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Métier

Le travail social en crise ? 4 témoignages

Publié le 16/01/2015 • Par Sophie Le Gall • dans : Dossiers Emploi

Quatre responsables syndicaux ou associatifs donnent leur vision de l’état des lieux du travail social et les défis auxquels les professionnels sont confrontés.

Cet article fait partie du dossier

Travail social : une nécessaire refondation

« Le projet de réingénierie des diplômes est une vraie menace »

Anne-Brigitte Cosson, présidente de l’Anas

Pour les états généraux, à l’origine enthousiasmants, nous souhaitions un bouillonnement d’idées, des conditions permettant une véritable réflexion collective. Aujourd’hui, l’on est à mille lieux de tous ces espoirs. Le projet de réingénierie des diplômes s’est imposé, laissant de côté le débat sur le sens du travail social. Il est source d’une très grande inquiétude : nos métiers et leurs spécificités risquent de disparaître ! L’Etat dit qu’il restera le garant du cadre, mais le contenu serait laissé aux régions. On peut craindre des inégalités territoriales et même une marchandisation de la formation. Nous n’avons, en outre, aucune assurance sur la qualification des formateurs. Nous redoutons un avenir où les travailleurs sociaux seront beaucoup plus rares et remplacés par des professionnels de niveau bac + 2.

« Les états généraux servent à cacher la réalité de la précarisation »

Hervé Heurtebize, secrétaire national du Snuclias-FSU 

Les états généraux, qui devaient donner la parole aux professionnels de terrain, s’avèrent être à la fois une occasion manquée – la base n’a pas été consultée lors des rencontres régionales – et un paravent pour ne pas voir la réalité en face. La précarisation s’intensifie et, pour y répondre, il faudrait davantage de travailleurs sociaux qualifiés. Ce qui n’est visiblement pas dans les plans des pouvoirs publics, qui parlent maintenant d’intervention sociale et non plus de travail social. La démarche a aussi souffert des interférences causées par le débat sur la réforme territoriale, dominé par une grande inconnue : qui sera chargé des compétences sociales ? Les volontaires ne se précipitent pas… La réponse à cette question aura de grandes incidences pour les professionnels.

« Les priorités des travailleurs sociaux sont occultées »

Corinne Normand, secrétaire nationale de l’Ufict-CGT des services publics

Au sein du comité de pilotage des états généraux, j’ai pu constater que la démarche souffre d’un problème de représentativité. Les encadrants ont été consultés, mais pas les professionnels de terrain et encore moins ceux de niveaux IV et V. Par conséquent, on n’a toujours pas parlé des priorités des travailleurs sociaux, comme les effectifs ou la reconnaissance des diplômes. Nous aurions aussi aimé rendre visible la pression qui pèse sur les travailleurs sociaux : ils ont le nez dans le guidon, n’ont plus le temps de prendre du recul pour la formation ou la supervision, pourtant si importantes dans nos métiers. Le discours ambiant les remet en cause sans interroger le cadre de travail ou les logiques administratives et financières.

« Le système, complexe, a besoin de cohérence »

Jean-Marie Vauchez, président de l’Ones

Je crains que la synthèse des données issues des multiples réunions qui se sont tenues depuis le lancement de la démarche des états généraux ne s’avère bien difficile. Le besoin est pourtant grand de donner de la cohérence à un système devenu si complexe. Par exemple, est-il logique qu’un même foyer soit financé à la fois par un conseil général et une agence régionale de santé, entités qui, de plus, ont du mal à travailler ensemble ? Concernant les éducateurs spécialisés, les jeunes diplômés ont du mal à se placer, enchaînent les CDD. Ils sont remplacés par d’autres professionnels moins qualifiés, comme des animateurs. Et, quand ils sont enfin intégrés, ils doivent participer à des tâches qui les éloignent du terrain et du public, ces missions qui ont pourtant motivé leur engagement dans la profession.

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