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AIDE À DOMICILE

Une mission d’inspection pour évaluer le financement et la tarification des prestations

Par A. l'AFP

Publié le 19/02/2010

dans : France

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2 commentaires

Les inspections générales de l’administration (IGA), des finances (IGF) et des affaires sociales (IGAS) vont examiner les difficultés de l'aide à domicile, a annoncé, le 17 février 2010, Nora Berra, alors que selon les syndicats, certains services aux personnes âgés sont "arrêtés".

Interrogée à l’Assemblée nationale, la secrétaire d’Etat aux Aînés a déclaré « avoir retenu deux axes de travail, premièrement une mission d’inspection alliant l’IGA, l’IGF et l’IGAS pour évaluer le financement et la tarification des prestations ».
Deuxièmement, selon Nora Berra, « il s’agira de faire un état des lieux sur l’offre de prestations et l’efficience des structures », les préfets étant « appelés à faire remonter toutes les difficultés qui émanent du terrain ».

Les associations qui gèrent l’aide à domicile pour les plus fragiles (personnes âgées dépendantes, handicapées, etc.) et les syndicats tirent la sonnette d’alarme depuis plusieurs semaines face aux difficultés financières du secteur, qui menacent 10.000 salariés et 60.000 personnes aidées.
« Des services fournis aux personnes âgées sont fragilisés ou même arrêtés », selon l’ensemble des organisations syndicales de retraités (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, Unsa, et FGR-FP).

Il est « inadmissible que cette situation pénalise les retraités qui utilisent les services de ces associations », ont ajouté ces sept organisations dans un communiqué le 16 février.

Entre 300 et 400 associations pourraient être concernées par des déficits, cessations de paiement ou liquidations judiciaires. Au coeur du problème, les prestations d’aide à domicile, qui ne sont plus prises en charge à la hauteur de leur coût par les financeurs publics (Etat, conseils généraux, assurance vieillesse, etc.).
Une quarantaine d’acteurs du secteur (associations, financeurs, DGCS etc.) et seize organisations ont réclamé fin décembre la refonte du système de financement et un fonds d’urgence de 100 millions d’euros. 

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  1. choupy57

    20/02/2010, 14h36

    Les deux commentaires précédents reflètent incontestablement la solitude et le "non droit" aux soins qui leur sont dûs.
    Toutefois, j'emets un bémol: toutes les Associations qui sont agréées ont de grandes difficultés dues au prix de revient de chaque prestation et du coût pratiqué qui ne permet pas de "faire vivre et péréniser" l'Association. Quant aux Associations non bénéficiaires des Agréments Simple ou Qualité, il est certain que tout le personnel n'est pas réellement qualifié aux yeux du Conseil Général et c'est ce qui fait la différence.
    Pour être honnête,je suis à la tête d'une TPE de services à la personne, qu'elle soit seule ou handicapée, mais ne bénéficiant pas d'un "nombre d'heures adéquoit à sa pathologie".
    Le Conseil Régional a un "oursin dans les poches", au point que je fonctionne sans avoir reçu la moindre aide lors de la création!
    A l'heure actuelle, je paie mes charges avec ma pension de retraite (parce que je suis retraitée de la Fonction Publique Hospitalière!) et que rien n'est fait pour améliorer ni le confort de la personne âgée ou handicapée, ni la survie des petites entreprises qui pratiquent les "tarifs APA" du Conseil Général et qui par conséquent finissent par "couler" sous le poids des charges et des salaires à hauteur des qualifications et diplômes.
    J'ai cru à cette promesse de "Cause Nationale" pour la prise en charge du 5ème risque, des patients Alzheimer: Il faut bien reconnaître que jusqu'à présent, rien n'a été fait! Les politiques, les Administrations voudraient que nous fassions du "bénévolat par devoir civique": mais à quoi cela nous mène, nous Professionnels et Associations non moins professionnelles??
    Dans notre département du Gers, cela devient une urgence prioritaire, car les retraites des "anciens" agriculteurs ou viticulteurs sont inférieures au RMI ou RSA: tout juste le "minimum vieillesse" et encore.. Ils sont tributaires de leur famille, sachant lors "d'un moment de lucidité" pour certains, qu'ils sont une énorme charge pour la famille soignante.
    Doit-on refuser des soins ou des prises en charge, moins onéreuses qu'en structure "spécialisée" à nos anciens qui, ne l'oublions pas, sont notre mémoire, notre histoire?
    Cette attitude de nos "responsables", Gouvernement, Conseil Général, Conseil Régional, certaines Municipalités, à mes yeux ressemble à L'EUTHANASIE , pourtant si décriée par les Législateurs.
    C'est à nous, Associations et Entreprises de défendre les droits criants de nos Anciens!
    J'aimerais vous communiquer mon Email afin que nous puissions nous renconter, en discuter librement, sans parti pris politique ou autre.
    Aussi, au risque d'être sabrée par le webmaster, je vous le donne:
    hilbertleteneur@orange.fr
    Tél: 0609112036
    Serrons nous les coudes! Cordialement,
    Danielle

  2. ALIMAS

    20/02/2010, 04h08

    COMMENTAIRE (09A002A01). EN INSTITUTION OU À DOMICILE ? Je ne sais plus qui à écrit que le niveau de civilisation d'une société peut se mesurer au traitement qu'elle fait de ses personnes dépendantes, de ses handicapés et de la vieillesse ... Je vous laisse juge ! Pour moi ce niveau régresse dramatiquement ... Nous sommes à ce jour dans un marché de dupe. La vraie question est de savoir si l'on veut une vraie politique d'aide à domicile dans ce pays et qui paiera ? A l'examen des événements (fermeture de services, politique d'aide à la personne au détriment de l'aide aux structures institutionnelles, financement par (CESU) ou par un mode assurantiel privé ...). Nous avons la réponse des politiques : Vous, nous les citoyens et usagers ... Pourtant, voilà un secteur d’activités potentielles (les aides à domicile) qui devrait recevoir toute l’attention des familles ! Seulement voilà, encore une fois, qui organise et qui paye ? Je lis dans la presse que beaucoup d’associations déposent leur bilan pour diverses raisons, pas toutes exemptes de responsabilité pour gestion douteuse. Le poste coûtant le plus cher est bien évidemment le personnel ! Il ne vient à l’esprit d’aucun responsable des fonctions politiques et publiques, que dans la société civile, il existe des centaines de milliers de personnes au chômage ! Ces personnes sont payées par la collectivité sous forme d’aides diverses pour le plus grand nombre. Elles ne demanderaient qu’à être formées à l’instar des pompiers et secouristes. Les chômeurs pourraient être activés soit temporairement (lors de mise en œuvre de plan de surcharge ou d’urgence tel que la canicule en 2003) ou contractuellement, pour tant que les politiques et l’administration publique engagent les projets d’actions dans ce sens. Je suis pour une remise à plat du monde associatif dans le cadre du Service Civique Volontaire. Ce dernier pourrait être implémenté d’un dispositif de (SRS) : Solidarité et Réciprocité Sociales, dont l’unité de temps à devoir à la société serait le (DÉCITEMPS) : DÉCIsion de consacrer du TEMPS.

    COMMENTAIRE (04E009A). SI VOUS N’AVEZ PAS LES RESSOURCES DE VOS BESOINS, C’EST LA GALÈRE À DOMICILE. Je pense qu’aujourd’hui, il est fait un amalgame entre les «aides financières à domicile» pour personnes ne pouvant pas temporairement ou définitivement se débrouiller seules et les «aides financières en institution». Lorsqu’une personne en milieu institutionnel (maison de retraite et autres), est confrontée à des problèmes de moyens financiers pour payer ses frais d’entretien et d’hôtellerie, elle peut faire appel à l’ «obligation alimentaire» qui lui ait due légalement par les personnes de sa famille directe. Ces personnes peuvent être contraintes par le juge des familles à honorer cette obligation comme «obligés alimentaires». Dans ce cas, le jugement prévoit la part de chacun en fonction de leurs capacités financières réelles ou différées. Si l’ensemble des contributions ne parvient pas à couvrir les dépenses, l’institution peut engager une procédure de prise en charge par le département, sous l’autorité du Conseil général, sous condition de récupération au centime près sur l’héritage et patrimoine du bénéficiaire, après son décès. Vous comprendrez donc que les «aides financières à domicile» non récupérables ne font pas l’affaire des organismes chargés de les attribuer (aujourd’hui les Départements), d’autant que la procédure d’obligation alimentaire est très complexe à engager, en dehors des institutions. Cela rappelé, la prise en charge institutionnelle de personnes n’ayant aucune ressource ni patrimoine est aujourd’hui assurée pour certains, pour raccorder avec le principe d’égalité. Ce qui d’ailleurs rend cette procédure parfaitement injuste et inéquitable pour les proches solvables, car ils seront spoliés d’héritage qui leur est naturellement dû. Tout çà pour vous faire comprendre la raison pour laquelle, les Départements réduisent de façon importante, leur contribution financière au véritable coût horaire des aides à domicile. Conclusion : Si vous n’avez pas les ressources de vos besoins, c’est la galère à domicile !

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