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Concours fonction publique territoriale

Concours de la fonction publique : les centres de gestion peinent à gérer l’absentéisme

Publié le 06/03/2015 • Par Aurélie Djavadi • dans : Actu Emploi, Dossiers Emploi, Toute l'actu RH

A chaque session de concours de la fonction publique, un nombre important de candidats inscrits ne se présentent finalement pas aux épreuves. Pour les centres de gestion organisateurs, ce phénomène engendre des problèmes de logistique et des coûts difficiles à limiter.

Les concours d’accès à la fonction publique territoriale ont beaucoup évolué ces dernières années, notamment avec la professionnalisation des épreuves entamée en 2010. Mais, au fil des rapports de jurys, un constat perdure : le taux élevé d’absentéisme.

Disparités d’une filière à l’autre

D’après les derniers chiffres consolidés par la Fédération nationale des centres de gestion (FNCDG), l’absentéisme s’élevait en 2012 à 20 % pour le concours d’adjoint technique de 1re classe et à 35 % pour celui d’attaché territorial. Dans l’ensemble, la filière administrative est plus touchée que les autres, y compris au niveau local. « L’absentéisme peut atteindre 50 % aux concours de rédacteur ou d’attaché. Il s’agit de candidats plus mobiles », avance Dominique Métaireau, responsable des concours au CDG de la Loire-Atlantique.

D’après la FNCDG, environ 30 % des candidats inscrits à un concours ne viennent pas le jour J. Or chaque concours suppose des efforts considérables, du traitement des dossiers d’inscription à la diffusion des résultats, en passant par l’impression des sujets, la surveillance des épreuves, la composition des jurys…

« C’est toute une machine qui se met en marche, confirme Patricia Méchain, directrice des concours au centre interdépartemental de gestion de la petite couronne de la région Ile-de-France. Les sujets non utilisés sont transmis au CNFPT pour ses préparations. Et la répartition des copies à corriger peut être revue après les épreuves. Mais, lorsque les effectifs excèdent les capacités d’accueil de nos bâtiments et qu’il faut louer d’autres salles, les pertes financières peuvent être importantes. »

Concours : le « surbooking » et ses limites

Pour contenir les dépenses, les CDG s’efforcent donc d’agir en amont. Depuis quatre ans, celui de la Loire-Atlantique attire l’attention des candidats sur le coût des épreuves et leur demande de confirmer par écrit leur présence. Objectif : pouvoir ajuster le mobilier selon les besoins avant d’organiser les salles.

Cependant, l’initiative a rencontré un faible écho. « Sur 1 000 ou 2 000 inscrits, une centaine peut-être nous préviennent de leur désistement. En 2014, nous avons donc décidé de passer à une solution plus radicale, le surbooking », confie Dominique Métaireau, responsable du service des concours et des examens.

Pour la dernière sélection des attachés, en novembre 2014, au niveau du grand Ouest, 50 candidats étaient convoqués pour chaque bloc de 40 tables. « Le placement est libre dans ces blocs, et nous avons réduit de 20 % les réservations d’équipements. »

Si la méthode atténue les effets de l’absentéisme, elle reste du « bricolage », de l’avis d’un responsable des concours : « On regarde les niveaux d’absence lors des précédentes épreuves, puis on mise sur un taux de 50 % inférieur. »

Les centres de gestion ne pourraient aller plus loin sans prendre de risques, mais pointent une marge d’économies encore notable : 50 000 euros sur les 200 000 que coûte un concours d’attaché, selon Jean-Louis Baju, directeur général des services au CDG du Nord. « Depuis deux ans, nous pratiquons le surbooking sur certains concours, explique-t-il. Ainsi, pour les épreuves du concours d’attaché territorial, en novembre, nous n’avons loué que 14 salles au lieu de 23. Mais 5 ou 6 auraient suffi. Heureusement que les centres de gestion se concertent et mutualisent une partie des épreuves, sinon le phénomène aurait encore plus d’ampleur ! »

Inscriptions multiples aux concours de la fonction publique

Certains concours suivent en effet un calendrier national. Des dates communes peuvent aussi être fixées localement, par exemple en Ile-de-France pour le recrutement des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles. Impossible, pour les candidats, de répondre présent dans plusieurs centres d’épreuves à la fois. Pourtant, ils continuent de cumuler les inscriptions !

« Dans l’état actuel de la législation, rien n’empêche de postuler auprès de différents centres », rappelle Olivier Bellego, directeur des concours du CDG du Rhône. Les candidats attendent donc le dernier moment pour se décider, selon le ratio entre le nombre d’inscriptions et celui de postes ouverts dans chaque région.

« Dans la filière externe, on retrouve beaucoup de profils universitaires qui, à la fin de leurs études, s’inscrivent au maximum de concours possible », note Jean-Louis Baju. « Le nombre de candidatures peut décourager certaines personnes. D’autres savent bien que la réussite aux concours ne vaut pas nomination », complète Olivier Bellego.

Lorsque d’autres pistes d’emploi se concrétisent, dans des services de l’Etat ou des organismes publics, des candidats délaissent donc les concours territoriaux. Lors des sessions en interne, le taux d’absentéisme est souvent plus faible, mais avoisine tout de même les 20 %. Dans le Rhône, il a même atteint 52 % pour la session de rédacteur en 2013 et 30 % pour celle de bibliothécaire en 2014.

« Certains jugent qu’ils ne sont pas prêts quand arrivent les épreuves, d’autres ont pu s’inscrire à deux concours d’accès à des grades différents », indique le directeur des concours du CDG du Rhône.

Moins de défections aux examens

« Globalement, l’absentéisme aux examens professionnels est de moitié inférieur à celui des concours, soit 15 % contre 31 % », d’après la FNCDG (1). Explication possible, selon la directrice des concours du CIG de la petite couronne, Patricia Méchain : « Ces candidats s’inscrivent dans un processus de formation et d’évolution. »

Stratégies individuelles

Bref, si les collectivités territoriales tentent de sensibiliser leurs agents et le grand public au problème de l’absentéisme, elles se heurtent à des logiques individuelles. Pourtant, ces stratégies ne sont pas forcément pertinentes. « Certains essaient de viser des spécialités moins courues. Mais ils doivent savoir que les jurys ne descendront pas sous le niveau requis, même si le vivier de candidatures est plus restreint », avertit Patricia Méchain.

« La seule solution serait une modification législative »

Olivier Aymard, directeur de la Fédération nationale des centres de gestion

Face au problème de l’absentéisme, les centres de gestion ont peu de marge de manœuvre. En raison du principe de libre accès aux emplois publics, ils ne peuvent ni limiter les inscriptions, ni demander de caution. L’enregistrement des dossiers commence quatre à six mois avant les écrits ; un délai incompressible, vu le nombre de candidats. Il n’est pas non plus envisageable d’appeler les candidats avant les épreuves pour évaluer les absences. La seule solution serait une modification législative. La Fédération nationale des centres de gestion a transmis plusieurs propositions au ministère de la Fonction publique. La première piste consiste à instaurer un numéro d’inscription unique pour les concours figurant dans le calendrier national. La deuxième serait de demander une participation, même symbolique, aux frais de dossier, afin de réduire le nombre de candidatures peu motivées. Enfin, il s’agirait d’élargir les recrutements directs en catégorie C et dans la filière médicosociale. Aux concours de médecin, de sage-femme, de psychologue ou d’infirmier, seules peuvent se présenter des personnes titulaires d’un diplôme d’Etat. Dans ce cas, les épreuves des concours n’apportent pas de valeur ajoutée.

Cet article fait partie du Dossier

Concours de la fonction publique : un gage d'égalité, malgré tout

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Commentaires

Concours de la fonction publique : les centres de gestion peinent à gérer l’absentéisme

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Rodolphe

16/03/2015 02h39

Un chèque de caution de 100 euros que tu récupères à la sortie de l’écrit, et l’absentéisme réduira de 80%.

dipoun

28/01/2017 10h03

Bonjour, LA question qui se pose est POURQUOI
On peut avancer la peur de l’échec, le manque de préparation, le manque de temps, l’absence de confiance en soi, l’indifférence (à savoir que la collectivité ne nommera pas l’agent en cas de réussite), les reçus-collés, et d’autres que seuls ceux qui ne sont pas venus connaissent. Et il serait très intéressant que ceux-ci se manifestent, même de façon tr-ès ANONYME. Et pourquoi ne pas lancer un questionnaire sur cette thématique ?

NE PAS OUBLIER LES SITES INTERNET qui vendent les sujets-corrigés et autres dossiers importants et qui usent de mots (maux) propres à faire naitre chez le candidat une sorte d’impossibilité à réussir, et ce dans le seul et unique but de faire un marchandasing de leurs bases de données.

Sans oublier le climat interne à certaines collectivités qui visent à la réussite de certains et espèrent l’échec d’autres.

Bref, cette interrogation pourrait faire l’objet d’un sujet aux concours/examens.

Apporter une réponse unique et indiscutable en l’espèce serait très présomptueux et illusoire.

Mais le sujet est digne d’intérêt.

dipoun

28/01/2017 10h10

@Rodolphe : votre réponse ne peut ete appliquée et l’explication y est fournie : « En raison du principe de libre accès aux emplois publics, ils ne peuvent ni limiter les inscriptions, ni demander de caution. « 

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