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Modernisation de l'action publique

France Connect : un seul identifiant pour tous ses comptes administratifs

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une, France

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clé © Flickr CC by Tawheed Manzoor

S'inspirant de Google et de Facebook Connect, l'Etat veut permettre aux usagers des services de la sphère publique de ne plus avoir plus qu'un seul identifiant et mot de passe pour tous leurs comptes. Une fonctionnalité qui intéresse aussi les collectivités.

 

Simplifier la vie de l’usager, c’est l’une des missions du SGMAP. Avec la plate-forme France Connect, qui va fédérer les identités numériques d’un internaute, il sera possible d’aller sur différents sites, d’utiliser différentes applications, sans avoir à ressaisir identifiant et mot de passe pour chacun d’eux. Par exemple, un parent souhaite inscrire son enfant à l’école. Il n’a pas de compte famille mais a déjà déclaré ses impôts en ligne. Si sa ville a intégré le « bouton » France Connect, l’administré n’a qu’à cliquer sur ce bouton pour accéder au service de sa ville. « Nous avons choisi d’avoir différents fournisseurs d’identité. Dans un premier temps, lors du lancement, il y aura impots.gouv.fr, Amélie.fr et La Poste. Cela permet aux usagers de retenir celui en qui ils ont le plus de confiance, même si en réalité, le niveau de sécurité et de confidentialité est aussi solide chez les trois acteurs », explique Guillaume Blot, chef du service architecture et urbanisation à la DISIC (direction interministérielle des systèmes d’information et de communication). Actuellement les tests techniques sont effectués avec impots.gouv.fr et La Poste.

Socle de l’Etat plate-forme

France Connect est aussi le socle du projet l’Etat plate-forme. En effet, « France Connect va jouer le rôle de tiers de confiance ce qui permettra l’échange de données entre administrations et évitera aux usagers de fournir un RIB, un justificatif de domicile, l’avis d’imposition… », souligne Guillaume Blot. Là encore l’intérêt, à terme, est évident pour les collectivités et leurs administrés. La DISIC mène actuellement des tests avec plusieurs grandes collectivités. Autre avantage, France Connect va également permettre d’être en conformité avec le règlement européen IDAS (Electronic Identification and Signature).

“Trois jours maximum” pour intégrer la fonctionnalité

Mauvaise nouvelle : même si leur site intègre déjà mon.service-public.fr, les collectivités devront refaire les développements pour mettre le bouton France Connect sur leurs pages. Mais, la bonne nouvelle, c’est que ce sera beaucoup plus simple. En tout cas, Guillaume Blot l’assure : « cela prendra trois jours maximum pour un développeur. Nous avons fait en sorte que cela soit aussi accessible que d’intégrer un bouton Google +, Facebook Connect ou Twitter. Nous avons utilisé les mêmes standards technologiques et n’avons pas réinventé un système franco-français ! ».

Il précise que chaque jour, 15 ou 20 collectivités contactent la DISIC (possible via disic@modernisation.gouv.fr ) pour avoir des informations sur France Connect. « La première question de nos interlocuteurs est toujours pour savoir s’il sera difficile à intégrer. Nous proposons à leurs développeurs d’aller voir les librairies, les lignes de commandes à programmer. Ils peuvent ainsi vérifier que c’est réellement aussi simple qu’avec Facebook Connect ou Twitter. »

Repenser ses e-procédures

Pour faire de l’échange de données, les collectivités devront aussi concevoir autrement leurs services numériques. Actuellement elles exigent de la part de l’usager des justificatifs. Demain, avec France Connect, elles devront être capable de récupérer ces informations directement auprès des administrations détentrices de données. Leur système devra donc être interopérable avec celui de l’interlocuteur interrogé. « Elles pourront s’appuyer sur la dernière version du référentiel général d’interopérabilité qui spécifie les protocoles d’échanges », précise Guillaume Blot.

Lancement fin 2015, début 2016

La DISIC a commencé à imaginer le projet France Connect en 2013 et lancé les développements fin 2014. « Actuellement nous testons techniquement la plate-forme et finalisons les derniers développements. En septembre ou octobre, nous commencerons les tests avec de vrais usagers. Nous prévoyons une généralisation de France Connect fin 2015 début 2016 », précise Guillaume Blot. Les collectivités ne pourront donc pas proposer le bouton France Connect avant début 2016 à leurs internautes. « Nous aimerions tous que le 1er janvier 2016, tout le monde puisse utiliser le bouton France Connect partout mais il y a un principe de réalité. De même qu’on ne construit pas une ligne de TGV en un an, on ne bâtit pas un tel projet en quelques mois. Et, ce n’est pas un problème de moyens : nous avons le soutien des politiques et une ligne budgétaire dédiée de 2 millions d’euros sur 2015 pour les achats extérieurs nécessaires pour France Connect », souligne Guillaume Blot.

Devenir un standard

Le lancement de France Connect coïncidera avec celui de la nouvelle version de mon.service-public.fr de la DILA. Mon.service-public.fr lui apportera ainsi 3 millions d’utilisateurs (dont quelques dizaines de milliers utilisaient déjà le principe de la fédération d’identité). Car, pour réussir, France Connect devra atteindre rapidement une masse critique d’utilisateurs afin que, comme pour Facebook et Google, tout le monde intègre son bouton. Si la DGFiP accepte de proposer aux contribuables de fédérer leur compte impot.gouv.fr à France Connect lors de la campagne de déclaration d’impôt du printemps 2016, la plate-forme pourrait rafler 10 millions d’utilisateurs supplémentaires.

Les équipes de la DISIC ont donc intérêt à jouer sur tous les leviers possibles pour que les ministères et les grandes administration ayant déjà un grand nombre de comptes soutiennent l’initiative. « Le bouton France Connect doit réussir à être diffusé le plus possible à partir de 2016. Début 2017, nous pourrons faire le point et voir si il a bien pris », résume Guillaume Blot qui, en parallèle, travaille avec les éditeurs et les intégrateurs. Il organise des openlab d’une demi-journée tous les 15 jours, pour qu’à terme, ils proposent directement dans leurs applications le bouton France Connect. Bref, France Connect doit réussir à devenir un standard de fait là où mon.service-public.fr avait échoué. Pour cela il devra aussi convaincre les utilisateurs que les administrations, même si les identifiants et les mots de passe sont les mêmes, n’échangeront pas de données sans leur accord…

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Thèmes abordés AdministrationInformatiqueService public

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  1. 1. Dahliater 05/05/2015, 17h23

    Big brother utilise toutes les méthodes pour s'emparer des données des citoyens. Quelles garanties sur la sphère privée?

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