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L’essentiel – Grand Paris, un débat capital

Après des mois de blocages, le débat autour du Grand Paris retrouve davantage de sérénité. La reconduction, le 21 mars 2010, de Jean-Paul Huchon (PS) à la tête de la région a mis fin aux incertitudes électorales, à l’origine de l’affrontement Etat-collectivités. Et la loi sur le Grand Paris a été adoptée le 3 juin 2010.

Grand Paris, le temps de la mise en oeuvre

Députés et sénateurs ont fini, dans la loi sur le Grand Paris, par mettre au débat public les deux principaux projets de transport : le « Grand 8 », métro automatique porté par l’Etat et destiné à relier les principaux gisements de développement (Plaine Commune, Roissy, Orly, Saclay, La Défense…) entre eux et à Paris ; Arc Express, rocade en petite couronne, soutenue par la ville de Paris et le conseil régional. Deux tracés qui, en grande partie, se recouvrent.

Lors d’un déjeuner à l’Elysée, le 9 juin 2010, Nicolas Sarkozy s’est voulu constructif avec ses hôtes, le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë et le patron de la région. « Le président de la République a convenu que la tenue simultanée des débats permettra de déterminer la qualité respective de ces deux projets de transport », s’est réjoui Jean-Paul Huchon.

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Le chef de l’Etat a aussi annoncé la transmission au Conseil d’Etat, pour validation, du Schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF). Ce plan prescriptif d’aménagement à l’horizon de 2030 avait été voté par le conseil régional le 25 septembre 2008. Pour l’exécutif, son objectif de croissance (2 %) manquaient d’ambition. Le SDRIF, après sa validation sera révisé afin d’intégrer les projets de l’Etat.

Christian Blanc ne sera plus à la manœuvre. Le secrétaire d’Etat au développement de la région-capitale a démissionné le 4 juillet 2010 pour des raisons indépendantes du Grand Paris. Son administration de mission est reprise en main par le ministre de l’espace rural et de l’aménagement du territoire, Michel Mercier.

Pendant ce temps, les acteurs locaux s’organisent. Le syndicat mixte Paris Métropole, longtemps boycotté par les collectivités et les « intercos » estampillées « majorité présidentielle », intègre désormais le conseil général des Hauts-de-Seine.

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