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Climat

31 villes d’Europe s’engagent pour une « commande publique bas carbone »

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : Dossiers d'actualité, France

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une-Calvin Teo - CC BY-SA 3 © Calvin Teo - CC BY-SA 3

Stimuler les technologies propres en passant des marchés publics massifiés : c’est l’objectif de la trentaine de villes européennes réunies, le 26 mars à Paris, pour adopter la « déclaration des maires européens pour le climat ». Une initiative appréciée de l’exécutif, à huit mois de la 21ème Conférence mondiale sur le climat (Cop 21).

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Cet article fait partie du dossier

La diplomatie des territoires au service de la COP 21

 

Chiffres-clés

Les 31 villes signataires représentent :

  • 60 millions d’habitants 
  • 2 000 milliards d’euros de produit intérieur brut annuel
  • 10 milliards d’euros par an de marchés publics

 

En 2050, les villes et métropoles représenteront, à l’échelle mondiale :

  • 65 % de la population (50 % aujourd’hui)
  • 70 % des émissions de gaz à effet de serre

« C’est comme si vous aviez fait la Conférence sur le climat avant l’heure » : François Hollande a le commentaire bienveillant envers les élus locaux, venus à l’Hôtel de ville de Paris – en Autolib’ -, pour un « sommet des maires européens » organisé par Anne Hidalgo et son homologue de Rome, Ignazio Marino. Pour le président de la République, l’accord que doit produire la Cop 21 de Paris-Le Bourget (30 novembre-11 décembre 20105) « se prépare dès à présent ».

Faire pression sur les négociateurs

Et la déclaration signée par les maires d’une trentaine de villes d’Europe (1) a le mérite d’actionner une « pression indispensable », pour que soit tirée vers le haut l’ambition des négociateurs de la Cop, agissant au nom de 195 Etats – auxquels s’ajoute l’Union européenne. « Je vous demande de vous mobiliser autant qu’il vous sera possible pour qu’il soit fait pression autant que nécessaire », déclare le chef de l’Etat aux acteurs locaux.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, juge « tout à fait décisive » la déclaration des élus. « Je suis sûr qu’elle aura un effet communicatif hors d’Europe », déclare le futur président de la Cop 21.
hidalgo, hollande, fabius

Pas de plan « B » en l’absence de planète « B »

Pour la première fois dans une Conférence des parties (Cop) à la convention « climat » conclue à Rio en 1992, se déroulera un « Agenda des solutions », comme en a décidé la Cop 20 de Lima (décembre 2014). Le Bourget accueillera ainsi « une journée de haut niveau consacrée aux actions concrètes des territoires », souligne Laurent Fabius. « Le dérèglement climatique apparaît souvent comme une problématique lointaine : les maires et responsables de métropoles sont les mieux à même de montrer que le défi se pose aujourd’hui, insiste le ministre. L’action n’est pas pour après-demain mais pour maintenant. Comme le dit le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, ‘il n’y a pas de plan B car il n’y a pas de planète B’ ».

Le chef de la diplomatie invite même les autorités locales à aller un cran plus loin. Les Etats (et l’Union européenne) sont tenus de publier leurs engagements (INDC dans le jargon onusien : Intended Nationally Determined Contributions). « Il serait formidable qu’en complément, il y ait des INGDC (Intended Non Governmentally Determined Contributions) », suggère Laurent fabius.

Stimuler les filières sobres

Un tel engagement est déjà écrit : le texte voté le 26 mars, à main levée et à l’unanimité, annonce un recul d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 – reprenant le niveau d’engagement pris par l’Union européenne. Les signataires pourraient faire mieux : les adhérents à la Convention des maires, qui reprenaient l’objectif communautaire antérieur de baisse de 20 % des rejets de gaz à effet de serre d’ici 2020, les ont déjà réduits de 23 %, signale le commissaire européen au climat Miguel Aris Canete.

Les villes européennes entendent aussi « utiliser les investissements publics municipaux pour encourager, à l’échelle européenne, les filières sobres en carbone ». En clair, il s’agit de passer des commandes groupées, comme le permet la directive européenne du 26 février 2014 sur les marchés publics  – dont François Hollande a annoncé, devant les élus, une transposition rapide en droit français. Secteurs prioritairement visés : transports, bâtiment, énergie, déchets. Paris, Bruxelles et Rome préparent une commande commune de véhicules, indique Anne Hidalgo.

La maire a par ailleurs proposé à ses collègues le remplacement des sacs plastiques à usage unique par des plastiques biodégradables.

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    Notes

    Note 01 - Amsterdam, Athènes, Bordeaux, Berlin, Bruxelles, Bucarest, Budapest, Copenhague, Dublin, Florence, Genève, Helsinki, La Valette, Londres, Lisbonne, Lyon, Ljubljana, Luxembourg, Madrid, Milan, Nantes, Nicosie, Paris, Rome, Sofia, Stockholm, Strasbourg, Tallinn, Varsovie, Vienne, Vilnius. - Retourner au texte

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Thèmes abordés Changement climatiqueCommande publiqueConférence climat 2015

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