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  • «Une politique culturelle ne se résume pas à une équation budgétaire» – Laurent Grandguillaume

Culture

«Une politique culturelle ne se résume pas à une équation budgétaire» – Laurent Grandguillaume

Publié le 15/12/2014 • Par Hélène Girard • dans : France

Le député (PS) de Côte d’Or Laurent Grandguillaume organise, avec Madeleine Louarn, présidente du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac), un cycle de Rencontres parlementaires sur les politiques publiques des arts et de la culture, dont la Gazette est partenaire. La deuxième session de ce cycle se déroule le 17 décembre 2014 à l’Assemblée nationale.
Laurent Grandguillaume, © Jacques Revon

Laurent Grandguillaume

Après une première soirée, le 19 novembre, sur « les objectifs des politiques culturelles », les Rencontre parlementaires sur les politiques publiques des arts et de la culture se poursuivent le 17 décembre, à l’Assemblée nationale, pour évoquer « les acteurs des politiques culturelles » (1).
Le député (PS) de Côte d’Or, Laurent Grandguillaume, et la présidente du Syndeac, Madeleine Lournan, sont à l’origine de ce cycle de colloques.

A travers cette initiative, Laurent Grandguillaume entend promouvoir « un dialogue régulier » entre élus et acteurs culturels. Pourtant, comme il le précise lui-même, il n’est ni un spécialiste de ces questions, ni membre de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale (il siège à la commission des finances). Mais, il estime que les questions de politique culturelle sont transversales et relèvent du vivre ensemble.

Pourquoi organisez-vous ces rencontres ?

L’art et la culture ne doivent pas être le dernier chapitre d’une politique publique. Car il s’agit de la création, de l’esprit d’innovation, du vivre ensemble. Ce dont nous avons particulièrement besoin dans une période comme celle que nous vivons. Je ne suis pas spécialiste de ces sujets, ni membre de la commission des affaires culturelles, cependant, je pense que c’est une question cruciale. Il nous faut un débat permanent avec la société civile, pour se dire les choses, même lorsqu’il s’agit de critiques.

Qu’attendez-vous de ces rencontres ?

J’en attends d’abord quelques idées nouvelles sur les politiques culturelles et les relations entre associations et collectivités territoriales. Cette initiative fera peut-être naître d’autres lieux de débats et engagera ainsi une nouvelle dynamique dans les territoires.

Il faut que chacun puisse exprimer son malaise, ses attentes. De plus, nous ne pourrons progresser ensemble qu’en s’appuyant sur les expérimentations qui ont fait leurs preuves. L’enjeu, c’est de faire vivre l’espace démocratique. Prenons un exemple : quand une collectivité transforme des conventions en marchés, elle réduit l’espace démocratique, et s’engage sur la voie de la marchandisation. Je suis pourtant pour le marché.
Mais à partir du moment où l’on est dans le cadre d’une commande publique et d’une prestation, il y a, d’un côté, celui qui commande et, de l’autre, celui qui exécute. Pour moi, cela revient à remettre en cause la démocratie. Car les associations portent auprès des élus des projets imaginés par des citoyens qui s’expriment au sein de leurs espaces démocratiques.

Le débat entre élus, acteurs culturels et artistes s’est-il délité ces dernières années ?

Ce débat existe dans les territoires. Mais, trop souvent, l’échange se limite à une discussion sur le montant d’une subvention et le pourcentage du budget consacré à la culture. Or une politique culturelle ne se résume pas à une équation budgétaire. C’est une question de démocratie, d’initiative, de prise de risque. Les acteurs culturels ont toujours été dans une posture de proposition, de débat, même de confrontation parfois. Et c’est très bien ainsi.

La baisse des dotations contraint les collectivités territoriales à revoir leurs politiques. C’est compréhensible. Mais il faut se demander si on peut faire autrement, maîtriser les budgets, répartir différemment les crédits, coopérer, mutualiser, éviter peut-être de reconduire tous les ans 90% des subventions, car qui dit création dit aussi changement et prise en compte de ce qui est nouveau. Les logiques de coopération et de mutualisation ne sont pas assez développées dans les territoires.

Qu’avez-vous retenu de la première rencontre parlementaire ?

D’abord, j’ai perçu une forte attente des acteurs culturels pour un dialogue permanent. Certains ont peut-être cru que les choses allaient changer simplement parce qu’il y a eu un changement de majorité. Or il est nécessaire d’accompagner le changement. Il y a maintenant une prise de conscience de cette nécessité par les acteurs culturels, avec la volonté d’être présents dans le débat et force de proposition.

Autre constat : sur le terrain se manifeste un malaise à propos de certains projets qui sont abandonnés ou qui rencontrent des difficultés, parfois suffisamment lourdes pour remettre en cause leur existence. D’où l’urgence d’un dialogue régulier pour trouver des solutions ensemble.

Premières Rencontres parlementaires sur les politiques culturelles, 19 novembre 2014

Premières Rencontres parlementaires sur les politiques culturelles, 19 novembre 2014

Comment abordez-vous la réforme territoriale pour ce qui est des politiques culturelles ?

L’art et la culture doivent pouvoir être traités par l’ensemble des collectivités territoriales. Certains diront que cela fait un empilement d’interventions et qu’il existe de nombreux domaines organisés autour des chefs de file. Mais, de même qu’il y a une exception culturelle française, il faut une exception culturelle pour les collectivités.

Je plaide aussi pour que les services de l’Etat soient présents sur tout le territoire. L’Etat doit être un régulateur. Il peut y avoir plusieurs dispositifs mis en oeuvre par les collectivités, mais il faut aussi que l’Etat apporte son expertise et les accompagne. De même, il doit être en mesure de financer des projets d’intérêt national et être présent là où les collectivités sont défaillantes. Sinon, les citoyens sont frappés par l’injustice territoriale.

A mon sens, les Drac doivent donc être présentes sur l’ensemble des territoires, même dans les métropoles. En outre, je constate qu’il existe des territoires dans lesquels il n’y a pas suffisamment d’action culturelle : en milieu rural, mais aussi périurbain. Là, la présence de l’Etat est indispensable pour assurer la création, la diffusion et la participation citoyenne. Et je vois beaucoup d’associations qui se démènent dans ces territoires, mais elles peinent à trouver des financements et une reconnaissance de toutes les institutions.

Quelles sont selon vous les principales problématiques dans ces territoires ?

La question des déplacements pendulaires entre domicile et équipements – qui s’ajoute à celle des déplacements domicile-travail – est incontournable. Elle provient de la dissociation croissante entre zones d’activités et zones d’habitation. Beaucoup de citoyens, notamment dans les catégories populaires et les classes moyennes, rencontrent des difficultés d’accès aux équipements culturels. Car lorsqu’ils ont déduit de leurs revenus les coûts des déplacements domicile-travail et leurs dépenses contraintes, il ne leur reste plus grand chose pour les déplacements culturels. Il faudrait mener une réflexion sur ce sujet, car il s’agit d’une injustice territoriale.

Quel regard portez-vous sur les trente dernières années de politiques culturelles ?

Il y a eu beaucoup de progrès en termes d’offres, de tarification, de soutien au secteur associatif, d’actions périscolaires, de projets éducatifs locaux, d’éducation populaire, etc. En revanche, les inégalités territoriales se sont creusées. Car les grands équipements culturels se sont développés dans les centres urbains, qui sont de plus en plus éloignés des zones d’habitation. Cet étalement urbain ne s’est pas accompagné d’une offre culturelle dans ces secteurs périurbains. C’est un vrai problème. Cela contribue au développement d’un sentiment d’abandon et du vote protestataire.

Que pensez-vous de la revendication des régions pour une « compétence culturelle et partagée ».

Le débat sur cette question est lancé. L’idée d’une compétence partagée est une bonne chose. Tout comme celle d’une réflexion collective, par exemple sur tel ou tel territoire souffrant d’un manque de création artistique et de diffusion. Mais, je souhaite que chaque collectivité territoriale reste maîtresse de ses décisions en matière d’art et de culture.

Vous êtes membre de la commission des finances. Quelle place y fait-on à la culture ?

Les politiques culturelles y sont présentes, ne serait-ce qu’à travers le travail du rapporteur spécial pour le budget culture. Cela dit, je pense qu’elles pourraient prendre plus de place, et pas seulement dans la commission des finances, mais dans toutes les commissions, car il s’agit d’une question transversale, qu’il faut porter plus haut, plus fort et collectivement. Nous devons tous être acteurs de ce combat à notre niveau. Que l’on soit élu ou pas, acteur culturel, territorial, social, économique etc. Car il s’agit de la démocratie, et c’est ainsi qu’on fera reculer la force des préjugés.

Calendrier des rencontres interrégionales

Après les trois rencontres parlementaires organisées à l’Assemblée nationale, le Syndeac poursuivra sa démarche en 2015 avec 6 rencontres interrégionales.

  • 7 janvier, à Nantes, pour le Nord-Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Centre)
  • 20 janvier, à Nancy, pour le Nord-Est (Champagne-Ardenne, Lorraine, Alsace, Bourgogne, Franche-Comté)
  • 10 février, à Bordeaux, pour le Sud-Ouest (Poitou-Charentes, Limousin, Aquitaine)
  • 16 février, à Lille, pour le Nord (Nord-Pas-de-Calais, Picardie)
  • 17 février, à Toulouse ou Montpellier (2), pour le Sud-Ouest (Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon)
  • 10 mars, à Paris, pour l’Ile-de-France
  • 17 mars, à Caen, pour la Normandie (Haute et Basse Normandie)
  • 24 mars (3), à Avignon, pour le Sud-Est (Auvergne, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Corse)

Notes

Note 01 la troisième rencontre est prévue le 21 janvier 2015 sur « la fabrique des politiques culturelles Retour au texte

Note 02 décision à venir Retour au texte

Note 03 date à confirmer Retour au texte

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