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Social

« L’identité du travail social existe déjà ! »

Publié le 25/02/2015 • Par Sophie Le Gall • dans : France

Antoine Guillet, de l'Association nationale des assistants de service social (Anas), réagit à l'annonce du lancement, dans le cadre des états généraux du travail social, d'une concertation spécifique sur les évolutions des diplômes du secteur. Cette concertation sera menée par la députée Brigitte Bourguignon (PS, Pas-de-Calais) avec les représentants des salariés et les fédérations d'employeurs.

Comment accueillez-vous l’installation de cette mission, qui vient s’ajouter à la démarche des états généraux du travail social ?

Nous nous interrogeons sur son intérêt. Cette concertation va rassembler les mêmes personnes qui se sont déjà prononcées pour une ré-architecture des diplômes d’Etat en travail social, notamment au sein du groupe de travail national des états généraux « Métiers et complémentarité » (NDLR : qui vient de rendre son rapport). Cette réforme propose la fusion de cinq diplômes – assistant de service social, éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur de jeunes enfants et éducateur technique -, avec un diplôme unique à chaque niveau de qualification. Nous nous opposons fermement à ce projet. Petit note d’espoir : la secrétaire d’Etat en charge de la Lutte contre l’exclusion, Ségolène Neuville, a récemment déclaré que les propositions du rapport « allaient trop loin ».

Quels dangers voyez-vous dans ce projet ?

Ils sont multiples. Ce projet annonce la disparition de la profession d’assistant de service social. La fusion des diplômes d’Etat signifie la fin de notre profession réglementée depuis 1946, la fin du secret professionnel par profession, et c’est cette garantie qui donne à l’assistant de service social une place essentielle aux yeux du public, et, enfin, cette réforme signifie la fin du code de déontologie de l’Anas, un repère en termes de valeurs communes et de principes fondateurs. L’Anas, qui a eu l’occasion de participer au groupe de travail national « Métiers et complémentarité », a amené ces questions, qui, sinon, n’auraient pas été abordées. En retour, nous n’avons pas eu l’impression d’être écoutés quant à nos inquiétudes. Nous notons que la question du secret professionnel est régulièrement perçue comme un principe encombrant pour les politiques publiques. La protection de l’enfance ou la prévention de la délinquance, marquées par une logique sécuritaire, se heurtent à la déontologie des assistants de service social en matière de partage et de transmission d’informations liées au secret professionnel.

L’un des objectifs de la réforme est de renforcer l’identité du travail social. Qu’en pensez-vous ?

Mais l’identité du travail social existe déjà ! Et c’est, justement, l’instauration des diplômes historiques du travail social, dont celui d’assistant de service social, qui a permis de forger cette identité. Le travail social tel qu’il s’exerce en France est une richesse, tant pour les professionnels que pour les personnes qui en bénéficient.

Également, le rapport avance l’idée que la fusion des diplômes permettrait davantage de complémentarité entre professionnels. Là aussi, nous affirmons que cette complémentarité existe déjà. Sur le terrain, assistants de service social et éducateurs spécialisés, par exemple, savent travailler ensemble, chacun apportant ses spécificités. Ces arguments détournent l’attention d’objectifs de ce projet plus difficiles à assumer, comme moins d’argent investi dans la formation ou une déqualification, avec des professionnels moins qualifiés au contact du public, les plus diplômés étant appelés à jouer un rôle de coordination, loin du terrain.

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Commentaires

« L’identité du travail social existe déjà ! »

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corinneM

26/02/2015 09h28

Je suis de formation assistante de service social. Quand j’étais sur le terrain et plus tard en tant que cadre, j’ai toujours apprécié la complémentarité des formations TS, CESF, Educ Spécialisé. C’est parce que la formation est spécifique à chaque diplôme que la complémentarité est essentielle. Je ne comprends pas cette stratégie de destruction des métiers du social. Pour avoir pris beaucoup de stagiaires, j’ai déjà noté depuis plusieurs années une réorientation du travail social vers le développement local, avec des étudiants qui travaillaient sur des projets mais en troixième année n’avaient encore jamais fait d’entretien individuel avec des familles. Pour moi ça reste la base du service social, l’écoute, le diagnostic, l’aide au moment d’une crise puis l’accompagnement vers l’autonomie avec le soutien des différents professionnels suivant la situation.

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