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Réforme territoriale

Chefs-lieux de région : l’heure des choix cornéliens s’approche

Publié le • Par • dans : A la une, France

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carte-capitales-regionales © Europe 1

Europe 1 a dévoilé lundi 13 avril une carte provisoire des futurs chefs-lieux de région, avant l’annonce officielle prévue le 22 avril. S’ouvrira ensuite une phase de négociation, jusqu’en juillet, qui promet d’être agitée pour certaines régions. Tour de France des points chauds.

 

Selon des informations Europe1 publiées lundi 13 avril, “le gouvernement a choisi les chefs-lieux” des régions, une liste qui ne suscite pas que des réactions enthousiastes, même si elle est provisoire.
La présentation officielle, a annoncé le même jour le gouvernement, se fera lors du conseil des ministres du 22 avril. « Ces principes reposent sur la volonté de garantir une juste association des territoires à cette réforme. Aucun territoire ne doit rester à l’écart », a assuré le ministère de l’Intérieur.

La liste présentée dans une semaine servira de base de concertation, avec possibilité pour les élus de faire des contre-propositions jusqu’en juillet, et un premier choix sera effectué, par décret, afin de préparer les élections régionales, fixées à décembre 2015. La carte définitive sera arrêtée en juillet 2016, par le gouvernement.

Lire aussi : Fusion des régions : les nouvelles règles relatives aux élections régionales 2015

Dans certaines régions, le pré-choix semblait évident, par exemple Bordeaux plutôt que Poitiers pour la grande région Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin. « Dans le grand Est, la décision a déjà été prise dans la loi sur le redécoupage, Strasbourg est sûre d’être désignée. »
Ailleurs, il est plus délicat et suscite depuis plusieurs mois son lot de déclarations politiques. Focus sur trois cas qui donne du fil à retordre à la place Bauveau et aux élus.

Carte Europe 1

Grande Normandie : le ni-ni normand

Ni Rouen, ni Caen ! La grande Normandie pourrait faire figure d’exception. A l’échelle du pays, la région serait la seule à dissocier sa capitale administrative de sa capitale politique. Le compromis qui se dégage, sous l’impulsion du rouennais et ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, serait d’installer le chef lieu administratif – et notamment la préfecture – à Caen, tandis que Rouen obtiendrait le siège du conseil régional.

Sollicité par la Gazette, Yvon Robert, maire PS de Rouen, n’a pas souhaité répondre. « Il attend une confirmation officielle pour s’exprimer », assure-t-on dans son entourage.

En tout état de cause, cette solution mi-figue mi-raisin sonnerait comme un désaveu pour lui. « L’agglomération rouennaise est la plus peuplée de ce nouveau territoire, elle doit être capitale régionale », indiquait-il il y a quelques semaines, balayant au passage l’hypothèse d’un éparpillement des fonctions de direction. En l’état actuel des informations, c’est bien de cela dont il est question…

En revanche, Caen a de quoi se réjouir. C’est à elle qu’échoit le statut tant convoité de chef-lieu, autrement dit celui de capitale régionale officielle. « La logique d’une complémentarité entre les deux villes que j’ai toujours défendue s’est imposée », se félicite aujourd’hui Joël Bruneau, le maire UMP qui attend néanmoins la confirmation officielle de cette annonce.

Dans l’idéal, l’édile préfèrerait inverser la proposition pour rapprocher l’institution politique de tous les citoyens normands. « Le conseil régional devrait s’installer à Caen du fait de sa position géographique plus centrale », plaide-t-il. Joël Bruneau mise sur l’élection d’une nouvelle majorité à la région à même de revoir ce choix.

Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées : à Montpellier, les élus réclament un partage « équitable » des pouvoirs

« Si le choix de Toulouse comme capitale de la future région par le gouvernement est confirmé, nous regarderons passer les trains, lâche le maire de Montpellier et président de sa métropole Philippe Saurel (DVG). La décence aurait voulu que le choix soit beaucoup plus équitable pour le territoire ». Il veut « organiser la résistance de la République d’en bas, celles des maires et élus locaux » et prône une solution « à la normande, celle de Caen, de Rouen, de Fabius ».

« Pas surpris » par le choix de Toulouse, le président de la région Languedoc-Roussillon, Damien Alary (candidat aux régionales sur la liste PS menée par la ministre Carole Delga, toulousaine) réclame « un partage équitable des pouvoirs, un équilibre des centres de décision politiques et économiques. Si Montpellier n’est plus chef-lieu, cela appelle des engagements très forts de l’Etat pour rétablir l’équilibre avec Toulouse. J’ai vu Bernard Cazeneuve jeudi dernier, qui souhaite préserver cet équilibre entre les deux métropoles. Il est indispensable que, dans cette union, il n’y ait pas un fort et un faible. »

Du côté de Toulouse, le maire-président de la métropole Jean-Luc Moudenc (UMP) comme le président de la région Martin Malvy (PS) appellent à un équilibre entre les lieux de décisions. Si le choix de Toulouse pour capitale correspond, pour Jean-Luc Moudenc « à une réalité économique et démographique objective », il souhaite que « l’organisation et l’implantation des services de l’Etat et de la Région à venir, puissent être équilibrées entre Montpellier et Toulouse ». À l’instar de Martin Malvy, qui rappelle que « la répartition des instances régionales sera du ressort de la nouvelle assemblée ».

Bourgogne-Franche-Comté : Besançon ne baisse pas les bras

« Moi, je continue à plaider fortement pour créer un territoire métropolitain Besançon-Dijon, ou Dijon-Besançon, une colonne vertébrale de la future grande région », explique Jean-Louis Fousseret, maire (PS) de Besançon et président de son agglomération.
Dans la carte des chefs-lieux provisoires que doit valider le conseil des ministres, la capitale franc-comtoise serait en effet écartée au profit de celle de Bourgogne, dont le poids économique et démographique est plus important.

Ce scénario était d’ailleurs redouté depuis l’annonce de la fusion par les élus franc-comtois, lesquels avaient lancé de multiples alertes aux membres du gouvernement concernés et tenté de convaincre de la pertinence d’un pôle métropolitain reliant les deux villes qui ferait office de capitale tout en englobant les territoires ruraux et les petites villes.

Lire aussi : Fusion des régions : le débat confisqué en Bourgogne Franche-Comté

Marie-Guite Dufay, la présidente (PS) de la région Franche-Comté, avait évoqué l’idée dès mai 2014, lors de la venue de Marylise Lebranchu à Besançon, où la fusion venait d’être officialisée.
« Il nous faut peser entre les métropoles lyonnaise et strasbourgeoise, nos régions sont petites, il faut nous unir », poursuit le maire qui, mercredi dernier [8 mai, ndlr], accompagnait Marie-Guite Dufay à un rendez-vous chez Bernard Cazeneuve.

Le ministre de l’Intérieur aurait promis de venir bientôt expliquer aux Bisontins comment les administrations décentralisées et déconcentrées pourraient être réparties entre les deux villes. « La concentration de tous les pouvoirs de décision à Dijon serait une erreur d’analyse en matière d’aménagement du territoire, elle l’assécherait plutôt qu’elle ne l’irriguerait », dit encore Jean-Louis Fousseret.

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  1. 1. ugottale 15/04/2015, 11h16

    il aurait fallu construire les REGIONS , autour des 7 grandes métropoles :
    PARIS , STRASBOURG , LILLE , NANTES , BORDEAUX , MARSEILLE , LYON !

  2. 2. ssrw38 15/04/2015, 08h13

    Attendons la fin des gue guerres (prévisibles !) de chef lieu/capitale pour vérifier qu'il n'y aura aucune économie à la clef avant très longtemps et aucun bénéfice pour les citoyens/résidents/contribuables. Il y aura beaucoup trop à faire, à discutailler chaque décision (pour le bien de tel secteur au détriment de tel autre secteur, parce que les élus par ci ou par là sont de telle ou telle couleur politique etc...) pour que cette réforme apporte un réel intérêt à la vie locale de façon globale.

  3. 3. dudule 14/04/2015, 20h20

    Un p'tit cours de géo ne ferait pas de mal au journaliste d'Europe 1 qui a conçu la carte ^^

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