Energie

Eoliennes : pourquoi le Syndicat des énergies renouvelables ne veut pas de la règle des 1000 mètres

Par
éolienne

Flickr CC by Daniel Wehner

Le Syndicat des énergies renouvelables a souhaité revenir, lors d'une conférence organisée le 3 mars, sur la nouvelle règle des 1000 mètres qui est intégrée dans le projet de loi sur la transition énergétique. L'occasion d'expliquer pourquoi il lui préfère la réglementation actuelle qui assure le respect des riverains tout autant qu'elle permet le développement de nouveaux projets éoliens.

Quelques heures avant que les sénateurs ne votent solennellement le projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) tenait ce même 3 mars 2015 une conférence de presse pour revenir sur un amendement intégré dans le projet de loi et qui ne passe pas : celui exigeant désormais une distance minimale de 1000 mètres entre une éolienne et l’habitation la plus proche.

 

A l’ouest, la fin des éoliennes

« Si elle était imposée aux parcs éoliens en cours de développement, la nouvelle règle de distance proposée par le Sénat impacterait 90 % des projets, dont la plupart seraient contraints à l’abandon. Dans les régions du grand Ouest où l’habitat est dispersé, aucun des parcs actuellement en développement ne pourrait voir le jour », a expliqué Jean-Baptiste Sejourne, président de la commission éolienne du SER.

Pour le SER, la réglementation telle qu’elle existe aujourd’hui est tout à fait satisfaisante pour assurer le développement de l’éolien et la protection des riverains. C’est en effet la loi « Grenelle II » du 12 juillet 2010 qui est opérante : elle fixe à 500 mètres la distance minimale entre les éoliennes et les premières habitations ; elle a également permis de mettre en place la réglementation ICPE pour les éoliennes.

Jean-Louis Bal, président du SER, ajoute que cette loi assure une protection des riverains « tout au long de l’exploitation de l’installation. En effet, le préfet peut, à l’issue d’une plainte aboutissant au constat d’une nuisance avérée, prendre des ...

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Commentaires

3  |  réagir

05/03/2015 06h12 - Don Quichotte de La Mancha

Si les promoteurs s’émeuvenr de ce que 90% de leurs projets éoliens risquent de tomber à l’eau, cela signifie que 90% des futures implantations auront lieu à 500 mètres d’habitations. Les Scientifiques établissent entre 1000 et 2500 mètres (parfois 10000 mètres) la distance minima de sécurité entre un aérogénérateur géant et une habitation. Le Danemark vient même d’arrêter défintivement tout projet au nom du principe de précaution, en attendant qu’une étude épidémiologiqe sérieuse ait été conduite. En France, attendra-t-on un nouveau scandale éolien dans le sillage du Mediator pour décider d’un moratoire ?

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05/03/2015 04h29 - Nolly001

A vouloir faire de l’éolien « citoyen » ne prendrait-on pas les riverains pour des « sous-citoyens »? Autrement dit pour des débiles à qui on peut faire croire qu’il faut qu’ils sacrifient leur santé et leur cadre de vie (soit disant) pour « sauver la planète »?!

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05/03/2015 08h49 - Clémence

Votre titre est éloquent et induit la réponse: les promoteurs défendent leurs intérêts, les subventions garanties pendant 15 ans.
Pour une fois que les promoteurs ont le soutien d’EELV, ils se régalent.
mais la population vote, attention au retour de bâton.

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