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Des économies à tous les étages, mais en partant du bas

Publié le • Par • dans : Billets finances

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Les réformes ne suffiront pas à sortir de l’ornière de la baisse des dotations. Les initiatives d’économies ou d’optimisation de ressources, pensées et appliquées par la base sont aussi des pistes à valoriser.

 

Lors de la cérémonie des vœux de l’Association des petites villes de France, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, avouait partager les difficultés rencontrées par les collectivités face aux baisses des dotations de l’Etat. Mais elle assurait pouvoir « en sortir par le haut », notamment via « une dotation globale de fonctionnement (DGF) mieux écrite ». « Un seule réforme de la DGF n’est pas suffisante pour sortir les finances publiques de l’impasse », répond Michel Bouvier, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne qui en appelle à une refonte complète du système, incluant le financement de l’Etat et de la Sécurité sociale.

Mais en attendant le grand soir, il reconnaît qu’une attention portée au contrôle de gestion est indispensable. « Cette situation est en quelque sorte une opportunité pour les collectivités de devenir plus créatifs », estime l’universitaire. Penser différemment les finances locales et en conséquence les services publics, c’est probablement aussi l’objectif du gouvernement, qui croit encore pouvoir y parvenir sans passer par la case mortifère de la baisse des investissements. Ce sera difficile d’y échapper.

Ces ruisseaux qui font les grandes rivières - Certaines collectivités ont déjà pris des mesures pour trouver des économies et/ou des ressources supplémentaires, sans renoncer aux investissements : création de centrale d’achats (trois départements dans la région Centre), renégociation de loyers (Lorraine), maîtrise des subventions aux associations (La Roche-sur-Yon ou Seyssins) ou des dépenses de personnel par le réajustement des missions des agents (Alsace) , ou plus simplement, comptage des piscines de particuliers, comme c’est le cas par exemple dans la communauté d’agglomération du sud-est toulousain (Sicoval) qui a entrepris une ambitieuse révision de ses bases fiscales afin d’optimiser ses ressources. Initiatives anecdotiques ? Pas si elles font école et constituent un ensemble cohérent de démarches vertueuses, pensées et appliquées depuis le bas. Une autre façon de s’en sortir par le haut.

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  1. 1. GROUCHO 26/01/2015, 09h50

    On dit que les ruisseaux forment les petites rivières... C'est certain, tout comme toute écnomie concourt à l'amélioration de la situation financière!
    On lit partout que les collectivités font des efforts considérables pour réduire les dépmenses de fonctionnement sans remettre en cause celles d'investissement: les seules à présenter un intérêt.
    Ce paradygme est intéressant mais il est tout aussi possible de rappeler que ce qui fait le bonheur des uns fait le malheur des autres. En d'autres termes si de l'argent est soit disant mal dépensé, cette dépense est en fait une recette pour celui qui perçoit cette somme. Si demain il ne la perçoit plus c'est pour lui une contrainte supplémentaire (déficit).
    Pourquoi un investissement public serait-il plus louable qu'une dépense de fonctinnement?
    Toutes deux permettent à des tiers de disposer de moyens pour assurer leurs propres dépenses. Enfin, certaines dépenses de fonctionnement sont incontournables (repeindre périodiquement un bâtiment...) et donnent du travail à des entreprises; tout comme une dépense d'investissement...
    Il me semble plurtôt que de mettre les uns contre les autres, il serait plus sage de faire des choix dans les dépenses, en les expliquant et en faisant en sorte de contenir l'enveloppe globale...
    Le ras le bol fiscal est devenu pour certains une réalité.

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