Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Témoignages d’agents victimes de discrimination

Publié le 01/02/2010 • Par Isabelle Verbaere • dans : Dossiers d'actualité

Comme dans le privé, il est très mal vu, dans les collectivités, de protester contre une situation discriminatoire. La situation devient encore plus compliquée quand l'agent décide de la faire cesser. Nous avons pu recueillir le témoignage de deux agents territoriaux, qui racontent le calvaire qu'elles ont vécu, s'étalant sur plusieurs mois. Preuve que le sujet est extrêmement sensible, nous avons dû leur garantir l'anonymat.

«Mon employeur m’a écrit que j’étais physiquement inapte pour le poste »,

Béatrice * 36 ans, éducatrice spécialisée, discriminée en raison de sa grossesse.

Je me croyais protégée de ce genre de dérive, en travaillant dans le social et à fortiori dans une maison de l’enfance. J’avais tort.
Je suis éducatrice spécialisée. J’ai été recrutée le 1 er janvier 2005, pour travailler au foyer de l’enfance du conseil général. Je n’étais pas titulaire. J’ai cumulé neuf missions en un an et demi. Je suis tombée enceinte en mars 2007, mon contrat se prolongeait jusqu’au 31 août. Mon employeur n’avait aucune raison de ne pas le renouveler car les besoins étaient toujours là, le nombre de jeunes accueillis au foyer n’avait pas diminué.
J’ai rapidement bénéficié d’un arrêt maladie, car c’était une grossesse gémellaire. Je n’étais donc pas à mon poste lorsque mon contrat est arrivé à terme. Sans me prévenir, mon employeur ne l’a pas renouvelé. Je n’ai toujours pas compris son choix. Qu’est-ce qui l’empêchait de me remplacer pendant mon congé maternité et de me reprendre après ?
Lorsqu’il m’a annoncé sa décision, il ne l’a pas motivé. J’ai envoyé plusieurs courriers pour avoir une explication. C’est alors qu’il a commis une grosse erreur : il m’a écrit que j’étais physiquement inapte pour ce poste.
Mon frère est juriste. Il savait qu’il est illégal de discriminer une femme enceinte. Il a contacté la Halde fin octobre 2007. J’ai eu un excellent contact avec la personne qui a pris en charge mon dossier tout le long de la procédure. Elle était très disponible. Nous avons eu plusieurs entretiens téléphoniques au cours desquels je lui ai exposé la situation. Elle a envoyé plusieurs courriers au conseil général qui n’a pas daigné répondre.
La Halde a statué le 28 avril 2008. Sa délibération spécifiait que mon employeur devait me proposer à nouveau du travail, ou à défaut, me verser une indemnité au vu des préjudices matériels et moraux subis. Il n’a répondu qu’un mois plus tard, en me proposant un remplacement de quatre mois, pendant les congés d’été. Il était pour moi hors de question que j’accepte à nouveau un contrat précaire. J’ai été reçu par la direction qui m’a proposé de m’inscrire à un concours de titularisation organisé en juillet 2008. Je me suis présentée. Mais les personnes qui constituaient le jury sont celles auxquelles j’ai été confrontée lors du litige. L’entretien était joué d’avance. Je n’ai pas été titularisée. J’ai continué à envoyer des courriers, en vain. Alors j’ai menacé mon employeur de contacter la presse. C’est là qu’il m’a proposé de signer un protocole dans lequel je m’engageais à ne pas diffuser cette affaire moyennant 8000 euros. J’ai hésité, mais j’étais lasse de me battre. Aujourd’hui je regrette d’avoir accepté, car ce que je souhaitais ce n’étais pas de l’argent mais du travail. Je n’en ai pas retrouvé car en m’opposant au conseil général, je n’ai pas beaucoup d’opportunités dans le département. Donc, pour l’instant, je m’occupe de mes filles. Elles ont deux ans.
J’ai mal vécu cette discrimination, d’autant plus que j’étais enceinte de jumeaux. En fait mon employeur m’a cassée.

« Mes collègues masculins bénéficiaient de taux d’indemnités bien plus élevés que moi »,

Simone *, 56 ans, directrice de services, attachée principale, discriminée en raison de son sexe.

Du jour où j’ai saisi la Halde, je suis devenue pestiférée. J’ai subi des tentatives d’intimidation, on a sali ma réputation. Lorsque ma hiérarchie est allée trop loin, je l’ai menacée de porter plainte pour harcèlement devant la police. Ultimatum qui a été efficace. Je n’ai trouvé aucun soutien au sein de ma collectivité, pas même auprès des syndicats. Je me suis battue seule, pendant pratiquement 4 ans.
J’occupe un poste de direction dans cette commune depuis plus de 10 ans. J’ai passé, en 2004, l’examen professionnel d’attaché principal. J’étais le seul agent de la collectivité à l’avoir réussi et pourtant, je n’ai pas été nommée, contrairement à un collègue masculin qui a bénéficié d’une promotion interne. Je suis juriste et je sais que cette pratique n’est pas illégale. J’ai eu recours à la Halde en 2006, pour un autre motif. Mes collègues masculins, à poste équivalent, dont certains avaient des responsabilités moindres, bénéficiaient de taux d’indemnités, bien plus élevés que moi. Par exemple, mon coefficient d’indemnité forfaitaire pour travaux supplémentaires (IFTS) s’élevait à 3, le leur à 7. Cela faisait une grosse différence de salaire.
Je n’ai pas attaqué de gaîté de cœur. Traîner son maire devant la Halde, c’était novateur. Mes élus ne connaissaient pas cette institution. Les fonctionnaires ont plutôt recours au tribunal administratif. Mais je ne supportais plus cette discrimination, d’autant plus que je suis présidente d’un Centre d’information sur le droit des femmes et des familles. L’association reçoit des personnes qui sont discriminées en permanence. J’estimais donc que je ne devais pas me laisser faire. Mais ce combat a été difficile.
J’ai donc saisi la Halde par courrier. Je n’avais pas de preuve de ce que j’avançais, mais je savais qu’elle avait autorité pour se procurer les documents nécessaires. Ce qu’elle a fait. Cet organisme est une structure primordiale dans le paysage juridique français, mais elle est lente à statuer. Il manque du personnel et celui-ci est submergé par les dossiers. Sans compter que, pour moi, il n’y avait pas péril en la demeure, je n’avais pas perdu mon emploi, j’avais mon salaire de cadre, je pense que je n’étais pas prioritaire. Mais quand une personne a pris en compte mon dossier, elle a été très efficace et la discrimination a été prouvée.
Une médiatrice a été mandatée par la Halde en 2008, pour trouver un arrangement, alors qu’une nouvelle municipalité avait été élue. Ce qui n’a pas été facile à gérer, car le nouveau conseil municipal ne comprenait pas pourquoi je voulais poursuivre la procédure. J’aurais préféré qu’elle se conclue avec l’ancien maire. C’est lui qui était coupable.
Toutefois, un accord a été trouvé rapidement. J’ai renoncé aux quatre ans d’indemnités pour lesquelles j’avais été lésée qui s’élevaient à 15 000 euros, pour être nommée attachée principale. De plus, je suis désormais rémunérée sur les mêmes bases que mes collègues masculins.

* les prénoms ont été changés.

6 Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Témoignages d’agents victimes de discrimination

Votre e-mail ne sera pas publié

MOMO

04/02/2010 10h59

Voici l’histoire de mon cas j’ai (à mon age) participé à la mutation des dessinateurs table aux dessinateurs CAO DAO. J’ai profondément adhéré si bien que je me suis formé SEUL à la 3D autocad ; on m’a demandé si je voulais faire des plans pour un autre service j’ai été ensuite muté sans mon consentement dans ce service (ce qui m’a occasionné des frais de transport supplémentaire sans compensation). Le projet pour lequel j’ai réalisé tous les plans mécaniques en 3D a obtenu le trophée performance du grand Lyon tous services confondus. J ai même auparavant vu ma note augmentée de 3 POINTS !!!! (augmentation d’une carrière presque). Et maintenant on supprime mon poste sous prétexte qu’il n’y a plus de plans à faire pendant qu’on envoie en formation dessin des personnes qui ne l’utiliseront certainement pas car ils sont égoutiers et chefs égoutiers.
VOICI COMMENT ON REMERCIE LES AGENTS DE LA FPT pendant que nos responsables se congratulent et eux obtiennent des avancements des félicitations et que moi qui ai réussi l’examen de contrôleur de travaux (2005) on me répond que l’on ne nomme plus personne et que de surcroit on a nommé sans avis de vacance un ingénieur et recruté un technicien, 2 agents de maitrise !!!!!!!
QUE FAUT IL FAIRE ???? EST CE CELA LA FPT ????

galéria

16/02/2010 02h02

J’ai contacté la Halde car j’étais harcelée par mon encadrement et ce, à la suite d’un arrêt de travail prolongé. La Halde, dans un premier temps, a contacté mon employeur et m’a proposé une médiation. Celle-ci a échoué et mon dossier a été clôturé par la Halde. Ce qui me choque encore aujourd’hui c’est que la Halde a fait sa conclusion sur la base des dires mensongers de mon employeur.

doremi

22/02/2010 07h59

oui c’est ça la FPT, que des Bla Bla,si tu y crois tu en creves ! meme les syndicats te disent « ta tête ne leur reviens pas tu ne gagneras pas,alors va-t-en »ils font tous ce qu’ils veulent, si tu veux y arriver alors tu fais comme eux : tu t’asseois sur tes convictions, tu fais de la lèche à tous ces pervers narcissiques,et tu gagnes!ils ont besoin de s’entendre dire qu’ils sont beau, à défaut d’être intelligent. C’est un sac de M… !

labonnepoire

16/03/2010 10h29

Bonjour
je suis egalement dans la fonction publique, et je confirme : y a juste a brossé le poil et la promo arrive.
Par contre certains pleurnichent pour avoir un grade supplémentaire, mais une fois fais, ils n’assume pas la responsabilité. je ne vais pas raconter mon histoire de discrimination, c’est trop long.
Ce que je sais, c’est que ceux qui bosse pas, ont leur déballe le tapis rouge, au détriment des pauvres employés qui eux n’ont rien, et passent en plus pour des moins que rien en public.
Pourquoi l’éetat déclenche pas également un questionnaire personnel remis a chaque agent sur leur conditions de travail , relations, état de santé ou de fatigue. Regrouper par le medecin de travail ?.
Sa calmeraient je pense certains cheffaillons dans leur élans de cassage de personnel.
De plus le fameux travailler plus pour gagner plus, ça ne me dérange pas. le probleme c’est qu’il y a des communes qui refuse de l’appliquer.
Des agents ont besoin de gagner leurs vies, mais ils ne peuvent pas
faire des heures sup, et si ils en font ont ne leurs paie pas.
Ca aussi l’état doit le savoir.

Stéphanie

17/03/2010 09h51

J’ai postulé récemment pour un poste de juriste, au statut contractuel, au Conseil général des hauts de seine.
Résumé: un entretien délicat devant une Commission de recrutement qui a finalement retenu ma candidature, un test de personnalité puis 3 entretiens devant des DRH et la responsable des services juridiques. Tous m’ont fait part de l’avis favorable à mon recrutement, qui restait devoir être validé par le chef des services techniques du Conseil général, dont le DRH m’a annoncé le rendez-vous prochain.
Deux jours plus tard, un vendredi soir, un message du DRH, de 10 secondes, sur mon portable, m’informant qu »‘il était mis fin au processus de recrutement me concernant ».
Aucune explication ni motif ne m’a été donné à ce revirement brutal de situation.
Les DRH et services juridiques sont restés naturellement injoignables..

En bref, des méthodes de recrutement et des comportements indignes et que je croyais propres au secteur privé dans ce qu’il peut être de pire…

oso9

02/11/2010 12h12

c’est inadmissible que des gens soit discriminer je pense que les discriminateurs devraient être punis pas la loi est une loi devrait etre faite pour ces violences qui sont injustes car les personnes discriminer sont totalement innocent de leur annomalie
c’est injuste

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X