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Les cas de gale se multiplient chez les fonctionnaires territoriaux

Publié le • Par • dans : A la Une RH, France, Toute l'actu RH

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carte_cardiogramme_sante © Andrei - Fotolia.com

La gale est en recrudescence partout en France. Assistants sociaux, Atsem, éducateurs spécialisés, personnel d’entretien des locaux : de nombreux agents territoriaux y sont exposés et la contractent. C’est le constat dressé par les médecins du travail. Bien que cette maladie soit bénigne, elle suscite nombre de fantasmes. Mise au point.

 

Une épidémie dans les écoles du canton de Montereau (Seine-et-Marne) en juin, 20 cas identifiés dans une maison de retraite de Frontignan (Hérault) cet été, désinfection préventive des locaux de la police municipale de Dunkerque en février : pas de doute la gale est de retour et même, par endroits, bien installée.

Karine Amari, déléguée Force ouvrière dans les écoles de Marseille, peut en témoigner. « Je pense notamment à un groupe scolaire, où chaque année des cas sont enregistrés et ceci depuis 2012, confie-t-elle. L’an passé, un agent technique des cantines y a été contaminé et a dû être arrêté pendant dix jours. »

La gale est une infection bénigne mais très contagieuse, liée à la colonisation de la peau par un acarien parasite. Elle se transmet par les contacts physiques mais aussi indirectement par l’intermédiaire du linge et de la literie contaminées. L’incubation dure une à six semaines. L’infection se manifeste par des démangeaisons surtout nocturnes et l’apparition de plaques rouges et des croûtes notamment entre les doigts, les orteils et sur les organes génitaux. Ces lésions peuvent se surinfecter et faire le lit de l’impétigo.

45 % des cas ont moins de 20 ans - La proportion de diagnostics de gale établis par SOS Médecins a été multipliée par 3,5, passant de 4,4 pour 10 000 visites à 15,6, en Aquitaine, entre 2007 et 2011, révèle une étude de l’Institut de veille sanitaire publiée en 2013. La tranche d’âge des « moins de 20 ans » représentait 45 % des cas. Sur cette période, les ventes de traitement anti-gale dits « scabicides » ont été multipliées par 3,2.

« La maladie est en nette recrudescence, confirme Florence Carruel, présidente de l’Association nationale de médecine préventive des personnels territoriaux (ANMPPT). L’an dernier, quatre Atsem ont été contaminées suite à des épidémies qui ont touché trois établissements scolaires situés dans des quartiers défavorisés, à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). »

Les Atsem ne sont pas les seules à être exposées. « J’ai suivi une assistante sociale du conseil général qui a contracté cette infection probablement lors d’une visite au domicile d’une famille, témoigne Anne Massonnet, médecin coordonnateur du service « santé professionnelle des agents territoriaux » du CDG de Mayenne. J’ai récemment été contactée également par une secrétaire d’un point d’accueil « solidarité » du département. Je ne vois pas comment elle a pu l’attraper. Certes, ce service reçoit des personnes précaires mais il n’y a pas de contact direct avec les usagers. »

Coût dissuasif - Le coût dissuasif des produits nécessaires à la désinfection des logements favoriserait la multiplication des cas. « Mis à part les comprimés de Stromectol, traitement oral, aucun produit à usage externe n’est remboursé par la Sécurité sociale, regrette le Dr Massonnet. Or, lorsqu’un cas de gale survient dans une famille, cela coûte 75 euros de traiter la personne et de protéger ses proches. »

La gale a beau être une maladie bénigne, elle suscite nombre de fantasmes. « Il faut avoir le souci de la discrétion et rester vigilant afin d’éviter les rumeurs et les psychoses », met en garde l’agence régionale de santé d’Aquitaine. « C’est encore une maladie un peu honteuse, observe le Dr Florence Carruel. Les agents infectés le vivent très mal, car ils redoutent de la rapporter chez eux. Certains ont contaminé leurs proches. »

Mesures simples de prévention - Toutefois, quelques mesures simples préviennent la contagion dans le cadre professionnel. « Il faut traiter le linge et la literie contaminés, se nettoyer régulièrement les mains, et utiliser des serviettes à usage unique », poursuit-elle.

Signalement - Enfin, il est essentiel que tous les cas de gale soient signalés aux agents susceptibles d’avoir été en contact avec le sujet infecté afin qu’ils consultent leur médecin traitant en cas de doute.

Que faire si vous êtes contaminé…

  • Suivre le traitement prescrit par le médecin traitant
  • Vaporiser un produit antiparasitaire sur le matelas, les mobiliers en tissu non déhoussable, les vêtements fragiles
  • Nettoyer la literie, les serviettes et les vêtements – lorsque c’est possible – à 60°C
  • Avertir son supérieur hiérarchique et le service « conditions de travail et relations sociales » pour établir une déclaration de maladie contractée en service.

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