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Edito

Les finances locales entre gris clair et gris foncé

Publié le • Par • dans : Billets finances

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8910127959_91d19f98d7_h © Flick cc by Broo_am (Andy B)

Le Congrès des maires a montré que chaque collectivité, confrontée à des situations plus ou moins particulières, cherche des solutions tactiques sans oser encore imaginer un vrai changement stratégique.

 

Chiffres-clés

6 millions d’euros : c’est la baisse de la DGF d’ici 2017 à Brive-la-Gaillarde (48 000 hab., Corrèze), soit "la contrevaleur de 20 points de pression fiscale", selon son maire Fréréric Soulier (UMP).

La réalité de finances locales n’est pas aussi noire que l’a dépeinte l’Association des maires de France lors de son congrès. La brutalité et la rapidité de l’effet de ciseaux sur les comptes des collectivités ne s’opèrent certes pas sous un arc-en-ciel resplendissant. Si l’on en croit les témoignages des participants au congrès, dont la plupart sont des élus de petites et moyennes communes, cette réalité serait plutôt, pour reprendre un chanteur bien connu, entre gris clair et gris foncé.

Ainsi certains édiles, comme Guy Marty, maire de Sainte-Terre (1 900 hab., Gironde), ne voient pas d’autres issues que de réduire leurs investissements. « On ne peut pas envisager de manière sereine les investissements que nous avions envisagés au cours de la campagne électorale », admet Emmanuel Delmotte, maire de Châteauneuf-Grasse (3 200 hab., Alpes-Maritimes).

Un raisonnement « au fil de l’eau » - D’autres comme Bruno Chapuis, maire de Genis (475 hab., Dordogne) espèrent poursuivre leurs engagements comme prévu en 2015. Pour l’ancien ministre Alain Richard, maire de Saint-Ouen-l’Aumône (23 800 hab., Val-d’Oise) l’impact en 2015 n’étant que de l’ordre de 0,5 à 0,8 % des recettes totales de fonctionnement, il sera capable « assez facilement » de maintenir en 2015 la même capacité d’autofinancement qu’en 2014.
Certains comme Gilles Beder, maire de Salins-les-Bains ( 2 800 hab., Jura) ont su trouver les ressources supplémentaires pour se donner un levier de « 20 à 24 millions d’investissements sur une douzaine d’années » en bénéficiant de la dotation Bourg-Centre.

Mais la plupart sont dans l’expectative comme Pierre Bruyère, maire de Poisy (6 900 hab., Haute-Savoie) qui a déjà lancé un plan pluriannuel d’investissement de 30 millions d’euros ou Daniel Degrima, maire de Mollkirch ( 1 000 hab., Bas-Rhin) qui a décidé de geler ses nouveaux investissements.

Ils ont majoritairement cette attitude car ils réfléchissent encore trop à une prospective « au fil de l’eau », qui ne peut plus avoir cours aujourd’hui. De plus, « les élus construisent leurs estimations ‘toutes choses égales par ailleurs’, en considérant qu’aucun autre levier ne peut être actionné en réaction à la baisse des recettes de fonctionnement et donc de l’épargne brute », analyse Christophe Michelet, consultant associé chez Partenaires finances locales.
Pour lui, il est temps de penser à des investissements moins gourmands, moins complexes et de parler de frugalité plutôt que de régime.

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