Environnement

Le conseil général du Tarn attend des précisions de l’Etat pour réviser le projet de Sivens

| Mis à jour le 03/02/2016
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Roland45 - CC BY-SA 3.0

Le 6 mars, les conseillers généraux du Tarn vont se prononcer sur les conditions de la révision du barrage de Sivens. En attendant, les services de la collectivité étudient les conditions juridiques, techniques et financières de la relance d'un projet nécessaire pour garantir le débit d'étiage de la rivière Tescou.

Au lendemain de la remise du rapport définitif des experts sur le barrage de Sivens, le conseil général du Tarn en mesure encore les conséquences.

Le 6 mars, réunis en assemblée plénière, les conseillers généraux se prononceront sur les conditions et les choix techniques de révision de la retenue d’eau, dont la capacité de stockage doit passer de 1,5 million de m3 à environ 750 000 m3. Au sein de la collectivité, on retient cependant un point positif. Est en effet reconnu « un réel besoin en eau dans la vallée du Tescou, tant pour le maintien d’un bon état écologique que pour la compensation des usages agricoles. [Les experts] ont également admis que ces besoins ne pouvaient être couverts que par des solutions de gestion collective de ressources de substitution, et dans le cadre d’un projet de territoire équilibré », a écrit dans un communiqué le président du conseil général, le socialiste Thierry Carcénac.

Modalités de la révision

Au plus fort de la contestation, le chef de l’exécutif départemental avait affirmé qu’il était prêt à adapter le projet. Reste aujourd’hui à définir les modalités de la révision de l’ouvrage inscrit dans le plan de gestion des étiages de 2004 et dans le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux Adour-Garonne (2009-2015). L’enjeu est de ne pas perdre le bénéfice des études et des travaux préparatoires déjà réalisés pour un projet dont le coût avait été estimé à 8 millions d’euros HT .

La révision oblige, par exemple, la collectivité à faire ses comptes et à analyser les liens contractuels qui la lie à la Compagnie d ‘aménagement des coteaux de Gascogne choisie dans le cadre d’une convention publique d’aménagement. « A ce jour, le projet a mobilisé 2 à 2,5 millions d’euros pour des travaux préparatoires, des études, des acquisitions foncières de terrains de l’État ou bien encore pour réaliser les mesures compensatoires », détaille Stéphane Mathieu. « L’État doit nous dire comment il compte faire pour abroger les études en cours », s’interroge-t-il faisant référence à l’arrêté préfectoral, toujours d’actualité, déclarant d’intérêt général et d’utilité publique le barrage.

Garanties en termes de financements

Le conseil général attend aussi des garanties en termes de financements et de compensations liées à la perte des fonds FEADER qui arrive à échéance cette année. L’État devra, enfin, officialiser l’abaissement du débit d’étiage évalué à 150 l/s dans le SDAGE, mais aujourd’hui fixé à 100 l/s par les experts. « Ils sont partis de consommations effectives et non pas sur des consommations à venir calculées sur la base de surfaces déclarées irriguées. Il faut affiner ce chiffre. Le redimensionnement de l’ouvrage en sera fonction », estime-t-il, rappelant que le conseil général du Tarn n’avait pas vocation à assurer la maîtrise d’ouvrage du barrage. «Ce genre de projet ne fait pas partie des compétences obligatoires des départements. Mais, à l’époque, le conseil général du Tarn avait accepté de le faire car c’était un projet d’intérêt général et interdépartemental pour garantir la ressource en eau dans le Tarn et le Tarn-et-Garonne. La tâche a été répartie. Le Tarn-et-Garonne a fait l’ouvrage de Thérondel. Le Tarn devait faire en complément celui de Sivens», raconte-t-il.

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