Energie

Transition énergétique : les élus inquiets face à la pression financière

| Mis à jour le 03/02/2015
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Les collectivités ont bien conscience de l'importance de leur rôle pour mettre en œuvre la transition énergétique dans les territoires. Mais frappées par la baisse des dotations de l'Etat, elles redoutent de ne pas en avoir les moyens financiers, comme l'ont montré les échanges lors des 16e Assises de l'énergie, à Bordeaux.

Alors que le projet de loi relatif à la transition énergétique et pour la croissance verte doit être débattu en séance publique au Sénat à partir du 10 février, les élus s’inquiètent non pas tant de son contenu que des financements qui permettront – ou pas – aux collectivités de le mettre en œuvre. C’est l’un des points forts qui est ressorti des 16e Assises de l’énergie, qui se sont tenues du 27 au 29 janvier 2015 à Bordeaux.

Esprit de consensus

Certes, le débat parlementaire peut toujours apporter quelques surprises de dernière minute – comme la réintroduction des zones de développement de l’éolien (ZDE) -, mais le travail réalisé en amont par les parlementaires a permis de générer de nombreux consensus au sein de la classe politique.  » La phase du débat qui a précédé l’écriture de la loi a été un moment important, qui a permis de voir où en était notre société sur la transition énergétique « , explique le sénateur Ronan Dantec (EELV, Loire Atlantique).

Ces consensus concernent notamment le couple schéma régional air-climat-énergie (SRCAE) et le plan climat air-énergie territorial (PCAET).  » Jusque là, on avait des plans climats qui s’enchevêtraient, poursuit le sénateur. Désormais, on n’en a plus qu’un, qui est devenu obligatoire pour toutes les intercommunalités, avec un temps d’installation. Il faut absolument que l’on sorte du Parlement avec une loi qui dise aux territoires : ‘vous devez y aller, vous avez des outils pour cela !’ ».

Quels moyens pour financer la transition énergétique

Mais au delà des outils, de nombreux élus ont fait part lors des débats de leurs inquiétudes sur les moyens qui seront proposés aux collectivités pour monter des projets dans le cadre de la transition énergétique.  » Nous sommes extrêmement en attente de ce qui va sortir de la loi sur la transition énergétique, estime Anne Walryck, vice présidente de Bordeaux métropole en charge du développement durable. S’il existe dans la loi des éléments qui me semblent tout à fait intéressant dans de nombreux domaines, je m’interroge sur les moyens qui seront mis en œuvre et sur ce qui sera retenu dans les prochains projets de lois de finances. je m’inquiète aussi de la capacité des collectivités territoriales que nous sommes, qui sont des acteurs majeurs de la transition ...

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Commentaires

1  |  réagir

04/02/2015 03h02 - Chérel Paul - pas de pseudo

Au lieu de s’inquiéter en pleurnichant, les collectivités feraient mieux de dire à l’Etat de se débrouiller TOUT SEUL avec sa lubie de transition énergétique. Et souhaitons alors que l’électeur renvoie vite fait tous ces charlatans à leurs chères études. Paul Chérel

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03/02/2015 12h09 - Henri Tanson

S’inquiéter des baisses de dotations de l’Etat, ça veut-il dire anticiper les baisses futures ou simplement gérer l’année à venir?
Qu’est-ce qui pourrait faire que ça aille mieux en 2016 et suivantes?
Si le gouvernement ne change pas de politique, pourquoi les résultats changeraient alors que la France s’appauvrit tous les jours, que les moyens de production sont détruits ou délocalisent, que 600 personnes tombent en-dessous du seuil de pauvreté chaque jour!
Les revenus de l’Etat n’augmenteront pas si ceux qui produisent disparaissent. Le revenu de l’Etat n’est fait que d’impôts et taxes diverses. Indexées sur l’économie…. L’avenir semble sinistre.
Le président de la CCI de Vaucluse annonçait 700 fermetures d’entreprises en 2014 et constatait, très inquiet, que les chefs d’entreprise, pour la première année, baissaient les bras, sans plus y croire…
On est mal.
Alors, la baisse des dotations d’Etat, hein, ça semble anecdotique, et simplement révélateur de la situation de la France…
Si vous ne réfléchissez pas, vous journalistes, aux raisons réelles de cette situation, vous ne servez à rien…
Autant ouvrir une rubrique « chiens écrasés » et raconter ce qui se passe….

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