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Départementales 2015 : 300 collaborateurs de cabinet sur le carreau

Publié le • Par • dans : A la Une RH, France, Toute l'actu RH

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Pôle emploi © Fotolia

Sale temps pour les hommes de l’ombre du PS. Le basculement de gauche à droite de 27 départements entraîne le départ de 300 d’entre eux.

 

Ces temps-ci, des collaborateurs d’élus socialistes prisent l’humour noir. Leur blague préférée : « Que signifient les initiales PS ? Plan social ! » Après la perte, l’an dernier, de 121 villes de plus de 15 000 habitants et de la plupart des intercommunalités afférentes, le bilan du scrutin des 22 et 29 mars est particulièrement lourd. Le basculement de 27 départements de gauche à droite entraîne le départ d’environ 300 collaborateurs de cabinet, selon Florent-Yann Lardic, dircab’ du président de l’Assemblée des départements de France, Claudy Lebreton (PS)

Dans les conseils généraux ruraux, le nombre de ces collaborateurs s’élevait à 4 ou 5. Dans les Bouches-du-Rhône, il culminait à 58 ! Une partie de ces collaborateurs dépendaient juridiquement des services. Certains d’entre eux avaient même le statut de fonctionnaire territorial. En clair, ils pourront retrouver leur administration d’origine.

Horizon bouché

Pour les autres, le choc est plus rude : les collaborateurs de cabinet n’ont, en effet, pas droit à des indemnités de licenciement. « Tous sont restés jusqu’au bout du combat », salue Cécile Mexandeau, présidente de l’association Dircab, regroupant « les directeurs de cabinet des collectivités locales à direction socialiste ou républicaine ». « Beaucoup ne se faisaient plus trop d’illusions, poursuit-elle. Mais perdre son boulot du jour au lendemain est toujours violent. »

Les collaborateurs des présidents déchus s’inscrivent, dès maintenant, à Pôle Emploi. Ils y perçoivent des allocations-chômage et furètent dans le privé. Leur cible : les entreprises de communication ou de consulting en urbanisme.

Ce n’est, en effet, pas le scrutin dans les régions, fin 2015, qui leur ouvre des perspectives. Tout porte à croire que le PS ne pourra conserver le contrôle de la quasi-totalité de ces collectivités. L’horizon, pour les collaborateurs politiques proches de la majorité nationale, paraît d’autant plus bouché qu’après le rendez-vous régional de décembre, il n’y aura, en principe, plus d’élection locale avant 2020.

Professionnels de la politique « new look » plus agiles

Les cabinets ministériels atteignent leur capacité maximale. Certains collaborateurs de maires battus aux municipales de 2014 les ont déjà intégrés l’an dernier. Des postes d’assistant parlementaire de député ou de sénateur PS ont été aussi ouverts. Ces rustines n’ont pu à elles seules endiguer la saignée des municipales. L’an dernier, ce sont environ 1 000 collaborateurs de cabinet qui ont fait partie de la charrette.

Parmi ceux-ci, des professionnels de la politique « new look ». Ces moins de 40 ans, formés au Mouvement des jeunes socialistes et dans les IEP, n’étaient pas forcément attachés à la figure d’un élu. Ils déployaient surtout une expertise technique dans des domaines les plus divers (finances, droit des collectivités, urbanisme…). Mobiles, à l’aise sur les réseaux sociaux, un brin mercenaires aussi, certains d’entre eux ont fondé leur entreprise.

Vieille école

La défaite est plus amère pour les dircabs de département blanchis sous le harnais. Ces tenants de la vieille école ont parfois fait toute leur carrière auprès d’un homme. Le scrutin des 22 et 29 mars marque la fin d’un « long compagnonnage », selon le mot de Florent-Yann Lardic. Pour ces directeurs de cabinet de conseils généraux, la reconversion s’annonce difficile. Leur réseau ne dépasse, en effet, pas toujours les frontières du département.
Dans leur pré carré, ils font, en revanche, figure de notable. Aussi, certains, escomptent-ils se recaser dans des grandes entreprises du cru, ou plus sûrement au sein d’organismes parapublics. « Cela se pratique assez largement dans les chambres de commerce et d’industrie », confirme Florent-Yann Lardic. D’autres séniors feront valoir leur droit à la retraite.

L’amertume, parmi ces cadres, aussi actifs dans les collectivités que dans les fédérations PS, n’en demeure pas moins grande. « La débâcle électorale ébranle les assises de l’appareil socialiste, explique le politologue Rémi Lefebvre, dans la dernière livraison de « Pouvoir Locaux », le trimestriel de l’Institut de la gouvernance territoriale et de la Décentralisation. Le prix de l’exercice du pouvoir national payé par les élus locaux socialistes est lourd, ce qui donne du crédit à ceux qui le craignaient et en en redoutaient la perspective, comme le président de la région Nord-Pas-de-Calais Daniel Percheron. »

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