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Sécurité routière

Mortalité routière : le plan gouvernemental permet aux maires d’abaisser la vitesse

Publié le • Par • dans : Actu prévention sécurité, France

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concept vitesse © Phovoir

Alcoolémie, radars, renforcement des contrôles : le gouvernement a présenté le 26 janvier un "plan de lutte" pour enrayer l'augmentation du nombre des morts sur les routes françaises, en hausse en 2014 pour la première fois depuis douze ans. De nombreuses mesures intéressent directement les collectivités locales.

 

Baisse de l’alcoolémie légale pour les conducteurs novices, modernisation des radars, renforcement des contrôles : le gouvernement a présenté le 26 janvier un « plan de lutte » pour enrayer l’augmentation du nombre des morts sur les routes françaises, en hausse en 2014 pour la première fois depuis douze ans.

Le nombre de morts sur les routes françaises a augmenté de 3,7% en 2014, a annoncé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Il y a eu 3.388 personnes tuées sur les routes l’an dernier, soit 120 de plus qu’en 2013, qui avait marqué un record à la baisse depuis 1948, année des premières statistiques.

Objectif maintenu - Ces chiffres ne sont « pas satisfaisants » et ils ne sont « pas à la hauteur des objectifs que nous nous étions fixés » même si « 2014 n’est pas aussi sombre qu’on pourrait le croire puisque c’est la deuxième moins mauvaise année » depuis que les statistiques existent, a estimé le ministre.

Les autorités « maintiennent » ainsi l’objectif fixé l’an dernier de faire baisser à 2.000 le nombre de morts sur les routes d’ici 2020. Pour cela, le ministre de l’Intérieur a annoncé 26 mesures dont la mise en place sera « immédiate » ou dans un délais « court ».

Le taux d’alcoolémie légal sera abaissé à titre expérimental de 0,5 à 0,2 gramme par litre de sang pour les conducteurs novices (trois ans après le permis ou deux ans s’il y a eu conduite accompagnée). Les oreillettes, casques et écouteurs seront interdits au volant pour améliorer « l’attention des conducteurs ». Et pour « améliorer la visibilité entre piétons et conducteurs » et faire baisser les accidents mortels en ville, le plan prévoit aussi l’interdiction de se garer à moins de cinq mètres « avant les passages piétons ».

Les maires sollicités - Par ailleurs, le plan doit « permettre aux maires d’abaisser la vitesse sur de grandes parties, voire sur la totalité de l’agglomération (et non plus uniquement dans quelques rues) pour réduire le nombre et la gravité des collisions ».

De même, il prévoit de « renforcer les sanctions pour les conducteurs, qui, stationnant sur les passages piétons, sur les trottoirs ou sur les pistes cyclables, mettent en danger les piétons en les obligeant à les contourner ».

La taille et le format des plaques d’immatriculation des deux-roues motorisés seront uniformisés et leurs usagers devront obligatoirement porter un gilet de sécurité en cas d’urgence, comme c’est déjà le cas pour les automobilistes.

Le plan gouvernemental prévoit également de « fournir aux collectivités locales des outils pour les soutenir dans leurs démarches d’amélioration de la sécurité routière : guides techniques pour les encourager à réaliser, comme le fait aujourd’hui l’Etat sur son réseau, des audits de sécurité ; partage de bonnes pratiques ».

D’autres mesures concernent l’augmentation du nombre des radars feux rouges, la modernisation du parc des 4.200 radars ou le renforcement des contrôles des exploitants de débits de boisson.

Une baisse de vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes secondaires bidirectionnelles « particulièrement accidentogènes » sera aussi expérimentée tout comme, dans onze départements, les tests salivaires en matière de dépistages de stupéfiants.

Réactions - « Nous sommes rassurés par cette nouvelle dynamique mais il n’y a pas de mesure forte qui va permettre de changer très fortement la mortalité sur les routes », a réagi Philippe Lauwick, président de la commission « alcool, vitesse et stupéfiants » du Conseil national de la sécurité routière (CNSR).

L’abaissement de l’alcoolémie légale pour les conducteurs novices « permet de faire passer le message que quand on conduit, on ne boit pas » mais « elle ne changera pas la face du monde dans la mesure où l’alcoolémie responsable d’accident est souvent beaucoup plus forte que 0,5 g/l », a-t-il détaillé.

Philippe Lauwick a estimé que les mesures présentées n’allaient « pas au bout ». Il aurait souhaité par exemple que la limitation de vitesse passe de 90 à 80 km/h sur tout le réseau secondaire.

C’est aussi une demande de la Ligue contre la violence routière. Cette association réclame par ailleurs la mise en place rapide d’une loi interdisant les avertisseurs de radar.

A quelques rares exceptions, comme l’année 2001, le nombre de morts sur les routes est en baisse constante depuis 1973. Cette année-là, les autorités avaient recensé plus de 18.000 morts en France. La mortalité a ainsi été divisée par cinq en un peu plus de quarante ans en France.

Les principales mesures du plan gouvernemental

Voici les principales mesures du plan dévoilé le 26 janvier par le gouvernement pour enrayer l’augmentation du nombre de morts sur les routes:

  • Abaisser le taux légal d’alcoolémie de 0,5 gramme par litre de sang à 0,2 g/l pour les conducteurs novices (trois ans après le permis, ou deux ans s’il a été précédé d’un apprentissage par conduite accompagnée),
  • Interdire le stationnement des véhicules (hors deux-roues) cinq mètres avant les passages piétons pour améliorer la visibilité,
  • Interdire de porter écouteurs, oreillettes, casques… susceptibles de limiter l’attention et l’audition des conducteurs,
  • Permettre aux maires d’abaisser la vitesse sur de grandes parties, voire sur la totalité de l’agglomération,
  • Expérimenter, sur certains tronçons de route à double sens identifiés comme particulièrement accidentogènes, une diminution de la vitesse maximale autorisée de 90 à 80 km/h,
  • Renforcer les sanctions pour les conducteurs qui, stationnant sur les passages piétons, trottoirs ou pistes cyclables, mettent en danger les piétons en les obligeant à les contourner,
  • Expérimenter dans onze départements le dépistage de stupéfiants par le double prélèvement salivaire,
  • Relancer le déploiement des radars feux rouges et leur associer systématiquement un module de contrôle de la vitesse, notamment en agglomération,
  • Poursuivre la modernisation des 4.200 radars (radars chantiers pour la sécurité des personnels, radars mobile de nouvelle génération),
  • Déployer des radars double-face pour mieux identifier les auteurs des infractions,
  • Uniformiser la taille et le format des plaques d’immatriculation des deux-roues motorisés, pour faciliter les contrôles,
  • Rendre obligatoire pour les usagers de deux-roues motorisés le port du gilet de sécurité en cas d’arrêt d’urgence,
  • Exiger, lors de la demande de certification d’immatriculation, la désignation d’une personne titulaire du permis de conduire responsable en cas d’infraction si le conducteur n’a pas pu être identifié,
  • Moderniser l’enseignement de la conduite,
  • Généraliser un module de sensibilisation à la sécurité routière en classe de seconde à la rentrée 2015, ainsi que lors des journées de défense et de citoyenneté,
  • Développer des opérations de sensibilisation aux risques liés aux pratiques addictives et à l’utilisation du téléphone portable au volant, et lancement en février d’une campagne d’information sur les blessés de la route,
  • Réduire les risques de contresens sur autoroute par l’installation de panneaux « sens interdit » sur fond rétroréfléchissant sur les bretelles de sortie,
  • Former tous les médecins agréés au dépistage précoce des problèmes d’alcool et de stupéfiants.

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Thèmes abordés Sécurité routièreStationnement urbain

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  1. 1. anguplas 29/01/2015, 15h09

    A la fin du XIXè siècle et début du XXè, en Angleterre, en agglomération, chaque véhicule automobile devait être précédé d'un homme marchant au pas et agitant un drapeau rouge.
    Il me semblerait opportun de réactualiser ce principe qui présente le double avantage de justifier la baisse de la vitesse pour ne pas écraser le porte drapeau et de notablement réduire le chômage car avec 40 millions d'automobile en France cela fait 40 millions d'emplois potentiels !

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