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Tuerie de Charlie Hebdo

Clermont-Ferrand pleure Michel Renaud, son ancien dircom hors normes

Publié le 16/01/2015 • Par Pablo Aiquel • dans : Régions

Assassiné lors du massacre du 7 janvier, Michel Renaud avait été le directeur de cabinet adjoint de l’ancien maire Serge Godard et le fondateur d’un des principaux événements culturels de ville. Des centaines de personnes ont assisté à ses obsèques ce mercredi 14 janvier. Retour sur les facettes municipales de cet aventurier des temps modernes.

Une gerbe de fleurs à la mairie, pour la police municipale. Une Marseillaise au commissariat, pour la police nationale. Une stèle à la liberté d’expression au siège de La Montagne, pour les journalistes. Les hommages aux victimes du massacre au siège de Charlie Hebdo jalonnaient la marche qui a rassemblé 70 000 Auvergnats dimanche dernier à Clermont-Ferrand. La dernière station, à Polydôme, le centre de congrès, en hommage à Michel Renaud, fut sans doute la plus poignante.

Prix du meilleur journal municipal

Diplômé du CFJ et après un début de carrière dans le journalisme qui l’avait mené au Figaro et à Europe 1, Michel Renaud était arrivé en Auvergne au début des années 80 pour travailler dans la communication institutionnelle. « Il avait été le créateur du journal de la DDE du Puy-de-Dôme », se souvient Gilles Paulet, ancien rédacteur du service communication de la ville de Clermont-Ferrand, aujourd’hui président de la communauté de communes Allier Comté communauté.

En 1982, le maire de l’époque, Roger Quilliot, embauche le Parisien d’origine nantaise comme directeur de la communication

« C’était un grand professionnel, il avait une vision très moderne pour l’époque, il arrivait avec de nouvelles techniques de mise en page, de nouvelles visions, de la créativité. Notre magazine, Demain Clermont, est passé de trimestriel à mensuel et a reçu le prix du meilleur journal municipal de France en 1996 et 1998 », souligne-t-il encore.

« Le souci de Michel Renaud était de contribuer à la communication clermontoise, à l’échelle locale et nationale. Il l’a fait en faisant évoluer le logo de la ville, par exemple. Puis il a participé au rayonnement culturel de Clermont, avec la biennale des Carnets de voyage », affirme Gilles Paulet.

La voix du répondeur

En 1997, quand Serge Godard succède à feu Roger Quillot à la mairie, Michel Renaud devient directeur adjoint de cabinet. « Il a été un grand acteur culturel de la cité. C’était quelqu’un de très cultivé, qui aimait beaucoup tout découvrir de la nature humaine et du monde. Il voyageait beaucoup. Pour moi, c’est la disparition d’un de ces grands personnages d’aventure », assure, ému, Serge Godard.

« Michel avait une voix très radiophonique, alors il l’a prêtée pour enregistrer le message d’attente quand on téléphone à la mairie », raconte l’ancien édile.

« Il avait un côté artiste, c’était un homme de message. Il pressentait qu’au début des années 2000 on allait transformer la ville, et il voulait en être » assure Martine Nény-Slama, directrice de cabinet de 1997 à 2014. Au cabinet, il s’occupait des réunions sur les événements de la ville qui concernaient d’autres acteurs : « il rencontrait tous les intervenants de la culture, l’université, c’était quelqu’un qui faisait un travail d’interface. Il comprenait très bien Clermont et était devenu un Clermonto-clermontois. S’il n’était pas en voyage, il était à 500 mètres autour de Vercingétorix(1) », raconte-t-elle.

Après vingt-huit années de services à la municipalité, il avait pris sa retraite, en juillet 2010, et était parti avec sa femme Gala -originaire de Gomel, ville biélorusse jumelée avec Clermont-Ferrand- et leur fille Vassilisa, pour une grosse année de voyages en Asie centrale et notamment au Kyrgyzstan.

Petit côté cardinal

« C’était un mec toujours très calme, pas facilement perturbé. Un gros mont-blanc à la main, il expliquait, analysait. Il avait un petit côté cardinal », raconte le maire de Clermont, Olivier Bianchi qui était un jeune élu délégué à la jeunesse quand Michel Renaud est arrivé à la mairie, puis comme adjoint à la culture, à partir de 2001, a accompagné l’essor du festival de la « biennale » des carnets de voyage.

« La Biennale a tellement bien marché, dès le début, qu’elle avait lieu tous les ans. Mais ça nous faisait sourire, avec Michel, et on le rappelait à chaque discours, que c’était la seule biennale qui avait lieu tous les ans. C’est devenu une des quatre grands événements culturels de Clermont, notamment parce que Michel était quelqu’un qui avait le talent de partager sa passion, il embarquait tout le monde », explique Olivier Bianchi.

Double coup de massue

Le festival des « Carnets de voyage » c’est justement une aventure dans laquelle il a embarqué une bande de copains du monde de la communication. « A l’imprimerie Reix, où je travaillais, Michel était un de nos clients, avec Eric Gauthey, le directeur de la communication de la T2C (transports de Clermont, ndlr). Nous utilisions les photos de leurs voyages pour les calendriers de l’imprimerie et c’était passionnant d’écouter les récits de voyage », explique Pierrette Viel, aujourd’hui chargée de mission communication auprès de la direction générale des services de la ville de Clermont-Ferrand, et cofondatrice, avec Michel Renaud, de l’association « Il faut aller voir », qui organise depuis 2000 le célèbre festival. Parmi les invités des premières éditions : Sylvain Teysson, Alexandre Poussin, Jacques Ferrandez, Titouan Lamazou… La « biennale » a pris un tel essor qu’elle a dû déménager en 2010 vers Polydôme. C’est là que, lors de la dernière édition, en novembre 2014, Cabu, invité d’honneur, avait partagé de longs moments d’échange avec le public auvergnat. C’est là que se terminait la manifestation de dimanche et que sur un mur d’expression libre beaucoup ont pu dessiner un dernier message.

« Les deux événements se sont entrechoqués, pour nous. Il y a l’événement national, l’attentat contre Charlie Hebdo, et puis localement la disparition de Michel, que tant de gens connaissaient bien. Son côté passionné ne laissait pas du tout indifférent. La municipalité est en état de choc, dans tous les services qui l’ont côtoyé, c’est un choc terrible. C’est un double coup de massue », assure Pierrette Viel. En effet beaucoup d’agents contactés préféraient ne pas s’exprimer, craignaient de ne pas trouver les mots justes. Mais qui peut, dans ces circonstances ? Le président de l’association qui organise le festival, Jean-Pierre Frachon, à qui Michel avait passé la main il y a peu de temps a dit : « il nous laisse désemparés et orphelins, le plus bel hommage que nous puissions lui rendre c’est de continuer ».

Notes

Note 01 la statue sur la place de Jaude, la principale de Clermont. Retour au texte

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