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Algues vertes : 70 ha de prairie passent en terres d’épandage des lisiers
Stéphanie Stoll | Actualité Club Techni.Cités | Régions | Publié le 18/11/2014 | Mis à jour le 25/11/2014

Dans le bassin versant de la Lieue de Grève (Côtes-d’Armor), 70 hectares de prairies vont passer en culture céréalières et en terres d’épandage des lisiers à la faveur du départ en retraite d’un éleveur laitier. Faute d’outils existants, Lannion Trégor Communauté n’a pu empêcher cette transaction qui fragilise le plan de lutte contre les algues vertes.

« C’est un exemple catastrophique par rapport aux agriculteurs qui font des efforts pour changer leurs pratique et lutter contre les algues vertes, » regrette Jean-Claude Lamandé, vice-président de Lannion Trégor Communauté chargé de l’environnement. Bien avant que soit lancé le plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes [1], en février 2010, la collectivité avait identifié les cultures herbagères, destinées aux élevages laitiers, comme l’un des piliers de la politique de reconquête de la qualité des eaux.

Comme la plupart des agriculteurs du bassin versant de la Lieue de Grève [2], la ferme de Maudez à Plestin s’était engagée à faire passer 70% de sa surface agricole utile en surface herbagée. Mais en prévision de son départ à la retraite, l’agriculteur s’est associé avec un éleveur de volailles qui récupérera ses terres, sans que la Safer [3] ni aucune autorité publique ne puisse intervenir. Le syndicat de bassin versant aurait souhaité faire intervenir la Safer ou l’établissement public foncier régional [4] et permettre l’installation d’un jeune agriculteur en élevage laitier.

« On ne maîtrise plus rien » – « En octobre, nous avons rencontré le préfet, rapporte Jean-Claude Lamandé. Nous demandons à mieux connaître l’évolution des départs en retraite des agriculteurs et nous voulons des dérogations sur les bassins versants sensibles afin que les échanges de terre passent par des structures habilitées. Sinon, on ne maîtrise plus rien, ce n’est pas normal quand on voit l’argent et l’énergie engagés dans ce plan ! »

Mission interministérielle d’évaluation – Dirigée par Pierre Rathouis [5], la mission interministérielle d’évaluation du plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes a commencé ses auditions. Le 13 novembre à Rennes, elle a rencontré les délégués de l’association Eaux et rivières qui a fait part de ses critiques, notamment des « incohérences » de l’accompagnement foncier [6].

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