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Transports

Les autoroutes de la mer dans la tempête

Publié le 22/04/2015 • Par David Picot • dans : Europe

Sans financements publics, ces liaisons maritimes n’apparaissent pas viables. Tel est en particulier le cas de la ligne reliant Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique), sur l’estuaire de la Loire à Gijón, dans les Asturies, au nord de l’Espagne.

Le programme européen des autoroutes de la mer traverse une très mauvaise passe. Lancé en 2001, son objectif était notamment de décongestionner les routes et limiter les émissions de CO2. Mais depuis quelque temps, les vagues scélérates se succèdent : après l’arrêt de deux liaisons emblématiques en 2014 (Bilbao-Zeebrugge et Montoir-Gijón), un rapport du Parlement européen de décembre dernier en a remis une couche : le concept serait insuffisamment connu, y compris des acteurs intéressés. Et surtout, il n’est pas viable, sans financements publics. La raison ? Sur de petites distances, le coût de la route reste bien moins élevé que celui de la mer.

Illustration avec l’autoroute qui reliait Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique), sur l’estuaire de la Loire et Gijón, dans les Asturies, au nord de l’Espagne. Elle a été lancée en septembre 2010. La liaison a bénéficié d’un fort financement public : les États français et espagnols avaient versés 15M€ chacun et l’Union européenne, 4M€. Un bon starter donc doublé d’un succès commercial : 75% de remplissage moyen en 2013 avec près de 18 000 camions, 38 500 voitures dont 25 000 Renault neufs et 50 000 passagers transportés.

Trouver de 4 à 7 millions par an

Ces bons chiffres n’ont pas suffi. L’armateur (LDA) a arrêté la ligne en septembre 2014, lorsque les aides des collectivités, utilisables lors des 4 premières années, ont cessé… « Sur les 4 ans, en intégrant les subventions, nous avons perdu 1,5M€ », souligne Antoine Person, secrétaire général de Louis Dreyfus Armateurs (LDA). « Et pour redémarrer, il manquerait entre 4M€ et 7M€ par an, selon le prix du carburant maritime. C’est une équation impossible en l’absence d’aides publiques qui font baisser le coût du transport maritime. Ou de mécanismes qui augmentent celui de la route ». A l’image de la feue écotaxe…

Premier vice-président de la région des Pays-de-la-Loire, Christophe Clergeau (PS) considère ce dossier d’autoroute Montoir-Gijón comme « stratégique » pour le développement local et l’aménagement du territoire. Des groupes de travail planchent actuellement sur les conditions d’une éventuelle réouverture. Leurs conclusions seront rendues en mai 2015.

La piste de l’écobonus

En attendant, l’élu demande du temps et… de l’argent. « Penser que les autoroutes de la mer seront rentables dans les 3-4 années à venir n’est pas réaliste », explique-t-il. « Nous sollicitions les instances européennes pour un effort supplémentaire sur la durée, afin d’installer ces liaisons ». A la manière de ce que pratique l’Italie, un « écobonus » est évoqué. Par ce système, la puissance publique verse au transporteur routier qui accepte de monter dans le bateau, le différentiel de coût entre la mer et la route. Mais pour l’heure, le navire apparait bien loin de larguer les amarres…

Paul Tourret : « Un challenge compliqué face au low cost extrême de la route »

« Les autoroutes de la mer sont un nouveau produit. Il faut du temps pour les installer », juge Paul Tourret, directeur de l’Institut supérieur d’Economie maritime. Selon lui, « la liaison doit répondre à des attentes sociales, sociétales voire économiques ». Il en existe qui fonctionnent en Méditerranée entre l’Espagne et l’Italie. « Elles s’appuient pour cela sur l’industrie automobile qui fait que les bateaux ne repartent jamais à vide. Avec le temps, sont venus se greffer de nouvelles escales et autres services. Dans l’absolu, le principe peut fonctionner, d’où l’enjeu de construire de la connectivité à l’échelle de l’Atlantique. Mais le challenge est compliqué pour les solutions maritimes, étant donné le low cost extrême de la route et l’efficience de la logistique européenne. C’est un combat collectif qui rassemble les exploitants, les ports et les régions maritimes. Celles-ci doivent redoubler d’efficacité en matière de communication, pour séduire de nouveaux clients potentiels », juge Paul Tourret.

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