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[Opinion] Démocratie locale

Refonder une citoyenneté active

Publié le 27/04/2015 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

Jo Spiegel

Jo Spiegel

Maire de Kingersheim (Haut-Rhin), commissaire à la transition énergétique de Mulhouse Alsace agglomération

Face à la « démocratie-régime » en crise, il nous faut mettre en route une « démocratie-construction ». Lente, édifiante, interactive, elle s’épanouit dans l’intervalle des élections, associe les citoyens et suscite leur pouvoir d’agir. Vouloir réduire la démocratie à un bulletin de vote une fois tous les cinq ou six ans, c’est fatalement l’exposer à l’échec et à la dérive vers une « démocratie providentielle », qui positionne l’élu dans la promesse et l’habitant dans l’attente. Ce petit jeu nourrit la vague déferlante de la frustration et du soupçon généralisé à l’égard de la politique et de ses représentants.

Dans ce contexte, la démocratie de participation constitue un enjeu de (re)fondation d’une citoyenneté active. Elle répond à l’urgence du « mieux vivre-ensemble » : il n’est de démocratie aboutie que dans la fraternité. C’est cette utopie qui nous anime à Kingersheim. Dans le cadre des états généraux permanents de la démocratie, les conseils participatifs associent habitants, partenaires, collaborateurs et élus dans la construction de tous les projets.

La démocratie participative est exigence

Dans cette démarche, la décision des élus s’appuie sur une phase de maturation et de coproduction avec les habitants. Bien plus que la décision prise, c’est le cheminement qui compte, faisant de chacun une partie intégrante de l’espace public, du bien commun et de l’intérêt général, qui nous réunissent. Dans ce cheminement se fait l’apprentissage de l’action publique, c’est-à-dire de la complexité, de la durée et de l’altérité.

C’est donc là que s’opèrent les processus de transformation sociale et personnelle. C’est là que se niche ce qui est essentiel dans la démocratie participative : l’exigence ! Elle est exigence pour les habitants. C’est dans le passage du « moi » au « nous », de l’immédiat au long terme, de l’intérêt particulier à l’intérêt général, que les individus deviennent citoyens.

C’est dans ces mutations qu’ils font l’expérience d’une démocratie où se construit ce qui fait ce qu’il y a de plus humain en l’homme, l’altérité. Cette démarche s’offre comme la véritable alternative à la dictature de l’opinion, du « dernier mot » ou du « moi d’abord », qui fleurit sur le terreau de l’ultralibéralisme et de la marchandisation des consciences.

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Commentaires

Refonder une citoyenneté active

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Albert

28/04/2015 03h26

ce qui est difficile à trouver, dans une société à forte potentialité de démocraties et de recherches participatives, c’est un compromis et non le fait d’ être dans la compromission.

j’aime bien voir les projets évolués en fonction de la participation des acteurs. les uns se focalisent sur un point les autres sur un autre. les services intègrent au mieux toutes les paroles des acteurs, tout en gardant l’idée générale du projet, élément moteur, sur laquelle il y avait consensus.

Henri Tanson

28/04/2015 06h44

Citoyenneté active ou démocratie? C’est le choix proposé ?
Mais c’est quoi la démocratie ? Le pouvoir du peuple (…) et ce n’est pas vraiment ce que l’on connaît depuis trop longtemps. On voit une pseudo-démocratie avec des élus qui, une fois passée l’élection, n’ont de comptes à rendre à personne. À quelque niveau que ce soit.
Et surtout, le système en place fait que le choix des candidats aux élections est tellement limité, que les politiques proposées sont trop semblables, interchangeables même.
Pourquoi donc le choix des candidats n’est-il pas plus large ?
On l’a vu aux dernières élections départementales: les médias ne s’intéressent qu’aux grosses formations et accordent la totalité de leur temps de parole à ces partis institutionnels responsables de ce gros déficit de démocratie dont tout le monde se plaint.
Le CSA demande de « l’équité » dans le partage du gâteau médiatique: les formations les plus médiatisées ont droit à la part congrue: les autres se partagent les miettes. Et les autres, ce sont essentiellement des partis satellites des gros partis comme EELV et Nouvelle Donne (PS), Nous citoyens (UMP), DLF (UMP/FN/). Mais rien, zéro, pour ceux qui se battent pour que l’on retrouve cette démocratie, ce droit à la diversité d’opinions, à la liberté d’expression qui n’existe que pour les favorisés… Il faut l’avoir vécu pour le croire: il n’y a pas de liberté d’opinion en France si vous êtes en dehors du « cadre » autorisé. C’est pourquoi tant de Français se détournent de la politique et surtout, ne veulent plus endosser leur rôle de citoyen sachant qu’ils ne se reconnaissent plus dans cette politique qui n’est qu’un camaïeu et pas un arc-en-ciel !
Ce n’est pas en rêvant de démocratie participative et autre que l’on changera la situation; le mal est bien plus profond que cela.
Pourquoi les jeunes se désintéressent totalement de la politique, pourquoi n’ont–ils plus aucune conscience citoyenne, pourquoi ne sont-ils plus attachés au devenir de leur pays et semblent prêts à le quitter sans le moindre regret? L’éducation y serait-elle pour quelque chose?…
C’est là qu’il faudrait agir mais j’ai peur que cette situation arrange ceux qui veulent démonter notre pays afin de l’intégrer à un ensemble insipide, sans couleur, sans intérêt. À une autre époque, cette désintégration de notre pays avait vu naître des mouvements de résistance virulente. C’était une autre époque mais le risque est identique mais beaucoup moins visible. Ce n’était pas la peine de résister en 40 si c’est pour en arriver là…
Profond, je vous dit…

RSC

30/04/2015 11h44

Cela me semble être le bon chemin.
Oui, la démocratie doit devenir une construction permanente. Aujourd’hui trop d’hommes et de femmes ont déserté le chantier.
Le remède miracle serait-il, comme le propose le président de l’Assemblée nationale dans son rapport « Engagement citoyen et appartenance républicaine » , de rendre le vote obligatoire pour toutes les élections.
Comment peut-on contraindre les citoyens à se rendre aux urnes alors qu’entre deux consultations ils sont tenus à l’écart des décisions qui les concernent ?
Pourquoi les obliger avant de tenter de les convaincre d’être des acteurs en capacité de maîtriser les enjeux des décisions à prendre et en être partie prenante ?
Ne nous trompons pas de priorité. La révision des procédures publiques de participation et de consultation des citoyens à tous les niveaux de la prise de décision est à entreprendre d’urgence au risque de voir le lien social se déliter encore davantage.

Nous Citoyens du Sud

02/05/2015 07h43

@ Henri Tanson,
C’est bien mal connaître Nous Citoyens que de prétendre que c’est un parti satellite de l’UMP. Il suffit de parcourir les pages Facebook officielles du mouvement : les politiciens de carrière de l’UMP y sont tout autant brocardés que les autres. La quasi totalité des adhérents de Nous Citoyens n’avaient jamais adhéré à un mouvement politique auparavant. Certains votaient à droite et d’autre à gauche. Vous pouvez aussi consulter la page Wikipedia sur notre mouvement pour constater qu’il est réellement ni de gauche, ni de droite.
PS : il aurait été utile et plus honnête de mentionner votre appartenance à un parti politique, car le lecteur comprendrait que vos avis sur les autres formations ne sont pas forcément objectifs.

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