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Politiques culturelles

« Le monde de la culture et les élus doivent renouer le dialogue » – Madeleine Louarn

Publié le 16/03/2015 • Par Hélène Girard • dans : Dossiers d'actualité, France

La série de rencontres initiée par le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac), en novembre 2014, à l’Assemblée nationale, s’achèvera à Marseille, le 1er avril 2015. Les trois rencontres parlementaires, tout comme les rencontres interrégionales axées sur la réalité des différents territoires, ont conforté le Syndeac dans sa détermination à faire entendre la voix des acteurs culturels locaux dans les débats qui vont s’ouvrir dans les conférences territoriales de l’action publique. Sa présidente, Madeleine Louarn, a fait le point avec la Gazette.

C’est parce qu’ils avaient repéré un « déficit de dialogue avec les élus » et des inquiétudes sur l’avenir des politiques culturelles que les responsables du Syndeac ont eu l’idée d’organiser un processus de rencontres, échelonnées sur cinq mois, d’abord au niveau national, en partenariat avec la Gazette, puis à l’échelon interrégional.
Les débats ont confirmé leurs constats de départ et mis en évidence les urgences et les impératifs pour les mois à venir. Le point avec Madeleine Louarn, présidente du Syndeac.

Madeleine Louarn, videos.senat.fr

Madeleine Louarn, videos.senat.fr

Que retenez-vous de ces deux cycles de rencontres ?

Les professionnels ont répondu présents. Pour ce qui est des élus, nous avons constaté, une fois de plus, qu’il est difficile de les mobiliser. Ceux qui viennent sont déjà sensibilisés aux problématiques de la culture. Les autres n’en font pas leurs priorités. Ce qui, bien sûr, constitue pour nous un motif d’inquiétude. Cela dit, nous ne sommes qu’au début du processus que nous avons engagé. Les choses peuvent donc évoluer. Autre constat : les débats ont révélé une profonde inquiétude des professionnels quant à l’avenir. D’où la nécessité de travailler en commun.
Lors des rencontres interrégionales, notamment, les professionnels ont montré une conscience aigüe du fait que la réforme territoriale, à ce stade, laisse encore beaucoup de choses dans le flou. Leur implication est donc indispensable pour peser sur les décisions. Nos débats ont le mérite de mettre les problèmes en perspective, donc de nous permettre d’agir plus efficacement.

La méfiance réciproque qui pèse souvent sur les relations entre élus et professionnels de la culture peut-elle être rapidement dissipée ?

L’urgence, c’est de trouver des modalités de dialogue avec les élus. Au début 2016, nous ne serons encore qu’au début d’un processus (la mise en place des CTAP, ndlr), mais à ce stade, nous devrons déjà les avoir trouvées. Les élus à la culture sont bien sûr nos relais. Sans oublier les DAC. Car ce sont ces derniers qui vont étudier dans le détail la mise en œuvre de la réforme territoriale. Ce qui va leur demander un gros travail administratif et institutionnel, notamment en raison de la nouvelle carte des régions.
Nous sommes d’ailleurs en contact avec les associations d’élus et la FNADAC. Actuellement, nos rencontres portent sur le projet de loi Notre. Ensuite, nous les poursuivrons sur le projet de loi « création, architecture et patrimoine », dont nous espérons qu’il comportera des articles sur la culture en région, sur les pactes culturels, etc. Ce qui sera resté très flou dans la loi Notre pourra peut-être être précisé par la loi « création, architecture et patrimoine ».

Le Syndeac s’appuiera-t-il sur des parlementaires pour faire passer des amendements au projet « création, architecture et patrimoine » ?

Non. Car les débats sur le projet de loi Notre nous ont montré une résistance à tout ce qui conduit à légiférer de façon trop précise. Cela correspond d’ailleurs à l’esprit de cette loi, qui est d’amener les acteurs locaux à discuter pour trouver des solutions. De ce fait, rien n’est garanti. C’est pourquoi nos rencontres interrégionales sont importantes. L’étape suivante, la mise en œuvre concrète des instances de concertation, s’annonce déterminante. Nous devrons être attentifs à chaque détail.

Lors des rencontres parlementaires organisées par le Syndeac, la nécessité, pour les professionnels de témoigner de leur travail a été souvent évoquée. Comment concevez-vous ce témoignage ?

La difficulté vient du fait que les politiques culturelles sont peu modélisables. Il est indispensable que nous reformulions notre discours sur notre travail – a fortiori après les événements de janvier – pour le rendre plus lisible. Par ailleurs, nous ne pouvons pas aborder cette question sans évoquer la place des artistes dans la société. Car sans les artistes, il n’y a pas de relation à l’art suffisamment puissante pour produire des effets, et il y a un risque d’instrumentalisation. Nous travaillons sur la question, et nous souhaiterions constituer une plateforme avec d’autres professionnels, des associations, des artistes, des intellectuels etc.

Une vision transversale de la culture – irriguant les autres champs de compétence (urbanisme, action sociale, développement économique, politique de la ville etc.) – peut-elle aider à sortir des difficultés actuelles des politiques culturelles ?

L’idée est intéressante, et les DAC sont dans leur rôle en la défendant. Cependant, notre discours est un peu différent, car nous mettons l’accent sur la place des artistes et de la création dans la société. Gardons, à l’esprit que les artistes ne sont pas des animateurs. On ne peut pas parler de la dimension sociale ou économique de la culture sans parler des artistes. Sinon le risque est de demander aux politiques culturelles de se substituer, par exemple, à une politique sociale défaillante. Il est impératif de donner et de garantir aux artistes les moyens de travailler. On peut, ensuite, ou en même temps, demander que la culture soit partout et auprès de tous les publics.

Cet article fait partie du Dossier

Culture : quand élus et professions culturelles se marchent sur les pieds

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