CLIMAT

Assises de l’énergie : les collectivités lancent « l’appel de Bordeaux » pour le climat

| Mis à jour le 30/07/2015
Par

Lors des Assises de l'énergie, les représentants de plusieurs grandes villes et associations de collectivités ont lancé "l'appel de Bordeaux" pour affirmer leur volonté de s'engager dans la lutte contre le changement climatique et pour que soit pris en compte l'importance de leur rôle lors de la conférence internationale de Paris sur le climat (COP21).

Les 16e Assises de l’énergie ont fait salle comble, avec 1500 participants entre les 27 et 29 janvier et, comme point d’orgue, la signature de « l’Appel de Bordeaux« . Une initiative lancée par Alain Juppé, maire de Bordeaux et président de Bordeaux métropole, et signée par de nombreux élus et représentants d’associations françaises ou européennes de collectivités (1). En tribune, les élus de tous bords politiques ont affiché leur unité pour lancer cette initiative et montrer leur engagement dans l’optique de la préparation de la conférence internationale de Paris sur le Climat (COP21), en décembre prochain.

Volonté des territoires

« Cet appel s’inscrit dans le prolongement de la déclaration de Nantes de 2013″, a tenu à rappeler Johanna Rolland, maire de Nantes. Le texte signé souligne « la volonté des territoires (…) de répondre à l’urgence du défi lié au dérèglement climatique (…). Cette volonté est déjà en action, en France, en Europe et à l’international, (…) à travers des mesures concrètes faisant une large part à l’innovation et à l’expérimentation, et des engagements financiers conséquents, en fonction de nos compétences et en relation étroite avec nos concitoyens ».

Dans ce document qui a été remis à la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, les élus appelent les chefs d’Etat à prendre en considération « le rôle central des territoires, dans l’adaptation comme dans l’atténuation, et de soutenir les mécanismes permettant de renforcer l’action locale et régionale, notamment dans les pays en développement, et les partenariats ».

Généraliser les bonnes pratiques

Du reste, les initiatives présentées lors des ateliers organisés lors de ces assises ont permis de mesurer la richesse des projets menés par les collectivités dans les territoires. L’enjeu consiste à généraliser ces bonnes pratiques, que ce soit dans le cadre de la transition énergétique en France aussi bien qu’à l’échelle mondiale pour lutter contre le changement climatique ; c’est là l’un des principaux messages portés par les collectivités au sein de la COP21, avec l’idée également que leur mobilisation fasse effet levier.

Mettre la pression sur les chefs d’Etat

« Si l’on ne créé pas l’idée d’un monde plus solidaire, on n’y arrivera pas, explique le sénateur  Ronan Dantec. Il y a donc l’enjeu (dans les prochains mois, NDLR) d’une mobilisation de tous les réseaux d’acteurs non étatiques, de la société civile et des entreprises ». De l’importance de ce mouvement dépend la capacité à influer sur les chefs d’Etat, qui seront alors tenus d’aboutir à un accord. « Je ne sais pas si on va sauver la planète, mais il faut faire comme si ! », conclut Alain Rousset, président de l’ARF.

cet article est en relation avec
Commentaires

1  |  réagir

31/01/2015 09h11 - jipebe29

Je me demande ce que penseront les générations futures de cette hystérie planétaire concernant le dogme du Réchauffement Climatique Anthropique… Des gens intelligents, comme les signataires de cet « Appel de Bordeaux », ont perdu tout leur bon sens et toute capacité d’analyse quand il s’agit du climat… Comment est-il possible qu’ils ne sachent pas qu’il n’y a plus de RC depuis 18 ans, alors que, sur cette période, nous avons émis plus de 40% de toutes nos émissions de CO2 depuis le début de l’ère industrielle, ce qui confirme que les thèses du GIEC sont erronées? Usque tandem, delirium carbonum, abutere patientia nostra?
Comment est-il possible que les signataires de l’appel de Bordeaux ne se préoccupent pas du prix du kWh? Le prix du kWh produit par des hydroliennes est supérieur à 30 c€/kWh…Veulent-ils ruiner notre économie et augmenter la précarité énergétique?
Quelques chiffres de France sur l’éolien et le solaire (année 2013) :
Part de production de l’éolien: 2,8 % pour environ 5000 éoliennes Part de production du solaire: 0,8% Facteur de charge de l’éolien : 23% Facteur de charge du solaire: 13% Bref, ce n’est pas terrible, et il faut en soutien des centrales à démarrage rapide (gaz, charbon) qui émettent du CO2, et l’équilibrage du réseau est de plus en plus difficile et onéreux (smart grids).
De plus, la production des EnR n’est pas toujours utile. En heures creuses, le mix traditionnel couvre la demande, et la production des EnR ne sert souvent à rien et est revendue à perte (car il y a obligation d’achat par EDF). En heure de pointe, en hiver, par temps froid, avec un anticyclone sur le pays, l’éolien ne produit rien et le solaire pas grand chose, les jours étant courts et les nuits longues.
Voici comment les choses se passent. Le GIEC élabore 3 rapports supposés être scientifiques. Le premier est le rapport scientifique, AR5, synthèse ciblée de publications scientifiques, relativement modéré, mais il n’est lu que par des scientifiques de diverses disciplines. Il sert de base pour le résumé pour les décideurs (SPM), mais le problème est que ce dernier est mis au point par les représentants des gouvernements, donc des diplomates et des fonctionnaires, et n’a donc aucune valeur scientifique. C’est sans doute pour cela qu’il est publié urbi et orbi, à grands renforts de trompettes médiatiques, et évidemment il prône d’autant plus le catastrophisme que les projections des modèles numériques sont réfutées par les observations.
Puis, quelques mois plus tard, un résumé de l’AR5 est élaboré et publié à grands renforts de trompettes médiatiques, mais le problème est que, comme il est contraint de s’aligner sur le SPM, il n’a, lui aussi, aucune valeur scientifique. Cela veut dire qu’un rapport sans aucune valeur scientifique impose sa loi à un rapport scientifique. Cette procédure, typique de celles de l’ONU, dont le GIEC est un satellite chargé de convaincre par tous les moyens de la réalité du RC et de la responsabilité de l’homme (cf les statuts du GIEC), est absurde et aboutit à leurrer les politiques et les citoyens du monde.

Il serait temps que nos élus se posent les bonnes questions sur le GIEC et ses thèses

Signaler un abus

Ajouter un commentaire

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - Antony Parc 2, 10 place du Général de Gaulle, La Croix de Berny – BP 20156, 92 186 Antony Cedex ou en cliquant ici.

L'actu Technique

Offre découverte 30 jours gratuits !

dernières offres d’emploi

services

Thèmes abordés

Retrouvez tous nos produits sur La plateforme de mise en relation entre professionnels de la commande publique et fournisseurs

menu menu

Club Techni.Cités : l'information pour les techniciens de la FP