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Fonction publique

Elections professionnelles dans la fonction publique : la CGT perd du terrain, FO et Unsa progressent

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Une relative stabilité des représentations syndicales dans la fonction publique territoriale, malgré une baisse de participation de 4,2 points par rapport à 2008, c’est ce qui transparait des résultats des élections professionnelles, annoncés mardi 9 décembre par Marylise Lebranchu, ministre de la fonction publique. En six ans, la répartition des voix entre organisations syndicales change peu. Si la CGT maintient sa première place dans la territoriale, elle a perdu, le 4 décembre, 3,5 points par rapport aux élections professionnelles de 2008, ce qui la fait passer sous la barre des 30 %.  

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Cet article fait partie du dossier

Elections professionnelles dans la fonction publique 2014 : tous les résultats, tous les enseignements

 

L’Unsa devant la FA-FPT

La CFDT et FO, dans un élan similaire, font légèrement mieux qu’aux dernières élections (+ 0,4 point pour la première, qui conserve sa seconde place, avec 22,3 % de représentativité ; + 0,3 % pour la seconde, qui reste troisième avec 17,7 % des suffrages exprimés).

Seule l’Union nationale des syndicats autonomes (Unsa)-territoriaux tire son épingle du jeu. En gagnant près de 2 points, cette organisation qui avait déposé 700 listes ravit la quatrième place à la Fédération autonome de la fonction publique territoriale (FA-FPT), avec laquelle elle a pris ses distances en 2002 et qui voit son influence passer de 6,8 % à 6,7 %.

La CFTC perd ses sièges au CCFP et au CSFPT

Si deux autres composantes minoritaires se renforcent légèrement, de 0,6 point pour Solidaires (à 3,5 %) et de 0,2 point pour la FSU (à 3,3 %), alors que la CGC se maintient à 1,4 %, c’est la CFTC qui pâtit le plus du scrutin du 4 décembre, passant de 4,7 % à 3,5 % des suffrages.

Cette chute de 1,2 point va lui faire perdre les sièges qu’elle avait conservés à titre transitoire au Conseil commun de la fonction publique (CCFP), au Conseil supérieur de la fonction publique de l’Etat (CSFPE) et au Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT). Et avec ses sièges, les moyens qui vont avec.

Si la CGC peut espérer conserver le sien au CSFPE, elle devrait perdre celui qu’elle a au Conseil commun, de même que la FA-FPT, tandis que l’Unsa et la FSU en gagneraient un dans cette instance où sont abordées les questions qui ont trait à deux ou aux trois versants de la fonction publique.
Conséquence de son repli, la CGT en perdra un elle aussi.

Un vote par correspondance jugé « délicat »

Laconique sur les résultats du scrutin, la ministre a rappelé, mardi 9 décembre, qu’elle espérait davantage en termes de participation. A propos du vote par correspondance, elle a estimé que ses modalités avaient pu être considérées comme délicates dans les petites communes.
« Est-ce la volonté de ne pas participer ou est-ce une difficulté liée au vote ? Il faudra analyser cela. Pour l’Etat, nous avons eu quelques retours sur la complexité du vote électronique », a reconnu la ministre, qui s’interroge sur le maintien d’un vote dématérialisé.

Dans la fonction publique hospitalière, où la participation se situerait à 50,1 % selon des résultats provisoires, la ministre n’a pas avancé d’explication à ce qui apparaît comme une faiblesse, déjà notée en 2011, où le taux de participation n’avait pas dépassé 51 %.

Invitation au dialogue

« Ce que je ressens en tant que ministre de la Fonction publique, c’est un climat de confiance entre les organisations syndicales et nous, tant sur les méthodes choisies pour faire de ce vote une réussite, que sur les négociations à venir. Ce qui nous attend, c’est la fameuse « PPCR » (NDLR : pour « parcours professionnels carrières et rémunérations »). Nous allons pouvoir parler de notre fonction publique de carrière et affiner tous les contenus de la négociation », a-t-elle lancé en guise d’invitation au dialogue aux représentants syndicaux nouvellement élus.

Les réactions syndicales

- CGT (communiqué) : Le syndicat « maintient sa première place dans la fonction publique », « malgré un recul ».
L’organisation « entend le signal donné par les électeurs et va redoubler ses efforts pour mieux porter les revendications des fonctionnaires et des agents non-titulaires ».

- CFDT : Le syndicat « conforte sa deuxième place » et se voit « renforcé » dans le paysage syndical. « Le vote CFDT confirme l’attente des agents de voir un syndicalisme réformiste les représenter ».

- FO (communiqué et Twitter) : « Première dans la fonction publique d’Etat, FO progresse partout. Les revendications pour le service public aussi ».
L’organisation revendique d’être la seule « qui, depuis l’origine, combat sans ambigüité la remise en cause du service public républicain découlant d’une politique d’austérité ».
Le numéro du syndicat Jean-Claude Mailly a aussi souligné sur Twitter que FO était la « seule des trois confédérations à progresser dans les trois fonctions publiques ».

- Unsa (communiqué) : « Les premières élections générales viennent de livrer un instantané de la représentativité dans toute la fonction publique. Avec une participation qui reste élevée, l’Unsa y fait une progression significative sur les trois versants ».
Ces résultats « sont un encouragement à poursuivre la voie d’un syndicalisme réformiste exigeant ».

- FSU (communiqué) : « Messages reçus », dit l’organisation, qui souligne qu’elle reste la deuxième force dans la fonction publique d’Etat « malgré une baisse du nombre de voix obtenues dans certains secteurs ».
« Force incontournable, la FSU tirera avec les personnels les enseignements de ces élections » où le taux de participation a été « bien trop faible. Car au final, c’est seulement un électeur sur 2 qui a voté ! »

- Solidaires (communiqué) : Le syndicat « renforce sa présence dans les trois versants » et « se félicite de son maintien qui valide un syndicalisme de lutte et de proximité ». La participation « doit nous interroger », dit l’organisation, pour laquelle « les difficultés et anomalies, liées aux votes électroniques dans quelques ministères, ne sauraient expliquer à elles seules ce désintérêt d’une partie des personnels de la fonction publique ».

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  1. 1. pas de vote faute d'enveloppe 10/12/2014, 16h54

    Le taux d’abstention est encore plus élevé qu'en 2008. Plusieurs raison à cela
    -Des votes par correspondance qui n'ont pas permis aux agents de voter car : manque une enveloppe, manque un bulletin... à croire que cela a été orchestré par l'administration.
    -des bulletins de votes sur une seule et même feuille à découper par l'agent...J'attends les élections de mars pour voir si nos chers élus seront deux sur la feuille et l'électeur devra découper. Cela entraine souvent des votes nuls je vois bien en mars l'UMP et le front national sur une feuille et sur autre le PS et les verts.
    -Enfin une campagne délétère de la part des journalistes et de l'administration contre la CGT et le secrétaire général Mr Le Paon.En effet il faut affaiblir le seul syndicat qui défend les travailleurs car les autres qui se disent "réformistes" sont bien souvent du même avis que l'administration.Le 04décembre France Info passait en boucle les Soucis de la CGT et les factures pharaoniques de Le Paon.
    Des élections mêmes syndicales devraient se passer avec interdiction aux radios et journaux de venir interférer au moins 15 jours avant.
    Enfin pour répondre en partie à Henri Tanson les syndicats ne font pas tout il faut aussi que les syndiqués suivent. En Allemagne tous les travailleurs sont syndiqués et se sont les syndicats qui parlent au nom des travailleurs à la table des négociations. Lors des comités techniques ou des CHSCT les élus politiques n'ouvrent pas la bouche et vote comme le président de la collectivité leur a demandé....que voulez faire , Ces élus là viennent chercher des jetons de présence point à la ligne.Le dialogue n'existe pas....donc vous avez raison les syndicats ne peuvent rien mais s'ils ont le malheur de vouloir faire lever la foule ils se font sanctionner sans raison. Être syndicaliste de nos jours c'est d'accepter de perdre l'évolution de sa carrière si vous restez intègre.

  2. 2. Robin Deslandes 10/12/2014, 09h47

    Bonjour,
    Le communiqué de Solidaires est surréaliste. Le fiasco complet de la Fédération SUD-CT est édifiant...Sur le plan local, les syndicats départementaux SUD-CT ont pronostiqué cette déroute il y a bien longtemps, faute d'une ligne claire de leur Fédération.

  3. 3. Henri Tanson 10/12/2014, 07h21

    54,9% de participation pour la Territoriale!
    C'est beaucoup quand même si on rapporte ce chiffre à la mauvaise image que donne les syndicats avec des affaires comme celle de M. le Paon et d'autres plus anciennes.
    Les Français fonctionnaires dans la Territoriale croient encore majoritairement dans l'utilité des syndicats...
    Moi, ça m'étonne. Je trouve que depuis longtemps les syndicats se désintéressent de l'état de la FPT et acceptent sans rechigner les blocages d'indices, les pertes de pouvoir d'achat, la disparaîtront progressive du Service public..
    À une époque, pour bien moins que cela, le pays serait en feu! Là, rien... Ça ronronne, alors que la situation du Service public n'a jamais été aussi catastrophique et l'avenir n'annonce rien de bien bon...
    J'accuse les Syndicats au minimum de passivité et de quelque chose qui ressemble à de la résignation. Je n'ai pas dit complicité.

  4. 4. Henri Tanson 10/12/2014, 07h08

    Bonjour.
    Il y a une information que je ne trouve pas, c'est le nombre "d'inscrits" et le nombre de votants pour que l'on ait une idée de la participation.
    Les pourcentages, ça donne juste une idée dont les syndicats se partage la chose mais ce n'est pas très significatif.
    Nous savons que le nombre d'agents syndiqués est assez faible; est-ce que le nombre des suffrages exprimés est largement supérieur au nombre des agents syndiquês?
    Merci.

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