Gestion des déchets

La modernisation des centres de tri entrainera-t-elle l’éviction des collectivités ?

| Mis à jour le 13/07/2016
Par • Club : Club Techni.Cités

Bruno Torrubia

En langage « Ademe », on parle d’ « évolution majeure ». En langage courant, on n’est pas loin d’une révolution : le nombre de centres de tri et les emplois associés vont en gros être divisés par deux dans les quinze prochaines années. Les collectivités, à l’origine de l’outil de tri, n’entendent pas voir leur rôle minoré à l’occasion de cette mutation industrielle.

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Déchets : le tri des plastiques souples change la donne

Quelques kilos de films plastiques dépotés par la benne de collecte au centre de tri, et c’est toute la chaîne des opérations qui en est bouleversée… L’expérimentation sur « l’extension des consignes de tri », conduite depuis 2012 par Eco-Emballages avec 51 collectivités, a conforté l’intuition des professionnels : traiter les plastiques souples (films, barquettes, blisters, pots de yaourts …) en plus des emballages rigides (bouteilles et flacons), accueillis depuis les débuts de la collecte sélective en 1992, impose une profonde refonte de l’outil de tri.

Plastiques légers, lourds impacts – « L’expérimentation montre que, au plan du stockage, de la séparation des produits, de la qualité de la matière sortante, des conditions de travail, cela ne fonctionne pas avec le parc actuel. Ce qui est somme toute normal : les centres n’ont pas été conçus à l’origine pour traiter les plastiques souples, qui modifient significativement les caractéristiques de la matière entrante « , observe Sylvain Pasquier, référent à l’Ademe de l’«étude prospective sur la collecte et le tri des déchets d’emballages et de papier dans le service public de gestion des déchets » [PDF], publiée en mai 2014.

[Lire notre décryptage de cette étude]

« Bien que légers, les plastiques souples pèsent en termes d’impacts, car l’outil de tri dépend moins du poids que du volume entrant. A l’issue de l’expérimentation, seule une poignée de centres parvient à gérer correctement ces nouveaux flux, après une adaptation qui doit encore être poursuivie » explique Sylvain Pasquier.

Un parc divisé par 2 à 3 en quinze ans – Le tri de l’ensemble des emballages plastiques, dont le principe a été annoncé lors de la Conférence environnementale de septembre 2013, entraînera donc « une évolution majeure » du parc, annonce Sylvain Pasquier. Selon l’étude réalisée pour l’Ademe, « la maîtrise des coûts de tri nécessite la mise en place de capacités unitaires nettement à la hausse et donc une baisse significative du nombre de centres de tri. Le parc devrait ainsi passer de 237 aujourd’hui à un nombre compris entre 80 et 150 en 2030, selon les scénarios retenus. » Cette concentration ira de pair avec « une automatisation plus poussée » des opérations, faisant évoluer le métier « vers une mission de contrôle qualité, intervenant en entrée d’installation ou après un tri automatisé ».

En 2013, la capacité moyenne des centres de tri français était de 12 000 t par an, 84 % des tonnages étaient traités sur des unités de moins de 30 000 t/an et chaque site desservait en moyenne 250 000 habitants – soit une zone de chalandise deux fois moindre qu’en Espagne, où la densité de population est équivalente à celle de la France.

La division par deux du parc d’ici à 2030 va mécaniquement porter cette zone de chalandise à 500 000 habitants (soit un centre de tri de 30 000 t/an), cette moyenne recouvrant toutefois de grandes diversités de situation.

Répartition des tonnages triés par région en 2011

(France métropolitaine)

carte coloree

Des tonnages moyens tirés vers le haut – « Il n’y aura pas de standardisation sur une capacité unique, affirme Sylvain Pasquier. Il existera encore demain des centres de capacité inférieure à 15 000 t/an dans les zones peu peuplées : 40 départements, représentant 18 % de la population, compteront moins de 500 000 habitants en 2030. »

Le maintien d’unités de taille modeste ne fera pas obstacle à l’automatisation, qui ne s’avère compliquée qu’en dessous de 10 000 t/an, selon l’expert de l’Ademe. « La capacité des sites varie aujourd’hui de 2 000 à 45 000 t/an ; à terme, le minimum sera plutôt à 10 000 t/an et le maximum à 70 000 – 80 000 t/an. Il y aura un glissement vers le haut des capacités et donc, des zones de desserte des sites. Mais l’éventail restera large. » Au Syctom de l’agglomération parisienne, plus important syndicat de traitement du pays (84 communes, 5,7 millions d’hab.), les projets de centres de tri sont en deçà des fourchettes hautes de capacités envisagées par l’Ademe.

Sept centres de tri de très grande capacité en 2030 ?

L’étude prospective réalisée pour l’Ademe assure que  « des centres de tri de très grandes capacités (environ 140 kt pour le multi-matériaux, ce qui correspond à 2,5 millions d’habitants  ouverts) constituent une solution qui peut s’avérer intéressante économiquement avec un fonctionnement optimisé en 3 postes. » Mais de telles unités ne seraient pas pertinentes en zones peu denses. L’étude propose donc, sur la base d’une analyse de la répartition de la population française en 2030 (projections Insee), une carte d’implantation de ces centres de très grande capacité : «  »il serait possible de mettre en place 7 centres de tri de très grande capacité sur le territoire national. Ceux-ci trieraient environ 25 % du tonnage collecté séparément en 2030. »

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Des éco-organismes tentés de piloter le tri – Dès aujourd’hui, il s’agit de « ne pas adapter a minima mais d’entrer dans une logique de modernisation de l’outil de tri », préconise Sylvain Pasquier. Un discours souvent interprété comme disqualifiant pour les collectivités, qui n’auraient pas l’envergure financière ou l’aptitude technique pour mener un tel chantier. « Au travers de la pression pour l’automatisation et la hausse des capacités de traitement, on pressent que la décision risque d’échapper à l’élu local », appréhende Alain Rouault, président (PC) du Sitom93.
D’ailleurs, « Eco-Emballages et EcoFolio dissimulent à peine leur volonté de prendre la main sur les centres de tri », relève un expert du monde des déchets. La responsabilité élargie du producteur (Rep), aujourd’hui exercée par les éco-organismes sur un mode strictement financier (soutien à la collecte et au tri effectués par les collectivités), prendrait un tour opérationnel (prise en charge directe du tri industriel).

Tri sommaire ou intégral – Telle que la pose le Cercle national du recyclage(1), la question porte sur le niveau de préparation de la matière remise aux recycleurs que le service public local sera prêt à assumer. « Seuls les territoires d’au moins 500 000 habitants pourront investir dans un centre assurant un tri poussé, estime Sylvain Pasquier, à l’Ademe. Dès lors qu’existent des unités de petites capacités, il y a intérêt à effectuer le tri en deux étapes : un tri simplifié suivi du tri plus fin, en centre spécialisé, des diverses matières plastiques et fibreuses (papier et carton). Un tel schéma, inédit en Europe, introduit certes une rupture de charge mais le gain réalisé à la première étape permet de financer la suivante. Bref, le second schéma ne revient pas plus cher que le premier », assure l’ingénieur de l’Ademe.

La crainte d’une privatisation des bénéfices – C’est ce tri en deux temps qui laisse entrevoir une prise en main des éco-organismes sur les centres de tri spécialisés. « En livrant la matière pré-triée aux gros centres contrôlés par les éco-organismes, les collectivités verraient leur échapper les recettes de vente des matériaux, appelées à augmenter, souligne Jacques Révérault, président (sans étiquette) du syndicat charentais Calitom. Elles garderaient les opérations coûteuses et perdraient le maillon rentable. Ce serait encore le coup de la socialisation des pertes et de la privatisation des bénéfices ! »

Les mêmes réserves s’expriment en Seine-Saint-Denis : « Que restera-t-il aux collectivités ? Les déchets résiduels, les déchetteries et les dépôts sauvages, dont la gestion est très onéreuse, tandis que la partie noble et rentable du travail reviendrait aux acteurs privés », alerte Alain Rouault, au Sitom93. L’Ademe temporise : « Un tri simplifié signifie certes un moindre prix de reprise des matériaux pour les collectivités, lequel serait toutefois corrélé à un moindre coût de tri », nuance Sylvain Pasquier.

Des acteurs publics bien positionnés – A ce stade, rien n’indique toutefois que les collectivités soient hors-jeu. Le débat se tranchera lors du prochain agrément qu’accorderont les pouvoirs publics à Eco-Emballages et EcoFolio en 2017, rappelle-t-on à l’Ademe. Sachant que « l’on ne part pas d’une feuille blanche, souligne Nicolas Garnier, délégué général d’Amorce (association de collectivités et de professionnels) : le point de départ, c’est un parc majoritairement détenu par les collectivités, qui a permis d’atteindre un taux de recyclage des emballages de 67 %. Les élus locaux ont fait le job. Ils ne sont pas prêts à lâcher les centres qu’ils ont construits et pilotés, surtout quand les perspectives de vente des matériaux deviennent intéressantes. »
D’autant que l’investissement ne semble pas hors de portée. L’étude de l’Ademe le chiffre entre 1,2 et 1,8 milliard d’euros d’ici à 2030. Soit 80 à 120 M€ par an, à comparer aux 100 à 150 M€/an consacrés, ces dernières années, à la création, au renouvellement et à l’optimisation des sites.
« Il faut tordre le cou à l’idée selon laquelle les gros centres de tri de demain ne pourraient se faire sous maîtrise d’ouvrage publique, insiste Nicolas Garnier. L’intercommunalité et la mutualisation entre collectivités permettent déjà la gestion d’importants sites d’incinération et de stockage ou leur contrôle via des délégations de service public. Pourquoi ce topo ne s’appliquerait pas aux centres de tri ? » Pour Alain Rouault, du Sitom 93, « tant que la loi confie aux collectivités la responsabilité de la collecte et du traitement des déchets, celles-ci doivent maîtriser tous les leviers de commande ».

Regroupements impératifs – Pour ce faire, les collectivités doivent dès aujourd’hui « élargir leur zone de chalandise, facteur très important de baisse des coûts, recommande Sylvain Pasquier, à l’Ademe. La réflexion doit porter au-delà de leurs frontières administratives. En raisonnant à l’échelle d’un bassin de prospection agrandi, elles dégageront des solutions plus optimisées qu’en s’en tenant à leur stricte zone de compétence géographique. Des outils juridiques (société publique locale, entente intercommunale) permettent de mutualiser les gisements sans rien changer au plan institutionnel, il faut que les collectivités s’en emparent. »

L’Ademe conditionnera ses aides aux études à l’atteinte de tels seuils critiques. Dès lors que le process et les équipements approchent de leur durée d’amortissement comptable (soit après sept ans de fonctionnement), il convient d’envisager avec ses voisins le centre de tri du futur.

Collecte : cap vers l’harmonisation

Si le tri de l’ensemble des emballages en plastique ne va pas fondamentalement bouleverser la collecte sélective, l’arrivée dans le bac jaune des plastiques souples constitue néanmoins « le bon moment pour réfléchir à l’organisation du service », observe-t-on à l’Ademe. « L’expérimentation montre qu’il y a un véritable intérêt, à l’occasion de l’extension des consignes de tri, à réaliser tous les ajustements en même temps : schéma de collecte, règles de tri pour l’usager, fréquence de ramassage, dotation en bacs, souligne Sylvain Pasquier, au service « produits et efficacité matière » de l’Agence. L’usager est peut-être déstabilisé dans un premier temps, mais il se réapproprie ensuite le geste de tri, dans le cadre d’un service qui se rénove. »
Le projet de loi sur la transition énergétique prévoit une harmonisation, à l’échelle nationale, des modalités de collecte séparées des déchets d’emballages et de papier « à l’horizon 2025 » (art. 19 septies). Dans son étude prospective évoquée plus haut, l’Ademe s’attache à trois schémas de collecte, couvrant aujourd’hui 86 % des tonnages(2). Elle publiera, début 2016, des recommandations sur l’organisation de la collecte qui nourriront la réflexion territoriale.

 

Machines contre emplois peu qualifiés

Une chute de 50 à 80 % des effectifs d’ici à 2030 : c’est ce qu’anticipe l’étude de l’Ademe, annonçant une perte de 3 500 à 5 000 postes (sur 7 000 en 2011). L’automatisation s’assortit d’« une réduction des postes d’opérateurs de tri, que les emplois de techniciens supplémentaires ne suffisent pas à compenser », précise le document. « Même en l’absence d’extension des consignes de tri, il aurait fallu réduire le tri manuel pour préserver la santé des travailleurs, estime Sylvain Pasquier, à l’Ademe. On ne peut continuer à faire tourner les centres avec des armées d’opérateurs, qui développent des troubles musculo-squelettiques après quelques années de tri. »

Insertion professionnelle – Pas sûr que l’argument soit partagé par les gestionnaires de déchets. « L’ergonomie a beaucoup progressé sur les centres de tri, où l’accidentologie n’est pas plus marquée que dans l’activité de collecte, observe Nicolas Garnier, délégué général de l’association Amorce. En outre, certains élus assument pleinement l’idée d’un centre de tri n’atteignant pas la performance maximale mais présentant d’autres vertus. » Comme celle de fournir des postes peu qualifiés à un public en mal d’insertion professionnelle.

« On se casse la tête pour lutter contre le chômage et il faudrait, dans les centres de tri, diviser par deux les postes adaptés aux personnes éloignées de l’emploi ! » s’emporte Alain Rouault, président (PC) du Sitom 93. Gérard Miquel, président du Conseil national des déchets, déclarait il y a un an à la Gazette « préférer que des gens travaillent sur les chaînes de tri plutôt que de les remplacer par des machines … et de les retrouver au RSA ».

Le tri manuel, gage de qualité – Le président (PS) du Syded du Lot, qui a fait le choix de trier les plastiques souples il y a une vingtaine d’années, affichait aussi sa méfiance vis-à-vis « du discours dominant sur la nécessité d’automatiser : du fait d’une séparation amplement manuelle, les produits issus de nos sites sont de qualité, notamment les films plastiques. Il faut la main de l’homme pour sortir des matières premières secondaires bien triées et utilisables par l’industrie. »
Pour Alain Rouault, l’implantation et la taille des centres devront intégrer les politiques territoriales de développement économique et d’emploi. « Le prix de revient de la tonne triée ne saurait être l’unique critère de décision. »

 

Mode de gestion et niveau technologique actuels des centres de tri

Niveau technologique

Le niveau technologique du process de tri des centres est classé du type A au type G, ce dernier permettant entre autres une séparation automatique des résines plastiques et des sortes fibreuses.

En général, hors ligne de pré-tri manuel, les centres de tri disposent de :

  • 1 ligne de tri manuel pour les types A ;
  • 2 lignes de tri manuel pour les types B et C ;
  • 3 lignes de tri manuel pour les types D ;
  • 3 lignes de tri manuel (ou plus) pour les types E, F et G.

 

Références

Calendrier

  • La deuxième vague d’expérimentation du tri de tous les plastiques s’étalera sur les années 2015 et 2016 et concernera quelque 8 millions d’habitants.
  • La généralisation à l’ensemble du territoire se déroulera au tournant de la prochaine décennie, sur la période du prochain agrément d’Eco-Emballages et EcoFolio (2017-2022).
Dossier
Commentaires

3  |  réagir

31/07/2015 11h23 - Antigone2015

Mais pourquoi la France veut-elle toujours de plus grandes unités source de chômage ?
On a déjà la palme et largement suivant le graphique de la taille des unités et on parle en plus de méga centres de tri comme l’on veut nos mégas régions.
Sauf qu’ici la suppression d’emplois est réelle et que des bassins d’emplois se retrouvent en difficultés encore plus importantes. La modernisation doit garder un aspect social et le plein emploi, y compris pour les personnes peu qualifiées, doit rester un objectif primordial de politique publique.
Pour la petite histoire sachez que ces méga centres sont équipés de machines venant d’outre Rhin et que la pose se fait souvent par des salariés détachés c’est à dire avec le système social de leur pays d’origine. Cela permet une économie allant jusqu’à 30% sur les salaires. Quel bilan pour l’économie locale ? Regardez y à deux fois avant de prendre ce type de décisions.
Le développement durable a un pilier humain aussi ne l’oublie t on pas un peu ?

Je salue la décision du Syded du Lot.

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19/11/2014 03h55 - Vanmeulebroucke Guy

Bonjour(?),

Très bel article.Toutefois cela laisse un goût amer.Pour mémoire???,lors de la préparation du Grenelle1,dans le rapport du Conseil Économique et Social National,figurait me semble t-il,la remarque d’un syndicat représentatif qui écrivait : « Toutes les activités qui découlent de l’environnement ne doivent pas servir de prétexte à la création d’un sous-prolétariat et d’emplois salariés de seconde zone. »

Effectivement,dans beaucoup d’activités les techniques sont évolutives et les « emplois pérennes qualifiés »y ont toutes leurs places d’autant s’il s’agit d’un service public comme la gestion globale des « produits résiduels »qui se doit d’être efficient.Le DD local dans le domaine du 3RV est porteur de dizaines d’emplois pérennes qualifiés directs « en régie bien sur »et beaucoup plus avec les emplois induits et des activités annexes et connexes.

Toutefois,si divers ouvrages sont sous-équipés,obsolètes,voire inexistant et si la politique mise en œuvre relève d’une politique passéiste basée sur la notoriété politico-sociale, partisane,utopique et sans doute complaisante dans leurs choix rétrogrades des techniques et procédés,c’est la porte ouverte à l’immobilisme et aux abus de toutes sortes, contraire à l’intérêt de la collectivité toute entière en matière de développement économique , des administrés en général et en particulier « des usagers-contribuables-consommateurs (SERVICES+TAXES+REP) ».

Compte tenu de tout ceux qui reste à faire et à moderniser et d’une véritable politique à mettre en œuvre dans ce domaine qui est très large,il est difficile de croire que tous ces effectifs seront supprimés.

L’éco-conception des produits relève des équipementiers,des producteurs et des distributeurs, mais si,demander en amont aux administrés d’avoir un comportement écocitoyens,de payer à tous les niveaux sans contre-partie en voulant profiter pour certains en aval de l’argent public,comme d’autres le fond au passage d’ailleurs,il y a un pas qui sera difficile à franchir.

Heureusement que de nombreux élus conscients et responsables sont déjà critiques vis à vis de la gestion menée par certains éco-organismes et s’opposent d’autant plus à priori à leurs ambitions hégémoniques qui en fait « dépasseraient non seulement leurs compétences mais équivaudraient à un détournement légalisé de l’argent public au cas ou « . S’il appartient aux élus locaux de défendre l’intérêt collectif et d’agir dans le bon sens en la matière,les citoyens et associations ne manquerons certainement pas de réagir devant cet affairisme galopant aux détriments des contribuables et des économies locales !

« Les filets d’eau qui s’écoulent des rus,forment des fleuves tumultueux charriant les déchets de l’humanité qui,en bouillonnant dans le chaudron magique de l’environnement finissent par faire une soupe nauséabonde d’or et d’argent dont ce repaissent les chaudronniers! »

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19/11/2014 09h22 - Tanson Henri

Un bel article, approfondi. Mais…
Je ne vois pourtant rien qui aurait trait à l’évolution des Services Publics en France.
C’est dans l’air du temps de confier au secteur privé, tout ce qui peut intéresser un secteur économique concurrentiel. S’il y a de l’argent à gagner, ça intéresse la Finance.
Et si j’en crois ce qui est écrit dans les traités européens, c’est l’avenir qui nous est réservé (article 106 du TFUE).
Et si je relis la déclaration Schuman au sujet de la création européenne: l’Europe ne se fera pas en une fois…: l’application des traités se fait lentement mais sûrement.
De la même façon, tout est vendu au privé: le réseau TDF vendu aux américains…, l’aéroport de Toulouse-Blagnac devrait être vendu aux Chinois. Les barrages hydro-électriques… Il y a de l’argent à gagner? Alors, on doit tout passer au privé…!
Pourquoi cet article n’en dit pas un mot?
Ça fait pourtant quelques années (…) que ces traités ont été signés et qu’ils entrent en application, petit à petit… (Je pense aux professions réglementées…).
Il faudrait peut-être en prendre conscience, non?
Plus rien de ce qui est décidé en France ne l’est par les Français et leur gouvernement.

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