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La mutualisation à marche forcée

Publié le • Par • dans : Billets finances

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7378516590_59f805c887_z © Flickr CC by Robert McGoldrick

Les élus espèrent des économies des schémas de mutualisation. Mais ils doivent d’abord apprivoiser l’idée d’une coopération plus ou moins choisie. Ce n’est pas le plus simple.

 

La mutualisation, bien que généralisée de façon informelle sur tout le territoire, est encore loin d’être un réflexe, d’autant plus qu’elle devient obligatoire, pour répondre notamment à un objectif de rationalisation des ressources. L’exemple du département du Nord est symptomatique des difficultés rencontrées par les territoriaux et élus chargés de la construction de schémas de mutualisation qui devront être formalisés à la fin de l’année.

Coopération insuffisante

Lors de la rencontre d’actualité du Club finances du 12 mars à Douai, ces responsables n’ont eu de cesse d’évoquer la nécessaire « douceur » d’un processus, qui doit être « choisi » et qui « vient de loin dans le Nord », comme l’a rappelé Jean-Luc Humbert, DGS de Valenciennes métropole. Pour lui, si l’objectif affiché est bien de réaliser des économies, en gagnant en efficacité de service, « cette question relève plus du prétexte que de l’argument : l’objectif est d’abord de se donner les moyens de développer une culture de coopération encore insuffisante ». De son côté, la métropole lilloise a d’abord voulu améliorer la communication entre communes, sans intervention de la ville-centre, avant d’aborder le volet financier, de façon à ne pas « braquer » les élus et leur administration.

Cette situation n’est pas propre au Nord. A Chalon-sur-Saône, l’ancien DGS a dû faire face à « deux administrations qui passaient leur temps à se taper dessus ». Pas sûr qu’à Bordeaux, Lyon ou ailleurs, les rapprochements se fassent dans les embrassades et la concorde. La mutualisation est encore vue comme un « amenuisement des prérogatives communales » et participerait donc à un processus de « dévitalisation » de la commune, même si 62 % d’entre celles interrogées par l’inspection générale des finances dans son étude sur le sujet, reconnaissent que la mutualisation doit générer des baisses de coûts. « Nous n’avons plus le choix, à cause de la baisse des dotations », résume le président de la communauté d’agglomération du Douaisis, Christian Poiret. Or c’est bien cette absence de choix qui agace les élus.

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