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Vu de l'étranger

L’innovation radicale coûte de l’écoute

Publié le 17/12/2014 • Par Sabine Blanc • dans : France

Superpublic, le nouveau lieu dédié à l’innovation publique porté par la 27ème Région, accueillait ce mercredi 17 décembre une équipe d’agents publics suédois qui travaille sur “l’innovation radicale”. Leur retour d’expérience montre l’importance attaché à l’usager dans leur méthode.

Bonne nouvelle : « l’innovation radicale » coûte de l’écoute, ce qui ne grève pas les finances publiques. Mauvaise nouvelle : il peut être plus facile de débloquer un gros budget que de demander à des décideurs publics habitués à imposer leurs solutions aux usagers d’ouvrir leurs écoutilles. C’est, résumé à gros traits, ce qui ressort de la présentation faite par des Suédoises – pas un homme, c’est assez rare pour être indiqué, et pas non plus des jeunettes sorties d’école de design – de l’Association suédoise des autorités locales et des régions (SALAR) du programme Radical Change à Superpublic, un nouveau lieu dédié à l’innovation publique.

Depuis mars 2014 jusqu’en décembre 2015, ce programme implique dix collectivités suédoises pour « tester de nouvelles solutions en réponse à leurs vieux problèmes », en partenariat avec Vinnova, l’agence gouvernementale pour l’innovation, un peu l’équivalent de notre SGMAP.

“Une ressource de connaissances”

Le SALAR accompagne les volontaires en leur fournissant des outils méthodologiques, en suivant trois étapes : comprendre le problème, trouver des solutions et passer au prototype.

Au cœur de ces outils, un impératif à la fois limpide et compliqué à mettre en place : demander l’avis des usagers, reconnus comme experts à part entière. “Les usagers sont une ressource de connaissances. Nous avons besoin de nouvelles méthodes pour changer l’état d’esprit”, a expliqué une des intervenantes. Une évolution du paradigme résumé en quatre points :

Savoir => ne pas savoir/apprendre

De l’intérieur vers l’extérieur => De l’intérieur vers l’extérieur et de l’extérieur vers l’intérieur

Apparence => authenticité

Diriger => inspirer et engager

De ce point de vue, l’absence d’école de haut fonctionnaire type ENA-INET en Suède est plutôt un atout, notait une autre.

Mais pour le reste, il semble aussi inhabituel de changer de posture. Et de prendre pour exemple le travail menée sur des cliniques pour jeunes : un groupe de professionnels et un autre de parents devaient indiquer des pistes pour améliorer le fonctionnement. En majorité, les deux groupes ont indiqué des pistes différentes et celui des professionnels a commencé à dire que les parents se trompaient.

Au final, les deux se sont tout de même mis autour de la table pour travailler ensemble. Les chiffres globaux montrent le défi que représente la participation : 65% des Suédois veulent participer, mais 5% seulement disent qu’ils en ont la possibilité aujourd’hui.

Parmi les exemples de projets menés, celui sur l’amélioration de la vie des personnes âgées dépendantes. Le temps passé au quotidien avec elles a permis d’identifer des problèmes : un système pas souple, paternaliste, des activités programmées, la nécessité de quémander pour avoir plus d’aide, devoir rendre compte de tous ses besoins tout le temps etc. Bref, des seniors infantilisés, ce qui a amené à se demander ce qu’ils peuvent-ils faire tout seul, etc.

Les étapes suivantes du programme sont balisées : améliorer la situation d’après ce diagnostic, examiner le volet management et les obstacles légaux, documenter et enfin, à l’automne, analyser le projet de bout en bout et en tirer les conclusions.

“Different, better, lower cost”

Le récit des intervenantes entre en résonance avec le contexte français, somme toute assez similaire : les collectivités territoriales voient l’Etat comme un “ennemi” avec lequel il faut négocier l’impact budgétaire des mesures prises, le chômage est une préoccupation majeure, la population est vieillissante dans un contexte économique plus rude qui amène à réduire les dépenses publiques.

La sainte trinité du programme fixe ce dernier objectif : “Different, better, lower cost”. Dans les six enjeux identifiés de la co-production, deux relèvent du financier : des coûts plus bas donc, et “faire face aux nouveaux coûts”. Le reste relève d’une meilleure efficacité.

Il est aussi notable que la Suède en soit au même stade que la France en matière de “co-construction” : au début du gué.

“Nous avons le partenariat avec Vinnova, ce qui nous a légitimé”, a indiqué une des membres de l’équipe, soulignant toutefois que certains interlocuteurs sont encore réticents face à ce “buzzword” de l’innovation radicale. Et tant que ces procédés ne seront que testés, en mode “prototype”, il sera effectivement difficile, en Suède comme en France, de mesurer s’ils reconfigurent bien en profondeur la façon de construire des services et des politiques publics.

Il est intéressant aussi de relever que, dans la démarche suédoise, l’un des enjeux consiste à rendre désirable le secteur public, à l’image, en France, de la semaine de l’innovation publique de novembre dernier : “montrer que le public peut être une force motrice”.

En revanche, le mot “numérique “ n’a jamais été prononcé lors de la présentation, alors qu’en France, il s’agit d’un pilier de la stratégie de modernisation de l’action publique.”Le numérique n’est pas absent, surtout dans le système de soins, a nuancé une intervenante, mais ce n’est pas le sujet principal.”

Contact

Anna Lindström, project manager

+46 8 452 79 20

anna.lindstrom@skl.se

Josefina Fogelin, coordinator

8 452 76 77

josefina.fogelin@skl.se

Esther, senior virtuelle pour services publics concrets

La petite ville suédoise de Jonkoping est reconnue pour ses soins pour les personnes âgées, comme en témoigne ce classement des “dix villes les plus saines” effectué par CNN, grâce à son programme “Qu’est-ce qui est bon pour Esther ?” Esther n’existe pas, c’est une sorte d’idéal-type de la personne âgée suédoise, qui permet à l’administration locale de mieux concevoir ses services : si c’est bon pour Esther, alors cela doit convenir aux personnes âgées cibles, en chair et en os. Le concept a essaimé dans d’autres villes de Suède, où l’on trouve des imaginaires Kersti, Helga, Nisse, Linnea… qui améliorent des vies bien concrètes.

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