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Imaginatifs, les territoires s’adaptent pour continuer à investir

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : Actualité Club finances

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Malgré la contraction des ressources, certains élus locaux maintiennent leurs investissements, voire les augmentent. A charge pour leurs équipes de dégager de nouvelles marges de manœuvre.

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Investissements : faire mieux avec moins

 

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315 milliards d'euros : c’est le montant d’investissements publics et privés que doit générer le Fonds européen pour les investissements stratégiques, créé par la Commission européenne et garanti à hauteur de 16 milliards par l’UE et de 5 milliards par la BEI.

Sans nul doute, les collectivités territoriales doivent faire face à une situation de rupture. « Nous changeons de paradigme », assure Christian Debiève, directeur général des services de Montélimar agglomération (lire ci-dessous). « Je fais passer le message sur la nécessité de modifier les repères et d’évoluer d’un système autoritaire vers une responsabilité collective et éthique de la gestion du service public », explique-t-il.

De son côté, le maire de Cahors (20 000 hab., Lot), Jean-Marc Vayssouze-Faure, reconnaît que, souvent, de nouvelles infrastructures étaient construites alors que les anciennes étaient maintenues. « Les collectivités locales n’anticipaient pas non plus les coûts de fonctionnement d’un nouvel équipement, notamment les dépenses énergétiques. »

Un consensus se dégage sur le fait que les restrictions financières auxquelles les collectivités territoriales doivent faire face constituent un choc si violent qu’il va les contraindre à explorer des voies qu’elles n’auraient jamais envisagées par le passé. D’autant que la nécessité de maintenir un certain niveau d’équipement dans les territoires est brandie par de nombreux acteurs comme un facteur crucial d’attractivité et de soutien à l’économie locale. « Il est peu probable qu’une entreprise vienne s’installer sur un territoire non équipé du très haut-débit », met ainsi en garde Jean-Sylvain Ruggiu, directeur « secteur public » à la Caisse d’épargne.

« Une volonté politique » - Maurice Leroy, président du conseil général de Loir-et-Cher, se refuse à tout « renoncement ». S’il réduit ses investissements (45 millions d’euros en 2015 contre 52 millions en 2014), le département entend poursuivre les grands projets structurants, dont le développement du très haut-débit, et multiplie les mutualisations interdépartementales pour se donner les moyens de ses ambitions.

La nouvelle métropole de Lyon teste une application pour optimiser les déplacements. « Cette solution permet, avec des coûts limités (7 millions d’euros dont une partie de cofinancements), de ne pas réaliser de très lourds investissements dans des infrastructures de transport (100 millions) », explique Benoît Quignon, DGS de la métropole. « Nous optimisons les capacités de déplacement à l’intérieur de l’agglomération en portant le taux d’utilisation de 93 % à 95 % sans augmenter les engorgements. »

Paris mise plutôt sur l’effet amplificateur de l’investissement public. La ville a annoncé, pour ce mandat, un budget d’équipement en hausse : 10 milliards d’euros contre 9 milliards au cours du précédent mandat. « Une volonté politique, assure Julien Bargeton, adjoint à la maire de Paris, chargé des finances. Nous estimons qu’environ 200 000 emplois sont concernés par notre plan d’investissement qui sera autofinancé aux deux tiers. »

Flécher les financements ? - Dès lors, Paris mène de front baisse des dépenses de fonctionnement (- 130 millions d’euros à partir de 2015) et hausse des recettes (200 millions de cession d’actifs par an), et accroît son recours à l’emprunt, tout en explorant de nouvelles pistes (lire l’encadré ci-dessus). « Nous adaptons les financements en fonction des projets », poursuit Julien Bargeton. En juillet 2014, la ville a souscrit un prêt de 128 millions d’euros auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour financer le prolongement du tramway. Une alternative réservée aux grandes collectivités et aux projets d’envergure.

« La pertinence et la dimension de nos investissements nous permettent de bénéficier des enveloppes bonifiées de la Caisse des dépôts et de la BEI », fait valoir Gaël L’Aot, directeur financier de la région Languedoc-Roussillon, « car toutes deux financent non pas un besoin de financement mais des projets. Charge à ces derniers de correspondre aux stratégies privilégiées par l’Europe et par l’Etat français ».
La région Languedoc-Roussillon pourvoit à 80 % de ses emprunts (38,5 % de ses investissements, 513,7 millions d’euros en 2015) de cette manière. « En 2014, nous avons mobilisé 140 millions d’euros de la BEI aux meilleurs taux du marché (0,6 % en taux variable et 2 % en taux fixe sur trente ans) », se félicite Gaël L’Aot.

De son côté, pour financer la rénovation énergétique de ses lycées, la région Pays de la Loire a souscrit deux prêts de 120 millions d’euros auprès de la Caisse des dépôts dans le cadre de l’enveloppe de 5 milliards attribuée à la transition énergétique. Le financement fléché sur des projets serait-il en passe de devenir la règle ? « Non, répond Jean-Sylvain Ruggiu, l’emprunt globalisé fait partie intégrante du modèle financier du secteur public local. »

Une plateforme de cofinancements à Paris

Pour financer ses investissements, la ville de Paris a créé fin 2014 une plateforme des cofinancements qui présentera une vision agrégée des ressources publiques disponibles (subventions régionales, CPER, fonds européens…). « Le but est de professionnaliser la gestion de ces recettes et de s’assurer de leur bonne adéquation avec les projets éligibles », explique Dominique Frentz, sous-directeur du budget. Paris veut aussi développer le mécénat et les souscriptions privées en matière culturelle et patrimoniale. Par exemple, le plan « églises », doté de 80 millions d’euros, doit servir d’effet de levier pour lever le même montant auprès du privé.

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