Biodiversité

Ile-de-France : un quart des libellules menacées ou disparues

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La régression de ces insectes reflète celles des zones humides, objets d’une « Quinzaine internationale », du 21 janvier au 2 février.

Papillon Platycnemis acutipennis

Papillon Platycnemis acutipennis, espèce disparue. Crédit S. Houpert.

Flore, oiseaux et maintenant libellules : pour ces trois indicateurs de biodiversité, l’Ile-de-France aboutit à la conclusion qu’un quart des espèces est menacé. « Sur les 59 espèces de libellules observées dans la région entre 1992 et 2012, un quart est menacé ou a disparu », déclarait Liliane Pays, présidente de l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité (Natureparif), lors de la présentation de cette « liste rouge », ce mercredi 21 janvier.

Milieux naturels altérés

La  régression des libellules est due à l’artificialisation des terres, sous l’effet de l’urbanisation et de l’agriculture intensive. Ces insectes sont révélateurs de l’état de santé des zones humides, qui ont diminué de 50 % en un siècle à l’échelle nationale. « Il s’agit là du milieu naturel le plus menacé, en France et en Ile-de-France », souligne Samuel Jolivet, directeur de l’Office pour les insectes et leur environnement, qui a piloté l’étude réalisée selon la méthodologie de l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Principales menaces pesant sur les odonates (libellules et demoiselles) : le bétonnage rectiligne des berges de cours d’eau, l’assèchement des mares, la pollution des eaux, la suppression des prairies au profit des cultures intensives.

Cohérence écologique en progrès

Première région à avoir adopté, en octobre 2013, son Schéma régional de cohérence écologique (SRCE), l’Ile-de-France s’efforce d’accompagner les communes dans la « prise en compte » du SRCE lors de la révision des documents d’urbanisme, prévue par la loi « Grenelle 2 » de juillet 2010. « Beaucoup de travail de pédagogie a été mené en 2014 et les collectivités se montrent réceptives, observe Julie Collombat Dubois, directrice de Natureparif. Nous mettons en avant des communes qui ont recréé des continuités écologiques, pour montrer que cela est possible et pas forcément à grand frais. C’est par le partage d’expérience et la mise en lien que l’on parviendra à faire changer les pratiques. »

Les prochaines listes rouges que publiera Natureparif concerneront les chauves-souris et les papillons de jour.

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