils solubles dans les valeurs de services publics

Plusieurs études menées aux Etats-Unis et en Europe évaluent entre 35 % et plus de 52 % les emplois menacés de remplacement par l’automatisation et la numérisation de la société. Aucune ne s’est penchée sur le cas des fonctionnaires, mais leurs missions n’échappent pas à la révolution numérique.

La “menace” ne se présente cependant pas dans les mêmes termes que dans le secteur privé. D’abord parce que le statut empêche les licenciements économiques, ensuite parce que, faute de licenciements, les récents gouvernements ont opté pour le non remplacement des fonctionnaires partant en retraite.

Deux états de fait qui, à moyen terme, peuvent handicaper la sphère publique, estime Elisabeth Grosdhomme Lulin en substance :

  1. en l’absence d’ajustement des emplois, donc de gains de productivité, il devient difficile de justifier les investissements nécessaires à l’action publique algorithmique ;
  2. le non remplacement a un effet désastreux car il empêche l’arrivée des “digital native”, susceptibles de faire entrer la culture numérique dans les administrations ;
  3. il ne reste plus à l’administration, dès lors, que la mobilité et la reconversion des agents en poste, un processus très lent et coûteux.

Le levier managérial

Compte tenu de ces données de base, l’administration doit “moderniser ses pratiques managériales” pour gérer les ajustement qualitatifs (quelles compétences et quelles qualifications dans une administration algorithmique) et quantitatifs (où affecter les gains de productivité).

Pour l’auteure, ces contraintes poussent à envisager 3 profils principaux pour “servir” l’administration numérique :

  • les stratèges, qui concevront les nouveaux modèles d’intervention
  • les informaticiens, qui développeront les infrastructures et applications de ces interventions
  • les personnes au contact des usager, dont la valeur ajoutée “résidera dans la qualité d’écoute, d’empathie, parfois aussi de fermeté dans les rôles de contrôle et d’autorité”.

Les fonctions bureaucratiques “auraient  vocation à s’alléger”.

Consciente de l’impact de ces approches, Elisabeth Grosdhomme Lulin conclut qu’un effort “substantiel est manifestement devant nous pour que dirigeants et représentants du personnel, dans les diverses administrations, acquièrent la maturité nécessaire à des débats de ce type”. Il est temps, en effet.

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