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Présidence de l’ADF : Dominique Bussereau sur la voie royale

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une, France

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Dominique Bussereau © CC by Mélanie Chaigneau

Le député et président de la Charente-Maritime a obtenu le soutien des ténors de l’UMP. Dominique Bussereau devrait être, le 13 mai, le seul candidat de la droite, du centre et des indépendants à la présidence de l’Assemblée des départements de France.

 

Depuis le troisième tour des élections départementales, le paysage s’est considérablement éclairci. Exit, Pierre Bédier (Yvelines), Eric Ciotti (Alpes-Maritimes), Benoît Huré (Ardennes) et Bruno Sido (Marne), Dominique Bussereau (UMP) devrait être, selon l’intéressé lui-même, le candidat unique de la droite, du centre et des indépendants à la présidence de l’Assemblée des départements de France (ADF). « Il peut naitre des vocations au dernier moment », prend cependant soin de préciser le patron de la Charente-Maritime.

Le scrutin aura lieu au Sénat le 13 mai. Il ne devrait pas échapper à l’opposition républicaine et à Dominique Bussereau. L’UMP, l’UDI, le MODEM et les « divers droite » détiennent, en effet, les deux tiers des départements.

La tournée des grands ducs

« Président de la Charente-Maritime depuis 2008, ainsi que membre du comité exécutif et du bureau de l’ADF durant la mandature précédente, je me suis beaucoup plus investi dans les débats sur la réforme territoriale. Je souhaite, maintenant, donner du temps et de l’énergie à l’Assemblée des départements de France », indique à La Gazette, Dominique Bussereau.

Ces dernières semaines, le député s’est assuré du concours de tous les chefs de l’UMP, Nicolas Sarkozy en tête. Ses concurrents se sont, du coup, rangés derrière lui. Aussi, Dominique Bussereau prépare-t-il déjà l’après-13 mai. Il a, en ce sens, rencontré François Baroin (UMP) ainsi qu’Alain Rousset (PS), respectivement président de l’Association des maires de France et numéro un de l’Association des régions de France. Il va, dans les prochains jours, prendre langue avec le leader du groupe de gauche de l’ADF, André Viola (PS).

Contre le conseiller territorial

Figure, jadis, des jeunes giscardiens, le sexagénaire s’affiche volontiers « modéré » et «  très attaché au pluralisme ». « Je respecterai toutes les composantes de l’ADF », avance l’ancien premier magistrat de Saint-Georges-de-Didonne. Conseiller régional, adjoint au maire de Royan, président du centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Charente-Maritime… : Dominique Bussereau a observé le millefeuille territorial sous presque toutes ses coutures. Voici, maintenant trois décennies, que cet adepte du cumul des mandats, député depuis 1993, siège au sein de son assemblée départementale.

Grâce à sa proximité avec Jean-Pierre Raffarin, il a occupé de multiples maroquins durant les années « 2000 » : secrétaire d’Etat aux Transports, ministre de l’Agriculture, secrétaire d’Etat au Budget… Une condition essentielle aux yeux du secrétaire général de l’ADF Bruno Sido (UMP). « Il ne suffit pas d’être parlementaire pour présider notre association. Il faut aussi connaître les rouages du Gouvernement. Dans le bureau, il nous faudra d’autres poids lourds, comme Alain Lambert. Car l’objectif, c’est l’efficacité, pas les égos », juge le sénateur Sido. Pour lui, Dominique Bussereau présente aussi le mérite de se situer à l’interstice de la droite, du centre et des indépendants : « Il n’est pas inféodé à un parti. C’est très bien, car l’ADF est avant tout un syndicat de défense des intérêts départementaux. »

Pas toujours en phase avec la gouvernance « Sarkozy », Dominique Bussereau avait contesté le conseiller territorial appelé à siéger dans les assemblées départementales et régionales. « J’y voyais un premier pas vers la disparition du département. Cela aboutissait à des conseils régionaux gigantesques comme en PACA », explique-t-il aujourd’hui. Depuis, il a mis un peu d’eau dans son vin. « Le président Sarkozy est très favorable au conseiller territorial », glisse-t-il.

Haro sur le redécoupage des cantons

L’an dernier, Dominique Bussereau a mené la fronde contre le redécoupage des cantons. « Le Conseil d’Etat ne nous a pas entendu, encore moins écouté. Du coup, on va devant la Cour de justice de l’Union européenne. Il n’est pas admissible que dans le Val-de-Marne et la Lozère, l’opposition de droite soit largement majoritaire en voix, mais très minoritaire en sièges. »

Après le congrès de Lille de 2013, Dominique Bussereau a boycotté les instances dirigeantes de l’ADF qu’il jugeait trop complaisantes envers le Gouvernement. « Mon département a continué de verser sa cotisation », précise-t-il, dans le même mouvement. A l’ADF, Dominique Bussereau entend revoir le nombre et les intitulés de commissions « dont certaines vivotent ».

Surtout, il compte infléchir les ultimes arbitrages sur le projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) : « A ce stade, le transport des handicapés est maintenu au département, tandis que celui des scolaires est transféré à la région. Je m’oppose à cette discrimination. Tous les enfants ont vocation à être ensemble. » Pour René-Paul Savary (UMP), membre du bureau de l’ADF, Dominique Bussereau devra peser dans le bras de fer financier avec l’Etat. « Il est temps de remettre à plat le RSA », ajoute le sénateur-président de la Marne.

Dominique Bussereau se garde de toute déclaration fracassante contre l’assistanat. Le consensus, avant tout ! A l’ADF, il devrait s’appuyer sur le très modéré Jean-René Lecerf, nouveau président (UMP) du Nord. « Je porte la candidature d’un collectif, et non d’un individu », rappelle Dominique Bussereau. Les présidents de département issus de la droite, du centre et des indépendants se réuniront le 6 mai. La composition  du bureau de l’ADF constituera leur plat de résistance.

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Thèmes abordés DécentralisationRéforme territoriale

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