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Drame de Montrouge

Après la mort d’une policière municipale, les syndicats demandent des mesures exceptionnelles

Publié le 08/01/2015 • Par Hervé Jouanneau • dans : A la une, A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité, France

Après l'assassinat d'une policière municipale de Montrouge (Hauts-de-Seine), Clarissa Jean-Philippe, lors d'une fusillade en pleine ville, plusieurs syndicats ont pris la parole pour exprimer leur indignation et, pour certains, réclamer davantage de moyens de protection. Une réunion est prévue ce vendredi 9 janvier au ministère de l'Intérieur.

La police municipale endeuillée. Vingt-quatre heures à peine après l’attentat meurtrier contre les journalistes de Charlie Hebdo, les représentants des 20 000 policiers de France se sont dits sous le choc après la mort de Clarissa Jean-Philippe, jeune policière municipale de Montrouge, abattue en pleine ville par un homme armé.

Sur son compte twitter, le Premier ministre, Manuel Valls a rendu hommage à cette professionnelle.

« Elle a été froidement abattue dans l’exercice de sa mission de protection des citoyens, victime d’un déchaînement de violence aveugle », a dénoncé pour sa part la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin dans un communiqué.

A Montrouge, un registre de témoignage a été mis en place dans les murs de l’Hôtel de ville.

A bout portant – Clarissa Jean-Philippe avait été appelée en début de matinée pour intervenir sur un accident de la circulation lorsqu’un homme armé a surgi et a fait feu, tirant à bout portant sur la policière municipale. Un agent de la voirie, qui l’accompagnait, a lui été blessé grièvement. Le tueur a aussitôt pris la fuite et, jeudi soir, était toujours activement recherché dans un contexte de grande confusion, où la police s’affairait également à retrouver les auteurs de l’attentat commis la veille contre les journalistes de Charlie Hebdo.

Après une visite du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve sur les lieux du drame, la section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête sur les tirs, notamment « au vu du contexte actuel », a annoncé le parquet. Mais il n’y a, à ce stade, pas de lien établi avec l’attentat commis la veille contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo, toujours selon le parquet.

« Tout le monde est sous le choc » – Agée de 26 ans, cette jeune policière municipale, célibataire et sans enfant, d’origine martiniquaise, avait achevé à la fin novembre sa formation initiale d’application. Elle avait intégré le service de PM de Montrouge depuis un an et demi et travaillait sur la voie publique. Au moment des faits, elle portait un gilet pare-balle, mais, selon Fabien Golfier, secrétaire national de la FA-FPT « police municipale », qui était sur place, « la protection s’est avérée inutile car elle a été touchée à la carotide ».

De plus, à l’instar des autres policiers municipaux de la ville, elle ne disposait pas d’arme à feu. La municipalité de Montrouge n’a en effet pas fait le choix d’armer ses agents en dehors de bombes lacrymogènes.
Clarissa-Jean-Philippe-police-municipale

« Tout le monde est sous le choc » a déclaré un fonctionnaire. Dans la cellule de crise installée au 1er étage de la mairie de Montrouge, les agents municipaux se sont succédés tout au long de la journée.

Relance du débat sur l’équipement des PM – Ce nouveau drame, qui rappelle l’assassinat d’une autre policière municipale, Aurélie Fouquet, tombée sous les balles de malfaiteurs à Villiers-sur-Marne en 2010, a suscité bon nombre de réactions.

Lire : Manuel Valls rend hommage à Aurélie Fouquet, «l’honneur de la France»

Elus et professionnels ont unanimement exprimé leur émotion. Ils ont également, pour une large part, relancé le débat sur l’armement et la protection des policiers municipaux.

Le député-maire (UMP) de Nice et président de la commission consultative des polices municipales, Christian Estrosi, s’est dit «sous le choc » et a demandé au ministre de l’Intérieur de prendre « des mesure exceptionnelles, eu égard aux circonstances, pour protéger et assurer l’intégrité des policiers municipaux, notamment ceux qui ne sont pas armés ou qui ne bénéficient pas des équipements de protection individuelle ».

Colère des syndicats – Dans un communiqué, la Fédération autonome de la Fonction publique territoriale (Fa-FPT), s’est dite « endeuillée » par la mort de la policière municipale « tuée en service sur une mission des plus banales de la voie publique » et a appelé « les collègues à porter les blasons barrés d’un bandeau noir en signe de deuil pendant huit jours », en accord avec la hiérarchie.

« Cet acte, aussi barbare soit-il, doit renforcer notre détermination à défendre la République et nos concitoyens. Faut-il encore en avoir les moyens ! » déclare le syndicat, qui, en décembre dernier, demandait déjà au ministère de l’Intérieur de traduire concrètement son appel aux maires.
« L’heure n’est pas pour le moment à la polémique, mais rapidement nous devons obtenir du gouvernement des mesures concrètes et des actions visant à protéger, ceux qui dans les villes, les villages sont chargés d’assurer la protection des populations » poursuit-elle.

Et d’appeler à la réunion de « toutes les instances nationales pour ensemble trouver les moyens adapter pour exercer notre profession ». entendu par l’Intérieur, la FA-FAPT participera ce vendredi 9 janvier à une réunion place Beauveau.

Lire : L’armement des agents de police municipale en 10 questions

Réunion le 8 janvier à l’Intérieur – Réunion à laquelle participera également le secrétaire général de Force ouvrière – police municipale, Patrick Lefèvre, qui s’est dit « ému et en colère ». « Depuis des années, les policiers municipaux se voient imposés des missions de sécurité sur la voie publique sans que leur soit donné les moyens de protection et de riposte adaptés, soit des gilets pare-balles et des armes à feux » a-t-il déclaré à la Gazette. En conséquence, poursuit-il, « nous demandons aux maires qui ne souhaitent pas armer leurs agents de les cantonner à des polices administratives. »

Droit de retrait ? – Même discours à la CFTC Police municipale qui va jusqu’à invoquer un droit de retrait. « Que la décision sur le droit de retrait soit prise à la vue de l’inconscience des maires d’envoyer des agents surveiller des sites sensibles » déclare la CFTC, qui appelle « les agents en tenue exerçant des missions de police , non armés, à se retirer de la voie publique. »

De même, le Syndicat national des policiers municipaux (SNPM) dit « renouveler notre appel à Monsieur le Ministre de l’Intérieur, aux parlementaires des deux assemblées constitutives, à tous les maires de France, pour l’armement systématique de tous les policiers municipaux et ce sans aucune condition et concession ».

La CGT se démarque – Seule voix discordante dans ce paysage syndical, celle de la CGT, qui, par la voix de sa fédération des services publics, s’est démarquée des autres organisations.
« Suite à cette succession d’actes de violence, certains seraient enclins à exiger plus des forces de police municipale et en particulier leur armement, écrit-elle. Les conditions de travail de nos collègues policiers municipaux se sont dégradées, malgré la dangerosité de leurs missions. Ces dégradations sont les conséquences des réformes successives qui ont également engendré des baisses drastiques des moyens des forces de sécurité étatiques. Mais, pour la CGT, conclut-elle, la Police Municipale n’a pas vocation à se substituer aux services de l’Etat. Elle est et doit rester une Police de proximité et de prévention. »

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Après la mort d’une policière municipale, les syndicats demandent des mesures exceptionnelles

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CGT PM62

08/01/2015 11h38

La CGT Police Municipale du pas de calais est pour l’armement des policiers municipaux et solidaires des autres syndicats. La CGT nationale n’est pas le reflet du terrain, donc nous disons OUI aux armes à feu.
Nos sincéres condoléances à la famille de notre collègue lachement abattue
JPP

Denis

09/01/2015 11h32

suite à ce drame , je suis solidaire avec la Police de Montrouge.
je présente mes condoléances à la famille de la victime, assassinée de façon brutale.
je présente mes condoléances à tous ses collègues et à l’ensemble du service public de Montrouge. je souhaite que la justice soit faite en l’honneur de cette agent.

RAMASSAMY

09/01/2015 11h39

Condoléances aux familles et collègues touchés par ces disparitions douloureuses.
Il serait souhaitable que l’arme à feu fait partie intégrante de la tenue. Le port doit être obligatoire quelque soit les missions.
La seule constante : On ne doit faire usage de son arme qu’en légitime défense.
Erick 97410

Mazz

10/01/2015 02h40

Dans un premier temps, j’adresse mes sincères condoléances à la famille de Clarissa Jean Philippe. C’est l’ensemble de la profession qui est aujourd’hui en deuil.

Je tiens à rappeler que les terroristes ne font pas de différences entre un gendarme , un policier national et un policier municipal, il ne font pas non plus de différences entre un policier municipal armé ou non.
Je pense qu’il faut obliger les communes à armer et protéger ( par l’intermédiaire de gilet par balle) les agents de police municipale.
Les formations des policiers municipaux ont largement progressé ces dernières années et les missions se sont étendues, ce qui ne fait qu’accroître les risques qu’encourent les agents.

Pour ma part, j’étais gendarme dans la petite commune de Murat ( commune où Djamel Beghal était assigné à résidence, il passait 3 fois par jour à la brigade, il est même venu avec chérif Kouachi, lorsque ce dernier lui a rendu visite).
En 2013, j’ai voulu changer d’horizon et j’ai tenté la police municipale, j’ai postulé à plusieurs offres d’emploi dont une à MONTROUGE (c’est Clarissa qui a eu le poste).

Les menaces ne sont pas réservés au grandes villes, dans chaque ville, chaque village on peut avoir affaire à des forcenés ( souvent ce sont les interventions banales qui se transforment en drame).

Aujourd’hui, je me rend compte que j’ai eu de la chance, mais demain, qu’en sera t’il?
J’espère que les autorités tireront des enseignements de ce drame et prendront les mesures nécessaires pour que cela ne se reproduise pas.

interco

12/01/2015 09h22

Notre service public a montré ces jours-ci un très beau visage et l’a payé très cher, n’oublions pas l’agent blessé en se portant au secours de Clarissa.
Les syndicats font leur boulot, bien sûr!; mais les politiques?
Plutôt que de diminuer le nombre des agents et diminuer leurs moyens, il faudrait savoir quel but social est assigné à ce service public. Ce but à atteindre pour protéger, soigner, enseigner et aider ceux qui doivent l’être.
. Ceux qui se plaignent de trop payer d’impôts ont pu se rendre compte de la destination de leur argent.
Notre fierté pour ces héros du service public ne doit pas empêcher que cette question soit débattue en commun. C’est aux politiques par delà les vaines disputes politiciennes à sortir de leur médiocrité et de faire leur boulot,….enfin!

chris

12/01/2015 05h24

Orthographe > les agents municipaux se sont succédés

succédé , car pour l’accord des verbes pronominaux, on n’accorde le participe que si le pronom est COD, ici il est COI > de même, elles se sont parlé, envoyé des fleurs, etc.
Mais elles se sont vues, aimées, etc.

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