En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X

Club Finances

 

Réagir

Banque centrale européenne

L’UE rebat les cartes du marché bancaire

Publié le • Par • dans : Billets finances

0

Commentaire

Réagir

Word cloud concept related to quantitative easing © Fotolia

La Banque centrale européenne va racheter 1 140 milliards de dettes souveraines pour lutter contre la déflation. Une bonne nouvelle, mais pas pour toutes les collectivités.

 

Chiffres-clés

60 milliards d'euros : c'est le montant mensuel de titres de dettes que la BCE va racheter pendant 18 mois dans le cadre de l'opération de "quantitative easing".

Le 22 janvier, la Banque centrale européenne a lancé une opération de « quantitative easing » (QE), qui rappelle la bonne vieille dévaluation compétitive, ou, dans un monde à l’économie plus ouverte, une opération d’« open market ». En rachetant des titres de dettes publiques et privées – par le biais des banques centrales des pays de la zone pour 80 % d’entre eux – d’un montant de 1 140 milliards au global, la BCE espère relancer la consommation et refouler le spectre de la déflation, effective dans la zone euro depuis décembre 2014 (- 0,2 %).

Pour l’économie réelle, les conséquences seront visibles par la suroffre monétaire, déjà d’actualité, sur le marché bancaire. Après l’annonce de la QE, les taux d’emprunts de la France sont tombés à leur plus bas historique. « Le crédit n’a jamais été aussi peu cher », rappelle Matthieu Collette, consultant chez Finance active.

Faiblesse durable de l’euro

Les collectivités locales devraient se réjouir de cette situation qui leur offrirait l’occasion idéale de s’endetter et de financer leurs investissements locaux, soumis actuellement à la pression de la baisse des dotations d’Etat.
Mais le mauvais contexte financier, la dégringolade de leur épargne brute et donc de leur capacité d’autofinancement – que les banques appréhendent de plus en plus dans leurs calculs de risque – vont probablement freiner leurs velléités, voire renforcer l’inégalité d’accès au crédit.

Cette surliquidité devrait également compliquer l’accession au marché des nouveaux entrants comme l’Agence France locale ou la Caisse des dépôts, d’autant que la Banque européenne d’investissement, avec le plan « Juncker », entend bien soutenir « tous les projets viables » portés par des collectivités, selon Laurent Ménard, directeur « stratégie du financement européen », à Matignon. Enfin, ce programme d’achat d’actifs augure une faiblesse durable de l’euro et donc probablement un franc suisse fort, précipitant dans une profonde ornière les collectivités ayant contracté des emprunts toxiques indexés sur la monnaie helvète.

Haut de page

0

Commentaire

Réagir
Publicité
Publicité

Télécharger
l'appli!

En savoir plus

Formations d’experts

0 Commentaire

Ajouter un commentaire
  1. Ajouter un commentaire

      Votre e-mail ne sera pas visible

    Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - 17, rue d'Uzès 75018 Paris cedex 02 ou en cliquant ici.