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Politique de la ville

Renouvellement urbain : 5 milliards pour poursuivre la rénovation des quartiers

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une, France

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logements sociaux à Nancy © Flickr CC by sa Alexandre Prévot

La liste des 200 quartiers bénéficiant du nouveau programme de renouvellement urbain a été dévoilée ce mardi 16 décembre, lors du déplacement de François Hollande dans le bassin minier. Une liste plus resserrée que pour le premier programme, avec un budget de 5 milliards financé par Action logement.

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Cet article fait partie du dossier

La nouvelle politique de la ville convient-elle aux habitants autant qu’aux professionnels ?

 

Dix ans après le lancement du programme national de rénovation urbaine par le ministre de la Ville Jean- Louis Borloo, un second chantier s’ouvre enfin. Annoncé par la loi Lamy du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine,le « nouveau programme national de renouvellement urbain » n’attendait plus que la liste de ses bénéficiaires pour démarrer. François Hollande a finalement dévoilé ce mardi 16 décembre la liste des 200 quartiers dits « d’intérêt national » lors d’un déplacement à Boulogne-sur-Mer et Lens, le bassin minier devant bénéficier d’un programme exceptionnel pour restaurer son habitat horizontal spécifique de corons. Attendue depuis septembre avec impatience par les élus locaux, la liste définitive a été votée par le conseil d’administration de l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) ce lundi 15 décembre.

NPNRU, carte des quartiers concernés

Diversité des sites

Rappelons que la méthode a changé, puisque le premier programme reposait sur un appel à projets, tandis que cette fois l’ANRU a déterminé les quartiers concernés souffrant de « graves dysfonctionnements urbains », qualifiés à partir de critères tels que l’état de l’habitat et sa diversité, l’enclavement du quartier, la mixité des activités,… La liste concerne plus particulièrement l’Ile-de-France, avec 58 quartiers, le Nord-Pas-de-Calais avec 17 quartiers, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur avec 16 quartiers et Rhône-Alpes avec 15 sites. On retrouve d’ailleurs un certain nombre de quartiers ou de villes qui ont déjà bénéficié du PNRU1. Différence avec le premier programme, des centres-villes sont concernés, comme celui de Béziers ou de Saint-Denis, et les copropriétés dégradées pourront être inclues dans les conventions, comme à Clichy-sous-Bois et sa copropriété du Chêne – Pointu, ou à Pierrefitte-sur-Seine.

Une seconde liste de quartiers connaissant des dysfonctionnements moins importants, d’intérêt régional, va être établie par les préfets, mais 55 sites ont déjà été préfléchés par le conseil d’administration de l’ANRU. Le budget de 5 milliards d’euros, intégralement financé par Action Logement, avec lequel une convention a été signée le 2 décembre dernier, sera dédié à 85% aux quartiers d’intérêt national, et les 15% restants, soit environ 850 millions d’euros, aux 200 autres quartiers, via les contrats de plan Etat – région. Myriam El Khomri, la secrétaire d’état chargée de la Politique de la ville, table sur un effet levier de 20 milliards d’euros. L’Union sociale pour l’habitat a déjà annoncé que les bailleur sociaux débloqueraient 10 à 12 milliards pour ce programme.

« Ce budget montre une réelle ambition, mais nous serons très attentifs à ce que cet objectif soit tenu, et au financement des besoins supplémentaires », estime Gilles Leproust, maire d’Allones et secrétaire général de l’Association des maires ville et banlieues de France (AMVBF). Rappelons que le premier PNRU était prévu pour un budget de 3 milliards, et devrait finalement terminer sur un budget de plus de 12 milliards…

NPNRU quartiers d’intérêt régional

Stop aux démolitions de masse

Dans ce budget global, environ 1,5 à 2 milliards seront consacrés à la construction de nouveaux équipements ou services publics, 1 milliard aux démolitions, et 2,5 milliards à la reconstruction, réhabilitation et résidentialisation de logements sociaux. Mais cette fois, la démolition des ensembles de logements sociaux ne fait pas partie des incontournables, les décisions seront prises en fonction de chaque contexte local.

Autre nouveauté, les conventions seront signées au niveau intercommunal, et s’inscrivent dans le nouveau contrat unique de la politique de la ville. L’ensemble de ces contrats de ville devant être signés au plus tard en juin 2015, ils contiendront des conventions de préfiguration pour le volet urbain, qui seront ensuite précisées par des conventions quartier par quartier. « En principe, les premières grues du PNRU 2 devraient rentrer en action en 2017, et l’argent sera débloqué le plus vite possible », espère Patrick Kanner, le ministre de la Ville.

Des changement s’annoncent aussi sur le contenu des conventions : la participation des habitants devra être mieux prise en compte, notamment au travers de maisons du projet qui devront être mises en place pour chaque site, et au travers d’un conseil citoyen.

Le volet développement économique et habitat privé devra aussi figurer – il a souvent été mal traité dans le premier programme, d’autant que la Foncière logement, qui devait assurer cette diversification de l’habitat, n’a pas pu tenir l’ensemble de ses engagements.

Plus de souplesse 

Quant à la méthode, Gilles Leproust attend « plus de fluidité dans la gestion des conventions, car les dossiers évoluent au fil du temps : il faut que les avenants soient moins lourds à conclure. Il faut aussi plus de souplesse sur les enveloppes financières : quand on démarre un projet trois ans après la signature de la convention, le budget a forcément changé ». Même souhait chez les professionnels de la politique de la ville : « Il faut plus de souplesse dans le suivi des conventions. Les revues de projets ne peuvent se limiter  à lister des taux d’intervention ou d’engagement, il faut pouvoir remettre les choses en perspective », explique Sylvie Rebière- Pouyade, présidente de l’Inter -réseaux des professionnels du développement social urbain.

« L’État a fixé les règles du jeu, mais il n’a pas parlé du projet de renouvellement urbain en soi. Maintenant tout reste à construire au niveau local, le partenariat avec le département, la région, la place des habitants,… Il va nous falloir un peu de temps pour élaborer une stratégie », avertit Sylvie Rebière-Pouyade.

Concrétiser les annonces

Reste effectivement à concrétiser tous les grands principes posés par la loi portée par l’ancien ministre de la Ville François Lamy : participation des habitants, humain et urbain réconciliés avec des équipes de professionnels transversales, et un contrat de ville unique, développement économique et insertion des habitants des quartiers rénovés… ce qui pose la question de l’ingénierie nécessaire pour mener ce nouveau programme national de renouvellement urbain. Bien financée par l’ANRU dans le premier programme, l’ingénierie le sera-t-elle  à la même hauteur dans le second volet ? D’autant que selon l’IR-DSU, certains territoires ont décroché en terme d’ingénierie et de capacité à produire un projet. La solidarité intercommunale pourra être l’une des réponses.

Enfin l’AMVBF et l’IR-DSU rappellent que les quartiers non retenus dans le cadre du NPNRU ne doivent pas être oubliés : les financements « extraordinaires » de ce programme ne doivent pas servir de prétexte à ce que les politiques de droit commun n’interviennent plus dans ces quartiers ciblés par la politique de la ville.

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Thèmes abordés Aménagement urbainLogementPolitique de la villeUrbanisme - aménagement

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  1. 1. abricot violet 17/12/2014, 11h00

    Contrairement à ce qu'indique l'article, des centres-villes (Grasse) et des copropriétés (petit bard à Montpellier) étaient déjà concernés dans le PNRU 1...

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