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RÉFORME DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES

Un collectif de maires créé « Touche pas à ma commune »

Par A. l'AFP

Publié le 04/02/2010

dans : France

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4 commentaires

Un groupe de maires en fronde contre la réforme territoriale, à qui ils reprochent de "comporter de graves menaces" pour l'avenir des communes, a constitué un collectif "Touche pas à ma commune" et lancé une pétition auprès des élus locaux, ont-ils annoncé le 4 février 2010.

Les maires de France doivent se mobiliser massivement pour que soit ôté du projet en discussion tout ce qui a pour but inavoué de les faire disparaître, écrivent-ils dans un communiqué.

Si ce projet ne va pas aussi loin que les travaux préparatoires, qui prévoyaient l’évaporation pure et simple des communes dans des structures plus vastes, il contient toute une série de dispositions qui, de manière détournée, tendent au même résultat, estiment-ils.

Parmi celles-ci, ils citent : 

  • la réduction du poids des petites communes dans les groupements intercommunaux,
  • le court-circuitage des conseils municipaux dans l’élection des délégués communautaires,
  • le regroupement des communes existantes en communes nouvelles, même contre leur volonté.

« réduire nos petites communes à des lieux-dits »

Derrière ces dispositions, se profile clairement la volonté d’en finir avec l’institution communale telle que nous l’avons toujours connue, de réduire nos petites communes à des lieux-dits, affirment-ils.

Les communes sont le terreau de la démocratie française et un lieu privilégié du lien social, écrivent-ils, ajoutant:  s’il est normal qu’elles coopèrent, elles doivent néanmoins conserver leur personnalité et leur pleine autonomie.

 Le collectif « Touche pas à ma commune » est présidé par l’ancien préfet Roland Hureaux, ex maire-adjoint de Cahors.

La pétition « reçoit un excellent accueil », selon ses initiateurs.

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  1. jol

    06/02/2010, 09h53

    Dommage Al que vous mettiez tous les élus dans le même sac car beaucoup d'élus de petites et grandes communes ne le méritent pas. Je suis une adjointe d'une ville de 63000 habitants et en effet je perçois une indemnité de 900 euros. Mais pour répondre à la charge de ma fonction et surtout répondre à l' engagement que j'ai pris auprès de mes concitoyens, j'ai diminué mon temps de travail à 50% chez mon employeur privé, soit un salaire de 9OO euros. Bien d'autres élus de petites communes ne perçoivent aucune indemnité et donc je ne me plains pas. Mais j'attire votre attention sur le fait qu'à vouloir faire des économies de bout de chandelles sur les élus territoriaux, les français n'auront plus en face d'eux que des élus fonctionnaires ou à la retraite ou chef d'entreprise ou grand patron pouvant se libérer de toute contrainte professionnelle. Le nouveau poste de conseiller territorial me semble aller tout à fait dans ce sens, car comment couvrir tout un département et toute une région en ayant un travail et encore je ne parle pas de la charge de famille (enfants). Quelle représentation de la sociologie de la France voulons nous dans nos instances politiques territoriales ??? car je ne me fais aucune illusion sur la représentation au niveau national !!! Pensez vous que le gouvernement qui initie cette réforme des collectivités le fasse dans l'intérêt de celles-ci ou bien dans un souci d'économie en rapport avec les 139 milliards de déficit de l'état en 2009 contre 56 milliards en 2008 (sans compter le grand emprunt)!. REFLEXION...

  2. al

    18/02/2010, 09h25

    Bonjour
    mes propose n'étaient pas de blesser les élus, mais d'exprimer mon ras le bol de citoyen et de fonctionnaire territorial. Bien que petit salarié dans cette grande masse des agents de collectivités, je pense donner un point de vue très largement partager par mes collègues, chefs d'entreprises que je cotoie au quotidien.
    il y a certes un gouffre dans les "petits" élus communaux (et ce n'est pas péjoratif dans ma bouche) engagée sur le terrain au prix il est vrai d'une vie privée chahutée, et les élus nationaux.
    Ceci dit, il faudra m'expliquer une fois encore pourquoi la France et son système territorial émiétté est incapable de se réformer, avec, dès qu'une tentative de réforme est annoncée, une opposition partisane et systématique d'un groupe ou autre !!
    Quelle spécificité avons nous français, à part être d'indécrotables raleurs, pour conserver ce système en mille feuille , couteux et inefficace. Les Allemands, les Belges,qui sont fusionnés des communes et des territoires sont -ils inconscients? Leur pays va t-il à la catastrophe? Les citoyens de ces pays sont-ils moins bien représentés? Pas sur...
    Vous qui êtes élu local, vous connaissez mieux que moi l'invraisemblable mécano qui doit être mis en place, pour le moindre projet d'investissement: il faut négocier avec le maire , la comcom ou l'agglo, le département, la Rgéion pour avoir des financements croisés. Chacun avance avec sa logique, son mode de financement et d'intervention.
    Je travaille dans une interco de 90 000 habt et dans le développement économique. Mon devoir de réserve m'oblige à ne pas tout dire, mais ici, comme dans tant de collectivités, des montagnes de gaspillages, en termes financiers, de temps, humains sont en cours.
    L'interco, vue comme une économie d'échelle, une mutualisation des moyens, est une vaste fumisterie. Combien de projets sont réellement intercommunaux? On revient systématiquement à cette notion de commune, au combien rassurante pour les citoyens non informés, au combien payante électoralement pour beaucoup d'élus.
    Alors certes la mondialisation, pour répondre à Dominique, fait peur. Jamais le monde n'a été aussi ouvert, aussi facile d'accès. Jamais non plus, les citoyens n'on eu aussi peur du voisin, de l'étrangé, du chinois ou du roumain qui lui prend son emploi, mais lui permet, grâce à des salaires de misère et donc des couts de production très bas, de s'acheter le dernier GPS, le dernier écran plat, le net book ou de changer de vêtements facilement et à moindre coût.
    Notre démocratie est malade de la non informatisation du citoyen, à qui on explique bien peu de choses sur le fonctionnement réel de nos collectivités, du manque incroyable de courage de la part de nos édiles locaux et nationaux.Allez, soyons justes: il existe tt de meme une poignée de visionnaires, de grands serviteurs de cause publique. Mais très honnetement, ces derniers sont si rares.
    Mes propos ne se veulent pas un réquisitoire contre les élus (quoi que parfois...), mais juste l'écho d'un ras le bol et d'un désespoir: nous avons en France tant de richesses, de bonnes volontés localement pour faire de ce pays une vraie démocratie, un pays d'ouverture dans lequel tout est possible.

  3. dominique

    05/02/2010, 11h21

    c'est aussi oublier que les élus sont le plus souvent des bénévoles au services de leurs administrés et que le 7j/7 24h/24 ils connaissent. c'est ignorer que la proximité est une des variables d'ajustement à la mondialisation et à son inhumanité. alors moi qui suis fonctionnaire, je leur dis merci et bravo ! continuez tant que vous le pouvez !

  4. al

    04/02/2010, 22h30

    Ah nos chers élus communaux ! Toujours prompts à batailler pour défendre leurs précarrés, sous couvert de démocratie locale !
    Nous sommes en Europe les seuls incapables de mener des réformes de fonds et réellement utiles. L'élu français a-t-il dans ses gênes l'immobilisme ?
    A l'heure où les finances publiques agonisent, où l'on parle des fonctionnaires comme une variable d'ajustement et d'un coût pour la République (c'est vrai qu'i ly a de quoi faire un vrai ménage, je sais de quoi je parle, je suis fonctionnaire!!), pourrait-on vraiment et sereinement parler du coût de la démocratie, de ces élus qui bloquent tout changement, cumulent les mandats et les indemnités, au prétexte de défendre la démocratie et l'échelon local et national. Là aussi, une fois de plus, il semble que la France ne soit pas capable d'évoluer et d'être gourvernée par moins d'élus...

    Tout cela pour dire que ce collectif est la preuve la plus assourdissante de l'incurie de la classe politique à se remettre en question, à évoluer, à participer à l'effort collectif qui nous est demandé pour réformer la France. N'oublions pas que nos élus sont les premiers fonctionnaires de France. Ils ont une facheuse tendance à l'oublier.

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