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Fin de vie et précarité : la double peine

Publié le 08/01/2015 • Par Sophie Le Gall • dans : France

Même si le rapport annuel de l'Observatoire national de la fin de vie, remis ce mercredi 7 janvier 2015 à la ministre de la Santé, est totalement déconnecté du débat actuel sur l'accès au droit à mourir, il permet, néanmoins, d'approfondir la question des interactions entre les situations de précarité et la mort.

La conclusion du rapport 2014 de l’Observatoire national de la fin de vie (ONFV) remis ce mercredi 7 janvier 2015 à la ministre de la Santé est catégorique : « La précarité et la précarisation sont de véritables accélérateurs de l’inégalité : inégalité d’accès aux soins, inégalité de prise en charge, inégalité d’accompagnement ». Les auteurs du rapport ajoutent : « Les personnes précaires finissent leur vie où elles peuvent et où elles se trouvent ».

Croisant différentes sources, notamment les données de la Fédération nationale des associations d’accueil de réinsertion sociale (FNARS) et de l’Union nationale des CCAS et CIAS (Unccas), ils identifient les raisons de cette situation, expliquant que la fin de vie des personnes précaires « n’est pas pensée puisqu’aucun lieu n’est réellement prévu pour l’accueillir » et que les professionnels pensent qu’il s’agit « de l’affaire des autres professionnels ».

Six parcours types

Pour parvenir à ces conclusions, le rapport détaille six parcours types : Marc, 47 ans, SDF, atteint d’un cancer, hébergé sur ses derniers jours en CHRS ; Simone, 87 ans, sous tutelle, isolée socialement de par son grand âge , ou encore Robert, 57 ans, dépendant des allocations sociales et vivant en pension de famille.

L’exposé du cas de Marc, SDF, permet de rappeler que les personnes vivant à la rue souffrent de diagnostics tardifs. La moyenne d’âge du décès des personnes sans domicile est de 49 ans contre 77 ans au sein de la population générale en France. Il souligne l’inadaptation des structures collectives, comme les CHRS, à des situations de fin de vie, et la mise en difficulté des professionnels de l’insertion du fait qu’elles ne sont pas formées à cet accompagnement. Le rapport alerte : « Une majorité de personnes décédées en CHRS entre 2012 et 2013 avait plus de 45 ans. Or, les CHRS connaissent une proportion croissante de population âgée de plus de 45 ans et risquent par la même d’être de plus en plus confrontés à des situations de fin de vie ».

Manque de données

Au-delà du cas de l’accueil en CHRS, le rapport regrette qu’il n’existe pas, au niveau national, d’étude sur la mortalité des personnes sans-domicile. L’ONFV a ainsi initié une étude avec l’Unccas (48 CCAS ont participé), axée sur l’obligation d’inhumation des indigents par les communes en cas de décès sur leur territoire et aux aides extra légales des CCAS lors du décès de personnes précaires. On y apprend, notamment, que 54 % des CCAS proposent des aides et secours aux familles des personnes décédées pour les aider à supporter les frais d’inhumation. Ces aides représentaient 8 % du budget annuel global des aides allouées en 2013 et auraient tendance à augmenter.

Préconisations

L’ONFV formule 10 préconisations visant principalement à améliorer la coordination des acteurs et à parvenir à un décloisonnement entre le social et le médico-social. On retient en particulier, car concernant plus directement les collectivités, les propositions suivantes :

  • Développer des actions de formations interdisciplinaires dans une logique de territoire pour permettre aux acteurs accompagnant des personnes en fin de vie et en situation de précarité de se connaitre et de repérer les ressources disponibles pour pouvoir travailler ensemble de manière efficiente.
  • Engager une réflexion commune avec le Comité national de lutte contre l’exclusion (CNLE) notamment sur le droit à un enterrement « digne » pour les inhumations d’indigents.
  • Développer et suivre come indicateur national de précarités invisibles, le nombre de personnes indigentes décédées et inhumées par les communes tel que prévu par l’article L.2223-27 du code général des collectivités territoriales.

 

Le professeur Régis Aubry, président de l’ONFV, conclut de ces mots ce rapport 2014 : « Etudier la fin de vie des personnes en situation de précarité a donc un effet « loupe » sur les limites de l’organisation de notre système de santé et sur les solidarités ».

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