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Ouverture des données publiques : gros progrès de la France selon l’Open Data Index de l’OKFN

Publié le 09/12/2014 • Par Sabine Blanc • dans : France

Au classement annuel de l’Open Knowledge Foundation (OKF), une association qui promeut les savoirs libres, la France a fait un bon de la 16ème à la 3ème place, sur une centaine de pays passés au crible. Les réticences de l’Insee et de Bercy lui font, néanmoins, louper la première marche.

Le père Noël est passé en avance cette année déposer son cadeau dans les souliers d’Etalab, la méritante mission en charge de l’ouverture des données publiques : il lui a apporté un podium dans l’Open Data Index 2014, un des principaux indicateurs sur l’état de l’open data dans le monde. La France est désormais 3ème, alors qu’elle était 16ème l’année dernière.

Les administrations d’une centaine de nations ont été évaluées selon dix jeux de données jugés clés : budget et dépenses de l’Etat, pollution, horaire de transports, etc. Seuls le Royaume-Uni et le Danemark brillent d’un vert plus intense sur la carte.

Le rapport Trojette sur les redevances sur les données publiques semble avoir eu l’effet escompté : donner des arguments d’autorité en théorie neutres, Cour des comptes oblige, pour lever les freins.
L’open data est aussi un sujet de plus en plus porté politiquement : présence de Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre, de Marylise Lebranchu et de Fleur Pellerin à l’inauguration de la V2 de data.gouv, circulaire prenant des airs de piqûre de rappel, récentes déclarations de François Hollande lors de la semaine du web social et solidaire (même si le Président a semblé manquer de… données sur le sujet), forte implication de Thierry Mandon, le secrétaire d’Etat en charge de la Simplification et de la Réforme de l’Etat, qui a fait de l’open data une des clés de sa stratégie sur le numérique, et dans une moindre mesure Axelle Lemaire, un peu en retrait sur ce dossier.

Tous ces facteurs contribuent à donner une assise à Etalab, au point d’en faire oublier ses effectifs somme toute modestes – 11 personnes et bientôt 4 data scientists composent ce service, incarné par un Henri Verdier hyper-actif au style plus coulant et diplomatique qui passe indéniablement mieux auprès de l’administration et de la communauté que son prédécesseur, Séverin Naudet.

Codes postaux et données de la loi

Cette avancée est liée à l’ouverture de nouveaux jeux de données, rappelle l’OKF France, l’antenne française de l’association : “les codes postaux et les données de la loi, même si une incertitude sur la licence de ces dernières persiste. Les données de la loi sont bien disponibles en licence ouverte, mais un décret impose de signer une convention avec la Direction de l’Information Légale et Administrative pour les réutiliser ce qui est contraire à la définition d’une donnée ouverte. Dans le domaine des transports, la SNCF ne publie toujours pas les horaires théoriques de ses TGV contrairement à tous ses autres trains. “

Bercy, dont on se rappelle que Thierry Mandon, avait qualifié sa DGFIP de “pire lobby de France”, et l’Insee sont les vilains petits canards qui font louper cette années la première marche, déplore l’OKF France :

Ainsi, dans un contexte de restrictions budgétaires, Bercy n’a toujours pas consenti à ouvrir les données détaillées des dépenses publiques.

Enfin, le maintien par l’INSEE d’une redevance sur le registre des entreprises (base SIRENE) nous apparaît de moins en moins défendable. En effet, alors que l’OCDE et nombre d’ONG considèrent la transparence des informations sur les entreprises comme un outil clé dans la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale, à laquelle le gouvernement s’est engagé, l’INSEE a décidé de continuer à faire payer l’accès à son registre. Il serait temps d’aligner la politique d’ouverture des données de l’INSEE sur les objectifs du gouvernement.

Pourtant, le communiqué de presse met l’accent sur l’implication des associations dans ce mouvement d’ouverture. Thierry Mandon s’est d’ailleurs rendu ce 9 décembre au matin à La Fonda, un réseau d’associations, pour communiquer sur cette annonce, et ne dit mot des fauteurs d’ouverture.


L’année dernière, alors que le classement était moins glorieux, Henri Verdier en avait limité la portée, en faisant le parallèle avec le classement de Shangaï pour les universités, et il le fait de nouveau cette année : “Nous ne surestimons pas ce classement, qui repose sur 10 jeux de données et ne rend pas compte de toutes les dimensions de l’open data, mais cette progression nous semble refléter les efforts consentis par de très nombreux acteurs depuis deux ans.”
Et de rappeler que le portail data.gouv compte “au total 13 827 jeux de données, issus de toutes les administrations et de la société civile, qui sont librement accessibles et réutilisables sur data.gouv.fr”, sans préciser leur inégale qualité.

Il souligne aussi que la donnée ne prend toute sa valeur que si elle est réutilisée, ce qui a poussé Etalab à faire de data.gouv V2 un site collaboratif mettant en valeur les réutilisations.

Effectivement, cette belle place ne rend pas compte des difficultés persistantes à faire entrer l’open data dans le logiciel de l’administration, aussi bien au niveau des données de l’Etat que des collectivités territoriales, sans compter tous les agents qui ne connaissent tout simplement pas ce terme : l’open data est une course d’acculturation de longue haleine.

(Précision : l’auteur de cet article est membre de l’OKF France mais n’a pas participé à l’Open Data Index)

 

 

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