RÉGIONALES
Le Premier ministre, François Fillon et le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Alain Marleix ont jugé les 14 et 15 mars 2010 que "la réforme territoriale s'impose plus que jamais" au regard du taux record d'abstention.
«Plus que jamais, la réforme et la simplification de l’organisation territoriale que nous souhaitons avec le Président de la République sont nécessaires,» a déclaré François Fillon dès le début de son discours au soir du premier tour des régionales. Pour le premier ministre, l’abstention «record» du 14 mars est la meilleure preuve que «les régions et leurs dirigeants n’ont pas trouvé leur place dans l’opinion». Son antidote : le conseiller territorial programmé pour 2014. A la fois conseiller général et conseiller régional, le nouvel édile apportera, selon le gouvernement, davantage de légitimité démocratique à la plus neuve des collectivités.
La proportionnelle en accusation
Dans un communiqué publié ce 15 mars, Alain Marleix secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux Collectivités territoriales s’engage sur le mode de scrutin des conseillers territoriaux toujours en débat au sein de la majorité. A ses yeux, les résultats du 14 mars démontrent « très clairement qu’une élection au scrutin proportionnel ne permet pas d’établir le lien indispensable à la bonne compréhension du rôle d’une collectivité territoriale entre les électeurs et les élus ». « Il est en particulier indispensable de réformer le mode de scrutin et de mettre en place des modalités d’élection permettant aux Français de voter pour un conseiller régional ancré sur un territoire déterminé, qu’ils puissent enfin identifier » ajoute Alain Marleix.
La gauche, unanime, dénonce un « tour de passe-passe de l’UMP » destiné à transformer une défaite annoncée en un plébiscite en faveur de ses desseins pour les collectivités. Le président de l’Association des régions de France (ARF), Alain Rousset (PS) « demande au gouvernement de retirer sa réforme territoriale qui a été désavouée par le pays».
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MURAKAMI
16/03/2010, 19h09Cette réforme avec un seul tour pour les prochaines élections en 2014 est purement électorale comme le démontre le résultat des élections du 14 mars.La droite ne dispose pas de réserves suffisantes pour le second tour et en imposant un scrutin à un tour, elle pourrait regagner des régions en 2014.
Didier GAUBERT
16/03/2010, 10h46Quand sera-t-il dit que la suppression d'un échelon territorial pour simplification sera accompagné de la création de l'échelon des Métropoles et du renforcement des EPCI ? Ceci engendrera forcément une réorganisation et des surcoûts liés aux transferts de compétence, notamment en metière sociale pour les Cg. Celà renforcera également le sentiment d'inégalité de traitement entre les Métropoles vis à vis des zones rurales et des villes moyennes départementales, tout en reforçant les "baronnies" locales intercommunales. Bref, de nombreux inconvénients, justifiés par un calcul purement électoraliste dont la réforme du mode de scrutin est le bras armé dans le but d'assoir un pouvoir non représentif de la volonté du peuple français. Le premier tour des élections régionales en atteste. Cette réforme est une recentralisation manifeste avec le renforcement significatif des pouvoirs préfectoraux à la clé. Les économies réalisées ont elles été démontrées ?
Doppelgänger
15/03/2010, 17h21Parce que M. MARLEIX pense que les Français comprendront mieux l'élection de conseillers uniques pour deux collectivités ? Élus avec un scrutin cantonal uninominal à un tour ? Combien vont penser se mobiliser pour le second second tour et se retrouver ainsi membre du club des abstentionniste ? Quel optimisme !
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